‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 48 sur 500 · MYA OVALIS · texte numérisé non relu

MYA OVALIS

Mya ovazis. Pult., cat. Dorsel, p. 27.

MyYA picroRuM. Brit. zool., t. 43, f. AT. — Lister, conch., t. 146, f. 1: t. 147, f. D} 3. — Id. angl., t. 2, 30. — Da Costa, p. 228, t. 15, f. 4. — Don., br. shells, x1r, t. 89. — Shroet, Flusscon. t. 3, f. 2, 3.

Mya. Coquille ovale, forte, d'une couleur vert-obscur, presque noire à la plus petite extrémité, marquée de plusieurs rides concentriques ; umbo placé près de la plus large extrémité; charnière pourvue d'une dent, s’insérant dans une dent bifurquée de l’autre valve; dents fortes et crénelées. Cette coquille a en outre des lamines latérales, au nombre de deux dans une valve, et une dans l'autre : intérieur nacré ; longueur de près

de deux pouces; largeur, quatre. On trouve souvent une variété d'un vert-olive, mince, semi-pellucide, avec quelques stries radiées; les dents ne sont pas si fortes, et l'intérieur est brillant comme de la nacre de perle.

Quelques naturalistes ont considéré cette variété comme une espèce distincte; mais comme on trouve des exemplaires présentant tous les passages, on ne peut considérer ces différences que comme de simples variétés. Les variétés minces et celles qui sont couvertes d'un épiderme vert ou jaunàtre se rencontrent le plus souvent dans les étangs ; tandis que les coquilles épaisses et noires habitent les rivières.

Cette espèce a été décrite et figurée par plusieurs auteurs pour la M. pictorum de Linné. Le docteur Pulteney la considère comme parfaitement distincte de cette coquille, et nous ne pouvons en vérité que partager son opinion. Il est très-probable que Linné ne connaissait pas cette espèce, et Gmelin a certainement confondu les deux coquilles, si nous en jugeons par ses synonymes, car il a cité Lister et Chemnitz pour la M. pictorum ; tandis que le premier n'a pas donné la figure de cette coquille, mais bien évidemment deux variétés; le dernier a figuré la véritable M. pictorum.

L'Ovalis et la Margaritifera habitent rarement les mêmes eaux, si elles les habitent jamais; celle-ci ne se trouvant que dans les rivières tranquilles, et jamais dans les torrents rapides.

Quelques conchyliologistes ont séparé aussi la grande variété épaisse, et l'ont appelée Mya solida; mais c'est assurément sans motif, car il n'y à pas de caractère distinctif prononcé : la forme, la charnière, les dents et toutes les autres parties de la coquille sont les mêmes, la seule différence qu'il y ait se trouve dans la substance de la coquille, circonstance qui ne suflit pas à elle seule pour constituer une espèce distincte.

Cette variété très-épaisse n'est pas rare dans l'Avon, qui coule au nord du Wiltshire et du Somersetshire ; elle habite les endroits les plus profonds de la rivière.

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