‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 477 sur 500 · TURBO ZIC ZAC · texte numérisé non relu

TURBO ZIC ZAC

Tun8o zic zac. Lin. trans., vit, p.160, t. 4, f. 44. — Lister, conch., t. 583, f. 38.

Trocuus zic zac. Gmel., syst, p. 3587. — Chem., conch., v, t. 166, f. 1599.

Coquille conique, avec six tours substriés, blancs ou d'un blanc pourpré, et marqués à égales distances de lignes longitudinales, ondulées, pourprées ou pourpré-brun : apex aigu ; base subcarénée ; ouverture subovale. Longueur, un demi-pouce ; largeur, un quart.

Cette espèce est sujette à quelque variation dans sa couleur. Nous avons lu dans les Transactions Linnéennes que lady Wilson avait trouvé près de Sunderland, dans le Durham, une petite variété avec des lignes en zigzag.

TURBO SIMILLIMUS.

Coquille mince, blanche, ayant huit ou neuf tours garnis d'une douzaine de rides ou stries élevées qui sont placées dans le sens de la coquille : apex pointu, base privée de stries ; ouverture subovale ; longueur, trois huitièmes de pouce.

Elle ressemble beaucoup au Turbo elegantissimus, mais n’est pas aussi mince; les rides sont moins nombreuses et, par conséquent, plus éloignées, les sillons ou dépressions étant plus larges que les élévations. Ceux qui ont occasion de comparer ces deux coquilles remarqueront aussi que les rides de l'elegantissimus ne sont pas placées directe-

ment, mais obliquent vers la droite ; qu'elles ne sont pas aussi arquées, mais plus larges que les interstices.

M. Laskey l'a découverte sur les côtes de l'ile de Jura.

TURBO SEMISTRIATUS.

Coquille épaisse, conique, blanche, ayant cinq ou six tours légèrement arrondis, mais bien définis par la ligne de séparation; apex plutôt obtus; la base de la coquille, jusqu'à l'angle supérieur ou intérieur de la bouche, est finement striée en spirale, ce qu'on observe également sur les parties supérieures et inférieures des autres tours; quelquefois les stries sont plus prolongées lorsqu'on les examine à l'aide de la loupe, mais dans les coquilles vivantes qui sont recouvertes d'un épiderme brun le milieu de chaque tour semble plat : ouverture subovale, aiguë à l'extrémité inférieure, la lèvre interne épaissie sur la columelle. Longueur, un huitième de pouce; largeur, moitié de la longueur.

Le contour de cette coquille ressemble à celui du T. interruptus, elle est quelquefois marquée comme lui de légères bandes brunes interrompues ; la bouche en diffère cependant, la lèvre extérieure n'est pas aussi avancée; ce qui, avec les stries en spirale des exemplaires parfaits, suffit pour établir la différence. Lorsqu'elle est roulée, il est facile de la confondre avec quelques variétés de cette coquille et même avec des spécimens décolorés du T. ruber. Il est vrai qu'il y a beaucoup de coquilles unies de cette taille qui, ayant été polies par le frottement sur le sable et l'agitation de l’eau, demandent pour être distinguées un examen comparatif sérieux et approfondi; et, avec toute l'attention possible, il est probable que quelques espèces distinctes plus petites ont été omises faute de caractères suflisants.

Coquille rare de la côte sud du Devon.

TURBO CALCAR. PI. x1r, fig. 5.

TurBo caLcar. Gmel., syst., p. 3592.— Chem., conch., v, t. 180, f. 1736-87. — Gualt., v,t. 65, €. N. P.— Lister, conch., t. 603, f. 46, a.

Coquille quelque peu comprimée avec quatre tours; le supérieur qui est déprimé rend le sommet plat; il y a autour du plus large et à la base du second tour des épines larges, polies, lancéolées, rayonnant en ligne droite, au nombre de quinze environ; ouverture orbiculaire; base convexe, ombiliquée ; couleur rouge pâle. Diamètre, un quart de pouce ou plutôt plus.

M. Laskey à pris à Jona, une des îles Western, un specimen frais et parfait de cette taille, et qui a servi de modèle pour la figure.

Si nous pouvons en juger par les figures qu'on y rapporte ordinairement, cette espèce paraît varier considérablement ; nous n'avons rencontré qu'une seule figure dans Chemnitz qui corresponde exactement aux nôtres, sauf la taille. Quelques personnes ont supposé que c'était une variété du Turbo rugosus, mais cette coquille dans les différents âges semble être dépourvue d’épines et avoir un apex très-prononcé. On dit qu'elle habite la Méditerranée et les mers des Indes.

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