MYA MARGARITIFERA
MYA MARGARITIFERA. Lin. syst., p. 1112. — Gmel., syst., p. 3219.— Br. zool., t. 43, f. 18. — Da Costa, p. 225, t. 15, f. 3. — Lister, conch., t. 149, 4. — Id. ang. app., t. 1, f. 1. — Shroet, Flusscon, t. 4, f. 1.— Chem., conch., vi, t. 4, f. 5. —
Turt., Linné, 1v, p. 176.
Mya. Coquille oblongue, ovale, épaisse, forte, un peu dentelée ou arquée au bord Opposé à la charnière ; couverte d’un épiderme noir, rude et excorié, surtout aux natèces, ct souvent perforé de petits trous arrondis. Intérieur d’un nacré verdètre : quelquefois bronze foncé partout, ou seulement par plaques sur les parties élevées ; car l'intérieur est souvent inégal et usé comme si l'animal repoussait constamment une partie de sa coquille, extérieurement et intérieurement. Dents fortes ; dans une valve une dent simple s'insérant dans une dent bifurquée de la valve opposée. Longueur, deux pouces et demi; largeur, cinq pouces.
Elle n'habite que les courants rapides, particulièrement ceux qui descendent des montagnes et les torrents. Elle est assez commune dans les parties du Nord et dans le pays de Galles ; elle se trouve aussi en quantité dans les rivières du Devonshire, qui prennent leur source dans les montagnes de Dartmoor, principalement l'Aun et l'Avon.
Cette espèce a été longtemps renommée comme produisant des perles d’une belle couleur et d'une grande dimension, aussi était-elle autrefois très-recherchée. On citait Conway comme possédant cette espèce, et Camden nous apprend que sir John Hawkin avait une patente pour la pêche de cette coquille dans la rivière d'frt, dans le Cumberland.