‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 458 sur 500 · VENUS AUREA. P · texte numérisé non relu

VENUS AUREA. P

Ayant cité par erreur la Venus rhomboïdes de la Zool. brit. pour cette coquille, nous demandons la permission de la reporter à la Venus virginea, et citer pour elle la figure à laquelle il est renvoyé; à sa place, la Tellina rugosa de Pennant ira joindre la V. aurea, dont le renvoi sera fixé ainsi : Tellina rugosa, n° 3%, tab. 57, fig. 34.

VENUS TRIANGULARIS.

Venus. Coquille forte, subtriangulaire, d’un blanc jaunâtre, avec quelques stries concentriques antérieures, lisse partout ailleurs ; umbo central. très-proéminent et incliné un peu d'un côté ; chacun d’eux penchant d'une manière à peu près égale et donnant à la région omboniale une disposition anguleuse ; il y a sous le crochet une dépression cordiforme lancéolée. Intérieur lisse; charnière très-forte en proportion, garnie d'une valve avec deux fortes dents, dont l'une va en arrière, parallèle à l'échancrure du cartilage, bifide ou divisée longitudinalement; l’autre esttriangulaire ; et près d’elle, et parallèle à la dépression cordiforme, se trouve une forte lamelle latérale, d'une forme semi-lunaire, la convexité en dedans ; une rainure profonde entre celle-ci et le bord ; l’autre valve possède trois dents, dont deux divergent, afin de recevoir entre elles la dent triangulaire de la valve opposée et une dent latérale qui se ferme entre celle-là et le tranchant marginal; les bords sont unis. Longueur, un demi-pouce; largeur, à peu près la même.

On trouva cette coquille très-rare sur la côte du Devonshire.

VENUS SPINIFERA.

Venus. Coquille blanche, jaunâtre, subovale, subtriangulaire, ciselée de nombreuses stries fines, concentriques, parallèles, équidistantes, élevées et un peu réfléchies, au nombre d'environ trente-six, au côté antérieur !. Sur le bord de l’échancrure du car-

1 On appelle communément ce côté l'extrémité antérieure, mais, certes, c’est p'us proprement le côté postérieur, car le tube, ou partie de laquelle l'animal reçoit la nourriture, est avancé à l’autre extrémité, ct, dans toutes les coquilles bivalves, il est le plus élevé dans le sable.

252 BIBLIOTHÈQUE CONCHY LIOLOGIQUE.

tilage, sur les deux valves, ces stries deviennent confluentes, se partageant en couples, et forment de courtes épines obtuses se réfléchissant en arrière; cette double rangée d’épines forme une cavité profonde pour le cartilage; umbo petit, à peu près central et tourné un peu d’un côté, au-dessous duquel est une forte dépression cordiforme lancéolée. Intérieur lisse, blanc ; charnière garnie d’une seule dent primaire dans une valve, et d’une petite cavité de chaque côté ; quand la coquille se ferme, cette valve recoit les deux dents de l’autre valve ; la première a aussi de chaque côté une lamelle latérale écartée qui ne se trouve pas ou est obsolète dans la dernière; les bords sont unis. Longueur, un demi-pouce; largeur, plutôt davantage.

Cette nouvelle et intéressante espèce a quelque chose de la rare et précieuse coquille Venus dione, et en effet elle n’est pas très-différente de la figure donnée par Lister, mais les épines ne sont ni si remarquables, ni placées si loin de l'extrémité ; cette coquille manque aussi de la rangée intérieure d'épines de chaque côté, qu'on observe dans l’autre, et d’ailleurs diffère un peu par la charnière.

Elle ressemble beaucoup par la forme à la Venus striatula, mais elle est plus longue en proportion de sa largeur : quoi qu'il en soit, les stries concentriques sont plus fines et ressemblent plus à celles de la jeune Tellina radula.

Nous trouvâmes un exemplaire parfait de cette curieuse espèce dans un tas de sable apporté de la baie de Salcomb , et une seule valve, plus grande que l’exemplaire décrit ci-dessus.

CHAMA

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