‹ Bibliothèque critique des poëtes françaisChapitre 66 sur 88 · MAYNARD · texte numérisé non relu

MAYNARD

A un auteur obscur.

Ce que ta plume produit

Est couvert de trop de voiles :

* Mellin de Saint-Gelais était l'aumônier, le bibliothécaire et Tarai de François I", qui se plaisait quelquefois à ne parler avec lui qu'en rimes. Le roi faisait le premier vers, il fallait que Saint-Gelais fit le suivant. Un jour donc le monarque, prêt à monter à cheval, dit en caressant son coursier :

Petit cheval, gentil cheval,

Bon à monter, bon à descendre ; et Saint-Gelais termina sur-le-champ le quatrain avec tant de bonheur qu'on lui a pardonné le retranchement de IV muet dans Bucéphale. — ^ En homme faisant le galant et l'entendu. Ci-dessus, p. 164. — ^ Un coquet parfumé. — *BouiTon d'Henri IV, mort en 1605, dont le nom passa à ses successeurs, fous en titre d'office à la cour des rois et des princes. Voyez son article dans la Biographie universelle. — ^ Oiseau de fauconnerie, dont on se servait pour chasser aux alouettes. — « Né en 1582 , mort en 1646. Voyez le Recueil précédent, p. 170 et 171.

Tes discours sont une nuit Veuve de lune et d'étoiles.

Mon ami, chasse bien loin Cette noire rhétorique; Tes ouvrages ont besoin D'un devin qui les explique.

Si ton esprit veut cacher Les belles choses qu'il pense.

Dis-moi, qui peut t'empêcher De te servir du silence?

DU LORENS '.

Épitaphe d'une femme par son mari.

Ci-gît ma femme : ah ! qu'elle est bien Pour son repos et pour le mien !

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