MUREX GRACILIS. P
Au moment où nous décrivimes cette coquille, nous n'en possédions qu’un seul exemplaire, et encore était-il un peu usé. Nous avons maintenant la satisfaction de dire que M. Bryer nous a favorisé depuis d'un exemplaire vivant, pris avec deux ou trois autres en pêchant dans la partie ouest de la baie de Portland. Celui-ci est plus grand, il a plus d'un pouce de longueur et treize côtes; l'ensemble delä coquille est d'un brun jaunâtre, excepté entre la jonction des spires où domine le brun tirant sur le pourpré, et une bande blanche autour du milieu de la circonvolution principale, commençant à l'angle supérieur de l'ouverture et se terminant vers le milieu de la lèvre externe; la même marque apparaît dans l'autre, mais presque effacée : la lèvre externe est aiguë au bord, épaissie au dos par une côte, et subcarénée en dedans. Ce murex extrêmement rare est l’une des plus belles espèces britanniques.
TROCHUS.
TROCHUS TENUIS. P. 449.
Trocuus PAPILLOSUS. Don., br. shells, 1V, &. 427.
TURBO
TURBO JUGOSUS.
Turso. Coquille subovale, ventrue, à quatre tours crénelés spiralement; le premier très-grand, occupant les trois quarts de la coquille : apex pas très-élevé, mais passablement pointu : ouverture suborbiculaire ; lèvre externe mince, subcarénée par les sillons ; lèvre interne large et lisse, imperforée.
Diamètre, environ trois huitièmes de pouce ; ordinairement aussi large qu'elle est haute.
Nous recümes d'un amateur de coquilles une espèce à laquelle s'applique cette description pour le T. obtusatus de Linné ; elle était de couleur jaune-orangé terne, et fut prise sur la côte de Porset.
M. Gibbs, qui, à notre instigation, à fait dernièrement des recherches sur la côte de Cornouailles, rapporta cinq de ces coquilles des rochers près de Saint-Ives.
Elles ressemblent sous tous les points, excepté par la couleur, à celle du Dorsetshire ; quelques-unes sont d'un pourpré foncé, avec des sillons blancs; d’autres verdàtres à l'extérieur, l'intérieur étant d'un brun un peu pourpré, ou chocolat ; il y à sur le tour principal dix ou onze sillons très-élevés, aigus, se réfléchissant un peu en haut ; il y en a trois où quatre sur le second tour, et parfois aussi sur le troisième, mais ce dernier est plus communément lisse et obsolète.
Parmi la variété de coquilles qui ont embarrassé les plus habiles testacéologistes, et qui, comme le T. littoreus et le T. rudis, diffèrent tellement aux diverses époques d'accroissement, qu'il n’est pas facile de les distinguer, cette coquille semble être la plus éloignée, sans les gradations qui pourraient la rapprocher de quelqu’une de ses congénères; mais ce n'est certainement pas le T'. obtusatus, qu'on décrit lisse, un peu arrondi, et très-obtus, coquille que, précédemment, nous avons cru être une variété du Turbo littoreus. Nous devons avouer néanmoins que, quoique nous ayons partagé en partie l'opinion de savants amis en donnant à cette coquille une place distincte, nous avons cependant encore le soupcon qu’on peut trouver sur quelques-unes de nos côtes des passages intermédiaires qui réuniraient cette coquille au T. littoreus, car les variétés de celle-ci, dans le premier âge, sont infinies.