III. i
304 ÉFTTRES, DISCOURS, ETC.
Pour un instant passé dans une chair mortelle Les longues voluptés de la gloire éternelle; Qui, lorsqu'il t'a laissé descendre jusqu'à soi, Prends l'homme sur sa terre et l'élèves à toi.
Voilà bien les plus beaux vers français que nous connaissions sur l'Eucharistie. La chaleur de l'expression y répond à celle de la foi. N'y a-t-il pas dans ces poétiques élans quelque chose qui rappelle les exclamations de sainte Thérèse au sortir du sacré banquet? Notre admiration n'est pourtant pas sans réserve. Les huit premiers vers, que nous aurions supprimés si le sens nous Lavait permis, sont peu élégants, et les quatre derniers nous semblent affaiblir un sentiment qui aurait été sublime s'il se fût reposé sur cette grande et forte idée :
Pour l'hospitalité d'un cœur celle des deux."