HELIX
HELIX OCTANFRACTA. P. 174.
Dans la première partie de cet ouvrage nous avons cité pour cette coquille l'A. octona de la Zoologie Britannique, mais avec quelque doute : en effet, nous sommes presque portés à penser que la figure d’un exemplaire mutilé donnée dans cet ouvrage doit être renvoyée à l'octona de Linné, espèce que l'auteur a citée et sur laquelle il avait probablement été trompé comme beaucoup d'autres sur son origine anglaise.
La description de M. Pennant n'apprend malheureusement que peu de chose ou rien, et une figure mutilée n'éclaire pas davantage ; de sorte qu'il nous faut toujours rester dans l'incertitude à l'égard de ce qu'il a voulu dire : il semble en effet n'avoir eu connaissance d'aucun détail relatif à l'histoire naturelle de la coquille, comme originaire de ce pays, et en conséquence on nous pardonnera plus aisément nos doutes.
L'auteur a renvoyé pour sa coquille à une espèce microscopique de Gualtiert, tab. 6, fig. B, le Buccinum terrestre de cet ouvrage, espèce qui n'a pas la moindre ressemblance avec ce que les collecteurs considèrent généralement comme l'H. octona de Linné; et cependant Gmelin est tombé dans la même erreur en citant la même figure de Gualtier:, bien qu'ilne mentionne pas la coquille de Pennant.
Le Dr. Turton a suivi tout naturellement les erreurs de Gmelin, et a ajouté un renvoi à la coquille de Pennant, quoiqu'il ait omis le Buccinum acicula de Müller, que l’autre a cité par erreur.
L'H. octanfracta est, ainsi que nous l'avons dit auparavant, parfaitement distinct de ces coquilles, excepté de celle de la Zoologie Britannique, et peut-être une espèce entièrement nouvelle, puisque jusqu'à présent on ne l'a trouvée, croyons-nous, qu'en un seul endroit, dans le Cornouailles, comme on l’a remarqué dans la première partie.
Si c'est réellement une espèce nouvelle, le mérite de la découverte en revient à
M. Gibbs, dont les efforts et les observations sur les plus petites espèces ont enrichi cet ouvrage.
Lors d'une visite récente dans le voisinage du lieu où l'on a découvert cette coquille en 4798 , on fit des recherches actives afin de s'assurer si elle s’y était répandue; mais quoiqu’on ait examiné un grand nombre de coquilles de tous les âges dans la même eau bourbeuse, du côté de la grande route, sur le sommet de la montagne , on n'en put trouver une seule dans des localités analogues, soit contiguës, soit dans d'autres parties du pays. D'après cela, nous renouvelons notre cochlearium; la première colonie a manque, probablement, par la nature différente des eaux.