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N'en bouge miil el jour, ol l'ait qu'aux environs
Jamais le chant du coq ni le bruit des clairons
Ne viennent au travail inviter la nature.
Un ruisseau coule auprès et forme un doux murmure.
Les simples, dédiés au dieu de ce séjour.
Sont les seules moissons qu'on cultive alentour :
De leurs fleurs en tout temps sa demeure est semée.
H a presque toujours la paupière fermée.
Je le trouvai dormant sur un lit de pavots :
Les Songes Tentouraient sans troubler son repos.
De fantômes divers une cour mensongère.
Vains et frêles enfants d'une vapeur légère.
Troupe qui sait charmer le plus profond ennui,
Prête aux ordres du dieu, volait autour de lui.
Là cent figures d'air ' en leurs moules gardées,
Là des biens et des maux les légères idées^
Prévenant nos destins, trompant notre désir,
Formaient des magasins de peine ou de plaisir.
Je regardais sortir et rentrer ces merveilles :
Telles vont au butin de nombreuses abeilles;
Et tel dans un état de fourmis composé
Le peuple rentre et sort en cent parts divisé.
A la vue de ces génies fantastiques, architectes des illusions Uu sommeil , le poëte demande au dieu qui les gouverne de lui donner le spectacle des merveUles de Vaux.
Fais que par ces démons leur beauté me soit peinte.
Tu sais que j'ai toujours honoré tes autels;
Je t'offre plus d'encens que pas un des mortels ;
Doux Sommeil, rends-toi donc à ma juste prière.
A ces mots, je lui vis entr'ouvrir la paupière;
Et, refermant les yeux presque au même moment :
Gpnlentcz ce mortel, dit-il lanjiuissamment,
' Gerit lii^iiro» aériomio?, sajis rorjin,