‹ Bibliothèque d'AnjouChapitre 22 sur 89 · I. Bolland. Aeta SS., t. I, Mart., p · texte numérisé non relu

I. Bolland. Aeta SS., t. I, Mart., p

3. Théodoric ou Thierry; (Rangeard, ibid,, p. 96;— C. Port, Dict., t. I, p. i5i).

3. Gall. christ, nov., col. a6o, XI, tome XIV. — Chroniq. de Joach. Périon (Salmon, Stipf . aux ehron. de Tour, p. 55.)

4. Rangeard, Hi$t, de VUnwers. (t. I, p. 10, V) ; cf. Fulbert par M. Doublet de Boisthibault, p. 4 (extr. de la Renie ArcKéolog., XV* année) ; — V. Ch. Pfister, De Fulberti Camoterui vita et operibus, pp. 40 et 44.

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ni simple pour écouter, ni facile à croire. Il parle de luy-mesme fort modestement. Il dit qu'il estoit ignorant et incapable de bien écrire, et qu'il n'avoit entrepris cet ouvrage que parce qu'il avoit cru devoir faire connoitre les grâces et les miséricordes de Dieu. Enfin que la disette des Ecrivains demandoit cela de luy. Tout cela donne une grande idée de sa piété.

Bernard dédia cet ouvrage à Fulbert, Evesque de Chartres ', luy marquant qu'il n'en pou voit corriger le stlle, puisque la vérité y estoit gardée inviolablement. Plust à Dieu que le Chartreux Surius eût vu ce Livre •.

Le Père Labbe, jésuite, l'a publié dans le second tome de sa Bibliothèque Nouvelle^ p. 53 i 3. Mais il se trouve plus ample et plus complet dans le Manuscrit de l'Abbaye de S. Père en Vallée dans la ville de Chartres, comme le Père Mabillon nous l'apprend *. Cet Historien a publié l'Epitre Dédicatoire de Bernard, et a rapporté quelques endroits de son ouvrage qui ne se trouvent pas dans la Père Labbe. On voit que Bernard fit deux fois le voyage de Conques. Albéric, Abbé des Trois Fontaines, a connu ce Bernard et son ouvrage, dont il parle dans sa Chronique sur l'an 994, et il remarque qu'il avoit dédié son Livre à S* Fulbert, Evesque de Chartres *.

Geoffroy Martel, Comte d' Anjou, de Tourains, etc

Ann. 1060. — Ce fameux guerrier naquit à Angers, le 14 d'octobre, l'an 1007, ou plustot l'an X006 *. Il estoit fils de Foulque Nerra et d'Hildegarde. Il fut surnommé Martel à cause de ses victoires, ayant toujours brisé tout ce qui s'est opposé à luy, et personne n'ayant pu résister à sa valeur héroïque. L'an io33, estant ftgé de 26 ans, il se maria avec Agnès de Bourgogne, veuve de Guillaume, Duc d'Aq^iitaine et Comte de Poitiers '. Il fit ce mariage sans consulter son père. Foulque, mais sa mère le favorisait. On appella ce mariage incestueux, parce que Guillaume, premier mari d'Agnès, estoit cousin de Geoffroy. Cela causa une guerre funeste que Geofiroy fit à son père pendant près de sept ans, car l'an 1037 elle se ralluma furieusement *. Mais, dans la même année io33, Geoffroy défit et prit prisonnier Guillaume VI, surnommé le Gros, proche Thouars, et le retint plusieurs années en prison *.

Geoffroy posséda le Comté de Vandôme, depuis l'an io3o jusqu'en loSo, auquel temps il le rendit à Foulque Loison, son neveu. Le P. Sirmond a publié, dans ses Notes sur Geoffroy de Vandôme^ une Charte de Geoffroy de l'an io5o, par laquelle en rendant, à son neveu Foulque, le Comté de Vandôme, il se- réserve à luy et à ses successeurs, Comtes d'Anjou, la défense de l'abbaye de la S. Trinité de cette ville *^. Geoffroy et sa femme Agnès, pour obtenir la rémission de leurs

1. Rangeard, Hist» de VUnwersit, t. II. (Prenves, I, p. i55).

2. Auteur d'une Vie des Saints et des Homiliœ (Venise^ 1371, in-^).

3. Sans nom d'auteur; Liber miracuiorun sanctœ ac beatissimœ Fidis, virginis et martyriSy editus a Bemardo^ scolastico Andegemno schoUe magistro.

4. Annal, bened^ t. IV, p. 214 et, Append.^ p. yoS, épltre dédicatoire.

5. Annal, bened.^ t. IV, p. 289, et Gallia christ., nov. t. XIV, p. 260.

6. Chron. des Eglises d'Anjou. S. Serge et obit., p. x34; St. Florent, p. 260; St. Maizent, p. 387. — Cf. de Salies, Hist. de Foulques, Nerra, p. m ; — Chron. des Comtes d* Anjou, introduction, p. LXXXI.

7. Chronq. des Eglises d'Anjou, St. Aubin, p. 23; St. Serge, et obit., p. i35; St. Maixent, p. 392 ; St. Florent, p. 282, Géè chron. de Touraine, Salmon, p. 1 20.

8. Chronq. des Eglises d'Anjou ; (chron. de Vendôme (l'Evière) ; de Rainaud, p. 166 ; St. Serge, p. i35; St. Aubin, p. 23);— De Salies, Hist. de Foulques Nerra, p. 277 et note 127.

9. Chroniq. des Eglises d'Anjou, St. Serge, pp. 23, i35, 188, 384, 422.

10. V. Cartul. de la Trinité de Vendôme, t. I, p. 171 n« XCV.

péchez, fondèrent cette abbaye, dont ils firent célébrer la Dédicace, l'an 1040, avec grande solennité *. Les Fondateurs la soumirent au siège de Rome et la dotèrent richement. Le P. Mabillon a publié leur Charte dans le 4^ tome de ses annales^p. 782^ tirée des archives de ce Monastère *. L'an io53, Geoffroy donna à cette Abbaye qu'il aimoit et favorisoit beaucoup, le Prieuré de S. Clément de Craon en Anjou ; le P. Mabillon a publié dans le même lieu l'acte de la Donation de Geoffroy ; on la trouve aussi dans Hiret^p. 202 '. Geoffroy avoit alors répudié Agnès et s'estoit marié avec Grecia *.

Foulque estant mort l'an 1040*, Geoffroy par le conseil de sa mère, confirma la Fondation que son père avoit faite de l'abbaye de S. Nicolas d'Angers, et il luy donna aussi quelques biens. La Charte fut faite dans la maison de Hubert, le Monnetaire d'Angers, en présence de plusieurs personnes illustres, de Hubert, Evesque d'Angers, des Comtes de Poitiers, ses beaux-fils, de Hubert, vicomte du Mans, de Hugue, son neveu, de Geoffroy, le Jeune, seigneur de Mayenne *. Il fonda le Monastère de S. Sauveur de l'Evière à Angers, qu'il donna et soumit à l'abbaye de Vendôme, et le mit en mesme temps sous la protection du S, Siège. Il fit cette fondation avec la Comtesse Agnès, sa femme '. Le P. Mabillon^ tome 7F, p. 744^ en a donné la Charte qui est de l'an f o56. Il paroist que ce Monastère estoit très-grand, très-bien doté, et entièrement semblable à celuy de Vendôme. Geofiroy y dit qu'il avoit fondé le Monastère de Vendôme, pendant que son père, le très-illustre Comte Foulque, de pieuse mémoire, vivoit encore. On voit dans l'Histoire que Geoffroy eut toujours un très grand regret d'avoir fait la guerre à son père.

Geoffroy et Agnès fondèrent, l'an 1047, une belle et noble abbaye dans un fauxbourg de la ville de Saintes, qu'ils dotèrent très-richement. La Dédicace de l'Eglise fut célébrée avec une grande solennité par un grand nombre d'Evesques. On en peut voir la Charte dans la Gaule Chrétienne^ t. IV, p. 517 •.

Geoffroy confirma, en cette année, la Fondation de l'abbaye du Ronceray et les possessions des Religieuses *.

La Charte se trouve dans la Gaule Chrétienne, tome IV, p. 794.

L'an 1048, Geoffroy déchargea et rendit libre l'Eglise Toussaints à Angers, qui est devenue dans la suite une Abbaye de l'Ordre de S. Augustin, mais qui appanenoit alors à l'abbaye de Vendôme. Nous avons sa Charte dans le mesme ouvrage, tome IV, page 697 **.

f. Chroniq. des Comtes d'Anjou, p. i3i, et introduction, p. LXXXI ; Ckroniq, des Eglises d'Anjou, pp. SqS et 397; St-Aubin, p. 23.

2. Cart, de la Trinité de Vendômeyl, I, p. 61, n* XXXVI, (3 1 mai 1040); — Trésor des Chartes, t. I, pp. 18 et seqq. n* 16; et J. Launoii, Inquisitio in privilegio Vindocinensis, opp. III, pp. 322-324.

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