MYA BIDENTATA
Mya. Coquille subovale, mince, comprimée, d'un blanc sale, sans stries ou marques quelconques, mais luisante ; souvent elle est couverte d'une matière étrangère qui la fait
paraître assez rugueuse; umbo petit, placé près de l’une des extrémités, un peu incliné.
Intérieur lisse sans aucune langue ou impression ; charnière à deux larges dents droites laminées dans une valve, aucune dans l’autre ; ces dents sont obliques, divergentes du crochet, et distantes ; il se trouve entre elles, immédiatement sous la cavité du crochet, une petite cavité pour le ligament.
La longueur est d’un huitième de pouce, la largeur plutôt davantage.
Nous avons vu cette coquille assez commune, enfoncée dans de vieilles écailles d'huitres épaisses de la baie de Salcomb, et nous avons quelques raisons pour croire qu'elle est en partie la cause de ces perforations arrondies qu’on remarque si souvent sur ces coquilles.
La charmère de cette espèce n'appartient strictement à aucun des genres établis en conchyliologie ; quoique les dents d’une valve soient grandes, et proportionnellement très-hautes, elle n’ont pas cependant l'apparence de celles qu'on nomme ordinairement cardinales; elles sont larges, plates, plus distantes qu'habituellement pour des dents centrales, et elles divergent également. La valve opposée est dépourvue de dents primaires et de dents latérales, et elle n'a qu'une légère cavité sous le crochet.
Il reste encore à savoir si cette coquille parvient à une taille plus grande ; celles que nous avons trouvées sont communément plus petites que l'exemplaire décrit ci-dessus. II n'y a aucun doute qu'elle ne soit une espèce parfaitement distincte de toutes celles que nous connaissons; et comme elle semble plus rapprochée du genre Mya que d'aucun autre, nous la plaçons là provisoirement.