pp. ii3 à
6. Cf. Chroniques des eomtes d'Anjou, (p. 47, ad notam, et introduction, par Mabille, t. XXXII).
7. Dissertatio duplex, ci-dessUs, V. note 6 de Rainon, p. 9 suprà.
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S. Loup, dont il est parlé dans quelques monuments de l'Eglise d'Angers et dans les Gestes des Comtes, à Toccasion du rapport du corps de S. Martin*. S. Loup eut pour successeurs Rothard ; Hervé qui est nommé un Prélat très-religieux et craignant Dieu ; Aimon, et celuy-ci estant mort, on ordonna Nefingue, que Ton compte le 38«Evesque de l'Eglise d'Angers. Harmeric le qualifie un homme Bienheureux. Il gouverna son Eglise sous le Roy Lothaire, et le comte Geoffroy Grisetunique, qui ayant rétabli les Moines dans l'abbaye de S^ Aubin, le 19 de Juin l'an 966 *. Nefingue y donna son consentement, et y contribua mesme beaucoup, comme il paroist par les chartes de Geoffroy '. Il mourut l'an 973, ou, selon la chronique de S. Florent de Saumur, l'année suivante *.
M. Baluze nous a donné une charte de Nefingue qui est considérable. Ce Prélat y dit, que l'Eglise de S. Aubin avoit esté fondée par S. Germain, Evesque de Paris, selon la volonté et le commandement du Roy Childebert, devant la porte de la ville d'Angers à l'orient ; qu'en qualité d'Abbaye royale elle avoit obtenu quelques Privilèges dès sa fondation au-dessus des autres Eglises d* Angers ; que le Comte Geoffroy et l'Abbé Albert l'avoient prié de confirmer par son 'autorité aux Moines les Privilèges que les Chanoines avoient obtenus autrefois : ce qu'il avoit fait volontiers dans le désir qu'il avoit d'honorer le Saint Ordre Monastique.
Cette pièce qui nous a esté donnée par Baluze dans ses Notes sur les Lettres de S. Loup^ Abbé de Ferrières, n'est pas entière. Il dit qu'il la publie pour la première fois, l'ayant tirée du Cartulaire ' du Monastère de S. Aubin. Et après ces mots : imtnunitaSf nepro aliqud re vel infracturâ^W ajoute: que le reste de la Charte ne se trouve plus. Mais il s'est trompé en ces deux points : i« car cette pièce de Nefingue se voit en son entier dans la Réponse du Chapitre de l'Eglise d'Angers^ au Livre inii" tulé: Plainte Apologétique pour Monseigneur V Evesque d'Angers* ^ etc.. (p. 36). Cette Réponse qui est de M. Eveillon fut imprimée à Paris l'an 1626; 2* il faut remarquer que M. Baluze a copié mot pour mot ce qui s'en trouve dans les Antiquité^ d'Anjou de Jean Hiret p. 143. Eveillon cite encore dans cet ouvrage quelques monuments de Nefingue (p. 10) etc. ; comme une Lettre au prestre Geoffroy, qui estoit un homme de qualité, par laquelle il déclare en son nom et celuy de son Chapitre, qu'ils luy vendent et luy livrent certains biens qu'ils avoient en Anjou.
Une autre Charte, par laquelle il donna à l'Abbaye de S. Aubin le Port du Pont de Seé.
Il transféra le corps de S. Maurille d'une châsse fort grossière, dans une autre nouvelle fort bien travaillée sous Geoffroy Grise-tunique.
GUI D'ANJOU, Evesque db Soissons
Anh. 992. — Gui, fils de Foulque le Roux, Comte d'Anjou, et de Roscille fille de Garnier Seigneur de Loches et de la Haye en Touraine, fut frère de Foulque le Bon, et oncle de Gui Evesque du Puy en Vellay •.
Gui estoit chanoine de S. Martin de Tours, lorsqu'il fut fait Evesque de Soissons par la faveur
I. Chronique des comtes d'Anjou (éd. de l^Hist. de France, p. 54); v. aussi Chroniques de Touraine, (p. io3). s. Chron. des Eglises d'Anjou^ Ibid. (Chroniq. de S. Aubin, p. 30).
3. Tresraux, Appendice ; pièces justificatiTes» (IV. 1. 1, p. 448).
4. Ann. 973, (chr. de S. Aubin) ; ann. 974, (chr. de S. Florent); (Chroniq, des Eglises d'Anjou^ pp. 30 et 186); » Nobilleau, NeeroL B^ Martini Turon., p. 38, ann. 966.
5. Contre certain livret anonime intitulé « Défense du Chapitre de VEglise d'Angers^ etc. », par Claude Ménard, Conseiller du Roy, Angers, i6a5. (p. 140, chap. 6).
6. Chrwkiques de Touraine (éd. Salmon, p. 106) et Chroniq. des Comtes d'Anjou, (p. 33o).
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de Hugue le Grand, dès Tan gSj >, selon quelques auteurs, et il eut part à toutes les grandes de son temps. L'ancien Historien, des Comtes d'Anjou, que quelques-uns croyent estre Jean Moine de Marmoutier, écrit que ce Prélat fit plusieurs choses mal à propos*. Mais il faut avouer qu'il a vescu dans un siècle tres-fâcheux et qu'il fut chargé d'une Eglise qui estoit fort exposée aux malheurs publics. L'an 940, il ordonna prestre Hugue, fils de Heribert, ou Herbert Comte de Vermandois ; et le suivant, dans un Concile tenu à Soissons, il le sacra archevesque de Reims, et Arthaud qui estoit en possession de ce siège en fut chassé.
En 948, il se reconnut coupable dans le Concile de Trêves, pour avoir ordonné Hugue de Vermandois, Archevesque de Reims.
L'an 963, l'Evesque Gui sacra Odabric, Archevesque de Reims. Quatre ans après, il estoit à Angers, lorsque Geoffroy Grise-tunique son neveu, Comte d'Anjou, rétablit les Moines dans l'Abbaye de S. Aubin, et il souscrivit à la charte de Geoffroy'. En 973, ou plutost en 972, il assista au Concile qu'Adalberon, Archevesque de Reims assembla au Mont S'« Marie dans son Diocèse. Quelque temps après, il souscrivit à la Lettre que Gui son neveu, depuis Evesque du Puy, publia pour faire restituer à ses Monastères les biens qui en avoient esté séparez. Enfin Tan 991^ il assista au Concile de Reims contre l'Archevesque Arnoul qui fut déposé, et Gerbert fut mis à sa place.
BERENGAUD
Je ne scay ou j'ay lu que Berengaud, Diacre de l'Eglise d'Angers, florissoit en 940. Quelquesuns croyent qu'il est l'Auteur du célèbre Commentaire sur V Apocalypse *, qui a esté imprimé sous le nom et parmi les ouvrages de S. Ambroise*. Mais ce fait souffre beaucoup de difficulté. L'Auteur estoit très-scavant dans la doctrine de l'Eglise : mais il semble avoir vescu dans le huitième siècle. Ce qui paroist assez certain, est qu'il se nommoit Berengaud.
Il y a des Auteurs qui ont attribué cet ouvrage a l'hérésiarque Berenger mais sans fondement •. Quelques-uns le mettent en 1040, parce que Berenger vivoit alors : ce qui ne prouve rien.
HARMERIC, MoiNK d'Angers.
Ann. 1000. — Pendant le règne de Charles le Chauve, on transféra à la persuasion de ce Prince qui estoit à Angers, le corps de S. Maurille de l'Eglise qui porte son nom, où ilavoit esté enterré après sa mort, dans l'Eglise cathédrale de S. Maurice. Dans le siècle suivant, Geoffroy Grise-tunique estant comte d'Anjou, le mesme corps fut transféré solennellement d'une ancienne châsse et grossière dans une autre fort bien travaillée par Nefingue, Evesque d'Angers. Cette dernière Translation fut décrite quelque temps après par Harmeric, Moine d'Angers, qui rapporta fidèlement pour Fînstruaion de la postérité, les miracles que Dieu fit en cette solennité et il y en ajouta deux autres qui