‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 475 sur 500 · MUREX ADVERSUS · texte numérisé non relu

MUREX ADVERSUS

TURBO RETICULATUS. Don., brit. shells, v, t. 159.

MurEx ADvERSUS. Linn. trans., vx, p. p. 154.

Cette coquille, qui existe dans le Boysian Cabinet sous le nom de M. adversus, n° 48, avec un renvoi au dessin de Walker, ôtera les ‘doutes que l'auteur des British shells pourrait avoir touchant le renvoi à cette coquille. On a pu désirer que le nom de Reticulatus ait été limité au Strombiformis reticulatus de Da Costa, notre Mureæx reticulatus, beaucoup plus commun et ainsi mieux nommé, mais qui a été omis dans l'ouvrage cilé.

Avant la publication des Testacea brilannica, feu notre estimable ami M. Bryer, de Weymouth, nous avait donné une grande variété subpellucide blanche de cette espèce, qu'il avait trouvée sur la côte, près de cette ville; mais n'ayant encore rencontré jusque-là que ce seul exemplaire et sachant qu'on en trouvait assez communément de cette couleur dans les envois de coquilles des Indes occidentales, nous n'avons pula donner comme réellement d'Angleterre : ces scrupules ont disparu, car M. Laskey en a trouvé au Lincolnshire.

MUREX TUBERCULARIS.

MUREX TUBERCULARIS. Linn., lrans., VIII, p. 450.

M. Laskey a trouvé une élégante variété subpellucide blanche de cette espèce près de Dunbar. Indépendamment du sens contraire des tours du AT. adversus, cette espèce a un caractère invariable. Elle a trois séries de tubercules d'égale grandeur sur chaque tour, tandis que le M. adversus à non-seulement la série du milieu beaucoup plus petite, mais encore les séries deviennent moins apparentes après quelques tours et se perdent tout à fait vers la moitié environ de la coquille ou sur le quinzième ou seizième tour : les autres n'ont plus que deux séries plus larges ; la ligne de séparation est aussi moins distincte dans cette dernière coquille que dans le Tubercularis.

MUREX BAMFFIUS.

MurEex BAMFFIUS. Don., brit. shells, v, t. 169, f. 2. — Linn., trans., vint, p. 149.

Nous trouvons dans les British shells un Murex portant ce nom avec les caractères spécifiques suivants : « coquille ventrue, blanche, ridée longitudinalement de plis aigus, » L'auteur dit qu’elle a été découverte sur la côte de Bamiffshire, en Écosse, et lui a été communiquée par la duchesse de Portland.

Nous sommes heureux d'ajouter à cela qu'elle n’est certainement pas rare sur quelques autres points de la côte d'Ecosse, et principalement sur celle du détroit de Forth, car nous en avons reçu plusieurs de nos amis les conchyliologistes MM. Boys et Laskey, qui les ont trouvées près de Dunbar. A l'aide de ces échantillons nous avons remarqué que les plus jeunes coquilles sont ordinairement d'un rouge brun avec des rides blanches: elles sont coniques et possèdent six tours ventrus terminés en un apex fin, et le canal est un peu ascendant ou penché vers un côté. Leur longueur ne dépasse pas en général un demi-pouce. A cet état de croissance, les rides sont très-minces et aiguës, et rarement au nombre de moins de vingt. Lorsque cette coquille avance en âge et se développe, elle devient blanche et ordinairement plus épaisse, et les stries ont perdu leur tranchant aigu.

Avant cette officieuse communication nous avions découvert cette espèce dans un voyage dans le Lincolnshire ; ainsi elle n'est certainement pas confinée sur les côtes du nord, mais il est fort probable qu'elle est répandue dans les parties nord-est du sud de l'Angleterre, où se trouvent des plages sablonneuses.

MUREX PROXIMUS. PI. xu, fig. 8.

Coquille épaisse, blanche, ayant six tours à fortes côtes, apex assez aigu ; ouverture ovale oblongue ; lèvre extérieure extraordinairement large et réfléchie; le canal est court, et s'étend un peu vers l'extrémité, Longueur, près d'un demi-pouce.

On peut facilement prendre cette coquille pour un spécimen de taille extraordinaire du Murex costatus, mais elle diffère matériellement de cette espèce dans le nombre des rides, puisqu'elle en a onze sur le corps ou le tour inférieur, tandis que le Costatus n'en à jamais plus de huit, et le plus souvent sept seulement, et celles-là sont plus larges.

M. Laskey à trouvé, cette espèce qui est extrêmement rare, sur les sables de Tyningbam, près de Dunbar.

TROCHUS.

TROCHUS STRIATUS.

Trocaus coxicus. Don., brit. shells, v, t. 455, f. 1.

Trocaus ERYTuROLEUCOS. Linn. trans., Nu, p. 156. — Pult., Hutch. Dorset., HAS 110:

Si l’auteur des British shells avait consulté le Trochus parvus de Da Costa, il eût

été convaincu que depuis longtemps cette coquille est connue comme une espèce anglaise.

TROCHUS CINEREUS.

TRocHUS CINEREUS. Don., brit. shells, &. 155, f. 4.— Linn. trans., vit, p. 152.

L'auteur des British shells à fait remarquer avec raison, à l'égard de cette coquille donnée dans l'origine comme indigène par Da Costa, que cet écrivain s’est trompé ; car, bien que ce dernier l'ait décrite comme une espèce commune, il ne l’a jamais rencontrée en Angleterre. M. Donovan nous fait connaître qu'il ne l’a introduite dans son ouvrage que parce qu’il possède le spécimen type qui a servi au dessin et à la description de Da Costa.

L'opinion générale paraît être que Da Costa se trompait surtout en disant qu'elle était commune, et il faudrait l'ôter du catalogue des Testacés d'Angleterre.

Cette espèce est un produit de la Méditerranée.

TURBO

TURBO CLATHRUS.

TURBO CLATHRUS. Linn. trans., vir, p. 170. — Pult., Hutch. Dorset, t. 15, FA.

Nous avons récemment rencontré cette coquille vivante; elleest de taille supérieure, et chaque spécimen plus ou moins veiné où mélangé de brun. L'opercule est coriace noir et strié en spirale.

L'animal est mélangé de blanc et de noir, avec une large trompe tubulaire qui peut se contracter comme les tentacules d'une limace ou d’un limacon communs: c'est la bouche; et cette trompe lui sert pour prendre l'eau et sa nourriture, qui probablement consiste principalement en animalcules. Les yeux sont petits et placés à la base des tentacules, en arrière et un peu élevés ; les tentacules sont minces, noirs ; le sustentaculum est blanc.

Lorsque l'on conserve cet animal plusieurs jours dans l’eau de mer, il décharge fréquemment une liqueur du plus beau pourpré. Cette circonstance était connue de Plancus, qui remarque que c'est une de ces coquil'es qui produit la pourpre, ce qui est aussi rapporté par Martini. Il est tout à croire que c’est une des espèces dont l'animal servait aux anciens pour leur couleur royale, quoique, selon Pline, les coquilles qui produisaient cette précieuse teinture fussent des Murex ou des Buccins, ou même ces deux espèces. « Teint avec le Murex de

Tyr» est une expression de Virgile, qui indique qu'on ne tirait la couleur que des coquilles de ce genre; mais nous devons rappeler qu'au temps de ces écrivains la conchyliologie était véritablement dans l'enfance, à peine systématisée ou formée de divisions, et il est alors possible que le Murex clathrus ait quelque droit au crédit attribué au célèbre Murex de Tyr. Il est beaucoup plus probable que la sécrétion de cet animal avait altiré l'attention et était recueillie comme teinture plutôt que celle du Buccinum lapillus, par la raison qu'il produit non-seulement le fluide spontanément et en plus grande quantité, mais encore parce que sa couleur primitive a cette richesse si brillamment décrite.

Le Murex brandaris, que Rondeletius appelle Mureæ purpura, passe généralement pour être un individu de cette espèce qui produit cette précieuse couleur dans la Méditerranée. Cette coquille, qu'on appelle en anglais Thorny snipes head, est figurée dans Chemnitz, vol. 40, tab. 160.

On suppose que ces vastes monceaux de coquilles trouvés, d'après les auteurs, aux environs de Tarente, étaient les restes de celles dont on tirait cette célèbre couleur, etils semblent indiquer que c'était un des endroits où on la préparait; mais comme c'est une espèce rare, nous ne nous trouvons pas suffisamment éclairé.

On dit que la pourpre de Tyr, qui semble avoir atteint la perfection au temps de Pline, le plus grand naturaliste de ce siècle, coûtait extrêmement cher: la double teinte de pourpre de Tyr coûtait 1,000 deniers romains la livre, équivalant à plus de trente livres sterling. C'était évidemment une couleur réservée aux empereurs et aux sénateurs : un prix si élevé ne peut surprendre si l'on considère combien est minime la quantité que fournit chaque animal.

La belle couleur de l'animal du Turbo clathrus étant peu connue, nous rendrons un compte rapide de quelques expériences auxquelles elle a été soumise. L'animal, ainsi qu'on l'a vu, a le pouvoir de rejeter cette couleur, mais on peut encore la recueillir lorsque l'animal est vivant ou mort en ouvrant la partie située derrière la tête.

Le suc colorant, extrait de cinq animaux et broyé avec quelques gouttes d'eau, couvrit une demi-feuille de papier d’une belle teinte pourprée.

Aucun alcali ni volatil ni fixe ne l’affecte essentiellement : les acides minéraux la changent en un vert bleuâtre ou vert de mer ; l’acide sulfurique lui donne une teinte tournant au bleu; les acides végétaux sont impuissants sur elle, puisque l'acide tar trique ne l’a pas modifiée le moins du monde.

Cette couleur fixée sur le papier était très-brillante et n'a pas changé pendant plusieurs mois, quoique exposée à l’action de l'air et du soleil; mais frappée pendant tout un été par les rayons du soleil à une fenêtre exposée au sud, elle avait presque disparu.

Un lavage à l’alcali rendait à cette couleur son état primitif, et on la changeait facilement de nouveau avec un acide minéral. Elle diffère en cela du suc du Buccinum lapillus qui est inaltérable, ainsi qu'on l’a vu plus haut.

Cette propriété diffère essentiellement de celle du Litmus, que le plus léger mélange de quelque acide que ce soit fait passer du bleu au rouge. Elle n’est pas comme les couleurs végétales en général, puisque l’alcali, qui change lès infusions de fleurs bleues ou pourprées en vert, est impuissant sur elle.

On recueille facilement la matière colorante avec l'alcool comme avec l'eau ; on peut la solidifier et en faire avec une petite partie de blanc une espèce de fard : il est à remarquer que la couleur de cette sécrétion n’est pas altérée par la putréfaction, puisque la première fois que nous avons fait des expériences la coquille était dans un état de décomposition très-avancée.

Quoique cette couleur ne résiste pas aux acides minéraux, et qu'aucun astringent

essayé jusqu'ici n'ait pu la fixer dans sa nuance primitive ou acquise, 1l est probable qu'à l'aide de procédés chimiques on pourrait trouver le moyen de lui donner une solidité égale à celle de la cochenille; mais cette matière colorante est bien préférable à la première, qui serait toujours excessivement chère.

Il est à remarquer que la cochenille (qui de prime abord lui ressemble dans la couleur, quoique n'étant pas aussi belle ) donne un brillant écarlate à l’aide d'une solution d'étain dans l'eau régale, tandis que cette couleur-ci en employant le même procédé devient d'un vert bleuàtre.

TURBO CLATHRATULUS.

Une occasion récente d'examiner beaucoup de ces coquilles et un jeune individu de l'espèce précédente nous a fait penser qu'elles sont réellement distinctes. Le Clathratulus n'excède jamais un demi-pouce et encore, y parvient-il très-rarement; dans tous nos échantillons le nombre des rides est de quinze à dix-sept; elles sont extrêmement minces et délicates. Le jeune Turbo clathrus de même grandeur n’est pas aussi mince et le nombre des rides dépasse rarement dix où onze ; parmi quinze échantillons parvenus à leur dernière taille et que nous avons examinés, nous n’en avons pas trouvé un seul chez lequel on puisse compter plus de douze rides. Il est possible cependant que pour des différences aussi petites on parvienne à trouver des échantillons intermédiaires ; mais lorsque, après avoir examiné un grand nombre de coquilles de mème grandeur dans les deux espèces, le caractère a paru jusqu'ici invariable, on peut en conclure avec raison qu'elles sont véritablement distinctes, mais très-voisines. Malheureusement nous n'avons jamais pu avoir cette coquille vivante et examiner l'animal.

Nous l'avons recue dernièrement des côtes d'Écosse.

TURBO ELEGANTISSIMUS.

TurBo aAcuTUuSs. Don., br. shells, v, t. 178, f. 3. HELIX ELEGANTISSIMA. Lin. trans., virr, p. 209.

TURBO BRYEREUS.

TurBo costTarus. Don., br. shells, v, t. ATS f. 3.

TurBo BRyEREUS. Lin. trans., p. 172, —Pult., Hutch. Dorset, t. 19, f. 7.

M. Donovan nous a affirmé que cette espèce, qu'il ne faut pas confondre avec la coquille décrite sous le nom de Costalus, avait été trouvée à Margate.

Nous l'avons aussi fait connaître comme production du nord, d’après M. Laskey qui l’a trouvée sur un banc de coquilles près de Dunbar.

TURBO CINGILLUS.

TurBo virratTus. Don., br. shells, v, t. 178, f. 1. TURBO ciNGILLUS. Lin. trans., vin, p. 165.

TURBO TRIDENS.

TURBO TRIDENS. Lin. trans., vint, p. 481. — Pult., Hutch. Dorset, t. 19, f. 42. Nous trouvons cette coquille dans le Boysian cabinet, qui ne contient uniquement que les espèces considérées comme anglaises; et dans les notes trouvées sur un

des dessins on lui donnait le nom de Quadridens, sans autre remarque; et jusqu'à ce que nous ayons trouvé la localité d'Angleterre qu'elle habite, nous pourrons penser que feu notre ami le docteur Pulteney s’est trompé en croyant qu'elle avait été trouvée sur les plantes aquatiques de la rivière de Slour. Les bords de cette rivière et les environs ont été explorés en vain par nous et par d’autres conchyliologistes.

M. Henry Boys ne croit pas qu'on ne l'ait trouvée qu'aux Sandwich, il penche plutôt à croire que les spécimens en la possession de son père avaient été donnés par le docteur Solander et ne provenaient pas du cabinet de la duchesse de Portland. C’est assez volontiers notre opinion, car le spécimen qui porte le nom de Quadridens écrit par le docteur Solander, et qui est maintenant la propriété de M. Laskey, a été acheté à la vente du cabinet de Portland !.

C’est avec plaisir cependant que nous assurons à nos lecteurs qu'on a découvert que cette coquille habitait l'Écosse, M. Laskey l'ayant touvée avec l'Helix lubrica dans Carline Park près de Leith.

TURBO MAMMILLATUS.

TurBo MAMMILLATUS. Don., br. shells, v, t. 173. — Lin., trans., vu, p. 166.

Cette espèce ayant été introduite dans le premier des deux ouvrages cités, nous avons été forcé de la décrire d’après l’auteur, n'ayant jamais été assez heureux pour la rencontrer.

Coquille imperforée, subovale; tours striés de petits points élevés, et rendus anguleux par un petit nombre de stries dont les points sont plus développés.

Voici les remarques qui accompagnent cette description :

Cette coquille remarquable a été introduite parmi les coquilles d'Angleterre du genre Turbo, sur l'autorité d’une note écrite de la main de Da Costa, et que nous avons trouvée dans la collection de ce conchyliologiste ; elle était attachée à l’un des spécimens figuré dans la planche annexée.

Il paraît, d’après cette note, que cette coquille a été recueillie sur les rochers à l’extrémité occidentale du Cornouailles, par M. Platt, et communiquée par lui à Da Costa.

La figure estenviron de la grandeur de l'Helix nemoralis, ou plutôt un peu moindre.

TURBO CRASSIOR.

Tur8o PAzuipus. Don., br. shells, v, t. 178, f. 4.

TurBo crASSIOR. Lin. (rans., VIT, p. 159.

M. Donovan décrit ainsi cette coquille : « un peu turriculée, pèle, tours très-légèrement bicarénés »; et il ajoute : « On la trouve sur la côte occidentale ; c'est une coquille d’apparence très-unie, de couleur tirant sur le brun et aplatie sur les tours de manière à former deux sillons minces en forme de spirale ou deux angles obtus, surtout au premier ou plus large tour.

Le dessin de cette coquille n’a rien en lui qui puisse la faire confondre avec le Pallidus des Testacea brilannica; mais nous croyons que ce peut être une variété du T’. crassior par sa taille, sa forme et sa couleur ; et comme l'apparence de stries peu nombreuses et peu élevées n’est pas chose extraordinaire dans cette coquille, il peut s’en rencontrer un échantillon qui n’en ait que deux.

Il faut remarquer que dans le Descriptive catalogue of British shelts, publié dans le vol, vu des Linncan transactions, ces deux coquilles ont été placées ensemble.

1 Le Quadridens de Muiler est une espèce tout à fait distincte, et nous ne pensons pas qu’on l’ait jamais trouvé dans ce pays.

TURBO MARGINATEUS.

Coquille subecylindrique, blanche, très-épaisse et obtuse à sa pointe, avec six tours ridés et finement striés en spirale; ouverture ovale ; la lèvre intérieure est épaisse; la, lèvre extérieure est extrêmement épaisse et arrondie par une ride placée à son sommet. Longueur, trois huitièmes de pouce; largeur, le quart de la longueur.

Cette espèce ressemble quelque peu au T, coniferus, mais elle est plus mince, les côtes sont régulièrement voütées au-dessus de chaque tour et ne finissent pas subitement au sommet comme dans cette dernière coquille.

Comme production de Guernesey, on ne pourrait guère la placer parmi les Testacés d'Angleterre; cependant des coquilles du même pays ont été récemment introduites dans un ouvrage semblable au nôtre. Les conchyliologistes pourront, selon qu'ils le jugeront convenable, les conserver ou les rejeter. |

Provient du cabinet de M. Laskey. Il en existe un autre spécimen qui a huit tours, trèslisses, mais dont l'apex est plus pointu.

TURBO DISJUNCTUS.

Coquille assez mince, blanche et très-unie, avec six tours remarquablement arrondis, divisés par une ligne de séparation large et profonde, dont le fond est plat ou un peu concave, et non anguleux comme dans la plupart des autres coquilles rappelant quelque peu la forme des tours séparés des moules de quelques espèces fossiles ; ouverture presque orbiculaire; la lèvre interne est réfléchie, et derrière elle se trouve un ombilic. Longueur, à peine un quart de pouce.

Du cabinet de M. Laskey qui l’a prise sur la côte d'Écosse.

TURBO SEMICOSTATUS.

Lin. trans., vi, p. 162.

Nous avons reçu de la côte d'Écosse une variété transparente et très-élégante de cette coquille.

TURBO INDISTINCTUS.

Jolie coquille subcylindrique, blanche, avec cinq ou six tours presque aplatis, mais: bien définis par la ligne de séparation ; elle a des stries fines et longitudinales légèrement et confusément ponctuées, ce qu'on ne peut observer qu'à l’aide d’une forte loupe ; cela la fait paraître cancellée, mais les stries fines et transversales sont limitées aux sillons et ne traversent pas les rides ; l’apex est obtus, l'ouverture subovale; lèvre interne, polie et un peu étendue sur la columelle. Longueur, un dixième de pouce; largeur, un tiers de la longueur.

Cette espèce a quelque peu l'aspect du T. énterstinctus, mais les rides ou stries longitudinales sont plus fines ; elle est aussi dépourvue de la dent que l’on observe dans cette coquille et se distingue facilement à l’aide du microscope par son apparence treillissée.

Trouvée dans le Boysian cabinet.

TURBO INSCULPTUS.

Coquille subpellucide, blanche et- pyramidale avec cinq ou six tours: un peu--con-

vexes, avec des stries fines et régulières en spirale; apex à pointe obtuse, ouverture subovale ; la lèvre interne a un repli étroit qui forme un subombilic et est garnie d’une petite dent.

Il ne faut pas confondre cette coquille rare de la côte du Devon avec le T. semistriatus, qui est beaucoup plus large en proportion et dépourvu de dent.

TURBO BIDERNS.

TurBo NiGricans. Lin., trans., vit, p. 480.— Pull., hutch. Dorset, t. 49, f. 40.

Rien n'a autant causé d'embarras en conchyliologie que la confusion de quelques Turbos hétérostrophes. Lorsque nous considérons le degré de ressemblance qui existe dans leur forme, outre que leurs spires tournent dans le sens contraire à celui de la plupart des coquilles, nous cessons de nous étonner de ce qu’elles aient pu être confondues par ceux qui ne se livrent pas sérieusement à leur examen. l

La détermination des deux coquilles renversées décrites par Linné sous les noms de Bidens et Perversus, a tant fait naître d'opinions diverses que c’est à peine si l’on peut trouver deux écrivains d'accord sur ce sujet, chacun rapportant à l'une ou à l’autre de ces coquilles de Linné les espèces renversées qu'il rencontre.

Les auteurs du Descriptive catalogue of british Testacea paraissent avoir découvert dans le cabinet du docteur Pulteney une coquille qui semble s'accorder mieux qu'aucune autre avec la description qu'a faite Linné du Bidens, étant également polie et subcrénelée seulement sur les sutures; et les notes du docteur nous apprennent que c’est une coquille du Dorsetshire, Mais quel que puisse être le vrai Bidens de Linné (on en a donné un dessin dans les Transactions of the Linnean society, vol. vit, tab. 5, fig. 3), nous sommes très-volontiers de l'opinion que le docteur se trompait en pensant qu'il était d'Angleterre ; il est très-probable que cette note avait été placée là par erreur; car dans le Catalogue des coquilles publié dans Hutchins’'s Dorset, le docteur Pulteney décrit particulièrement son Bidens comme ayant des stries rapprochées et régulières dans toute la longueur ; et il ajoute qu'il est commun dans les bois, sur les arbres, les mousses, et dans les trous des vieux murs.

Quoiqu'il soit très-probable que la coquille dont il est question estle Bidens de Linné, bien que n'étant pas indigène de ce pays, il est peut-être convenable d'adopter le nom de Nigricans pour le Bidens des Testacea britannica, comme étant celui que lui a donné le docteur Solander dans le cabinet de Portland, et c’est celui qu'il porte dans le Catalogue descriptif mentionné plus haut.

TURBO PERVERSUS.

TurBo PERVERSUS. Lin. trans., VIT, p. 181. — Pull., hutch. Dorset, t. 49, f. 44.

Nous avons recu d'Écosse les spécimens les plus grands et les plus parfaits de cette espèce ; on remarque à l'ouverture une petite dent, qui se rencontre rarement dans les exemplaires d'Angleterre.

TURBO FASCIATUS.

HELIX BIFASCIATA. Lin. trans., VIx, p. 240. — Pult., hutch. Dorset., t. 48, f. 40. Cette coquille est appelée Helix fasciaris dans le muséum de Portland.

TURBO CARYCHIUM.

TURBO CARYCHIUM. Lin. trans., vit, p. 144. — Pult., hutch. Dorset, t. 19, f. 43.

Turbo minimus est le nom donné à cette espèce dans le Boysian cabimet.

TURBO MUSCORUM.

TurBo Muscorum. Lin. trans., vin, p. 482. — Pult., hutch. Dorset, t. 24, f. 16. C'est le Turbo dolioliforme du cabinet de Portland.

TURBO CALATHISCUS. PI. xxx, fig. 42.

Coquille conique, ayant six tours bruns, élégamment tuberculés en spirale; sur le premier, 1] y a huit séries de tubercules, sur le second quatre rangs et un de moins sur chaque tour suivant jusqu’à ce qu'ils disparaissent entièrement à l’apex, qui est en pointe aiguë : ouverture suborbiculaire, le bord est blanc, la lèvre extérieure est dentelée intérieurement. Longueur, un quart de pouce.

Cette coquille, découverte par M. Laskey, habite les côtes de l’île de Jura, maiselle y est rare.

Nous avons découvert dans le sable près de Dunbar une coquille en tous points semblable au spécimen de Jura, sauf la taille et les raies spirales du tour inférieur qui ne s'élèvent pas en forme de tubercules. Dans son vieil âge elle ressemble au Turbo cimex, et quelques exemplaires qui ont été recueillis sur les côtes occidentales d'Angleterre ont éte placés, dans notre cabinet, avec cette coquille; cependant les stries que forment les rides sont beaucoup plus serrées, et laissent des dépressions beaucoup plus petites. La coquille est aussi plus grêle, et elle peut mème se distinguer facilement du Cimex en ce qu'elle a quatre séries de rides sur le second tour, tandis que le cimex n'en à jamais que deux.

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