‹ Bibliothèque d'AnjouChapitre 27 sur 89 · V. ci-dessus, v* Geoffroy Martel (note 2 de la p · texte numérisé non relu

V. ci-dessus, v* Geoffroy Martel (note 2 de la p

9. Rangeard, 1. 1, p. 3o et t. II, p. 16. -^ Notes de D. Loyauté sur les gestes des évéques du Mans, insérées dans les œuvres d'Hildebert et de Marbode, p. 47. — Chron, des Eglises d'Anjou, introd., p. V.

BiBUOTniQUB d'anjou 3i

Il écrivit i la persuasion de Frédéric, abbé de S. Florent de Saumur, les Miracles de S. Florent *.

Il composa les hymnes : Canat chorus Fidelium et Sancte Confessor^.

On trouve aussi une courte Chronique manuscrite de Rainauld^ archidiacre de S. Maurice d'An* gers, depuis Ptolémée Evergète jusqu'à Tan io85, qui est dans Tabbaye de S. Germain des Prez, où on ne l'a copiée que depuis Fan 320 de Jésus-Christ *.

On voit aussi à Londres une chronique intitulée : Chronica Reginaldi, Andegavensis Archidia^ conij usque ad annum 127J, Ce qui fait voir qu'on y a fait des additions ^.

Enfin un des manuscrits de la Reine Christine de Suède, qui est au Vatican, a pour titre : Chronica quœdam^ cum continuatione Raynaldi Archidiaconi S. Mauritis Andegavensis *•

Dans Pacte du procez entre les Moines de S. Aubin et de S. Serge« qui fut terminé à Saumur Tan 1074, il est nommé Grammairien de l'Eglise d* Angers et Archidiacre de S. Maurice. Il fut envoyé à cette Assemblée des Abbez par Eusèbe, son Evesque, avec Robert, Doyen de la même Eglise, comme estant très-habiles dans les affaires *.

M. Goujet a confondu ce Rainauld avec Rainauld de Tours, qui a esté aussi disciple de S. Fulbert. Mais celuy-ci ayant esté Trésorier de S. Martin de Tours, cela suffit pour les distinguer, sans en chercher d'autres raisons. Le nom de Rainauld estoit fort commun en ce temps-là '.

GEOFFROY, Prestrb d' Angers

Ann. 1080* — Raoul I*', Archevesque de Tours, eut de grandes traverses à soutenir pendant toute sa vie, et il avait besoin d'avoir auprès de luy des personnes de mérite *.

Comme il connaissoit le Prestre Geoffroy capable de lui rendre de bons services^ il n'oublia rien dans un entretien qu'il eut à Angers avec ce Prestre pour le gagner. Geoffroy luy écrivit depuis une Lettre, que nous avons depuis peu, dans laquelle il marque à Raoul : « qu'outre la nécessité où il est de soulager la pauvreté de son père et de sa mère, il n'a rien de ce qu'il faut pour travailler et le servir : ni chevaux, ni habits, ni argent, et qu'il ne veut pas demander ces choses avant que d'avoir servi ; que les fruits de la Prébende que l'Archevesque luy avoit promis, ne pouvoient suffire que médiocrement pour avoir des habits et des chevaux ; d'ailleurs que la Prébende n'estant pas à luy, il hazardoit de se ruiner tout à fait. Aussi, il prie Raoul de l'excuser, s'il ne pouvoit pas luy rendre service pour le présent» quoiqu'il le désirast, et de ne le pas priver de son amitié. »

Il me paroist tout-à-fait vraisemblable, pour ne pas dire certain, que Raoul accorda à ce Prestre ce qu'il demandoit, et qu'il se l'attacha. Car le Père Mabillon, dans ses Annales sur l'an 1081^^ nous a donné une Lettre tirée des archives de S. Aubin qui confirme ma pensée. Je la mettray ici en françois.

« G Prestre souhaite le salut au Seigneur Raoul Métropolitain.

1. Chron. des Eglises d'Anjou, introd., p. vi et p. 387 (HisU de S, Florent de Saumur).

2. — Ibid., — p. 287 ; — D. Hu3me8, copie ms»» n* cxiv du Livre noir de S. Maurice, brûlé le 3o novembre 1793.

3. D. Bouquet, Histor, de France, t. XII, p. 478 ; — Chron. des EgL d*Anjou, introd. p. m, &• I.

4. Mb. (collection Cottonienne, Otto B, IV) brûlé depuis dans un incendie.

5. Ckronieon Gallicanum, (ms. n* 980, f^ 9, de la Bibl. Vaticane).

6. Cf. Chron. des Egt. d'Anjou, introd., p. vi; — Rangeard, t. II, p. 17 ; — Ga/lûi christ, (col. 588, t. XIV, éd. nor.).

7. Contra : Rangeard, t. II, p. 14, ch. rv ;— MabiUon, Vetera analect.^ 1. 1, p. 4a i ;— Histoire littéraire, t. VIII, 3a.

8. Grande chron. de Touraine, éd. Salmon, p. ia6; — GaUia christ, noy.y t. XIV, col. 63.

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