‹ Bibliothèque critique des poëtes françaisChapitre 74 sur 88 · JEAN RACINE. — CHEVREAU · texte numérisé non relu

JEAN RACINE. — CHEVREAU

A VOUS saisir pour une baliverne.

Lors le richard en larmoyant lui dit :

Je pleure, hélas ! pour ce pauvre Holoferne,

Si méchamment mis à mort par Judith !

Sur le Germanicus de Pradon.

Que je plains le destin du grand Germanicus!

Quel fut le prix de ses rares vertus !

Persécuté par le cruel Tibère ,

Empoisonné par le traître Pison, Il ne lui restait plus, pour dernière misère^ Que d'être chanté par Pradon.

Sur les compliments que le roi reçut au sujet de sa convalescence, en ie86.

Grand Dieu, conserve-nous ce roi victorieux

Que tu viens de rendre à nos larmes ;

Fais durer à jamais des jours si précieux;

Que ce soient là nos dernières alarmes!

Empêche d'aller jusqu'à lui Le noir chagrin, le dangereux ennui.

Toute langueur, toute fièvre ennemie, Et les vers de l'Académie.

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