MYA TRUNCATA
Mya TRUNCATA. Lin., syst., p. 1112. — Gmel., syst., p. 3217, 1. — Br. zool., t. 44, f. 44. — Turt., Linné, 1v, p. 174. — Pult., cat. Dorset., p. 27. — Don., br. Shells, xx, t. 92. — Lister, conch., t. 498, f. 269. — Id. ang., t. 5. f. 36. — Chem., conch., vi, t. A, f. 1-2.
CHAMA TRUNCATA. Da Costa, p. 233, t. 16, f. 1.
Mya. Coquille subovale, tronquée à la plus petite extrémité, qui est beaucoup plus bâillante que celle de l'Arenaria; elle est garnie de rides concentriques et couverte d’un épiderme jaune et rugueux débordant d'un demi-pouce ou davantage l'extrémité bäil-
lante, comme une membrane épaisse dans laquelle s'étend l'animal lui-même; les valves sont très-concaves et réfléchies à la plus petite extrémité ; de même que dans l'espèce précédente, la dent est très-large et droite. Intérieur blanc.
Les individus de cette espèce se trouvent à marée basse sur le gravier de quelques-unes de nos côtes; mais le plus souvent ils sont morts, et l'épiderme est enlevé : dans cet état ils sont à peu près blancs, ou nuancés de jaune. Cette espèce paraît s'étendre chez nous du sud au nord, puisqu'on la trouve aux Orcades : nous savons aussi qu'au Groënland elle sert de nourriture aux hommes et à certains animaux.
Nous avons pris cette coquille vivante sur la côte de Devonshire ; elle a deux pouces et demi de longueur, et sa largeur est de trois pouces et demi. Dans cet état l'épiderme de la coquille se joint au tube où proboscis de l'animal, et se transforme sur cette partie en une peau coriace, rude, épaisse, de couleur foncée, qui protége le corps de l'animal et se ride beaucoup en se contractant.
L'animal peut étendre ce tube à une distance de neuf ou dix pouces ; il a environ trois pouces lorsqu'il se contracte, mais il ne peut le faire rentrer dans la coquille.