L. Ernault, Marbode, sa vie et ses œuvres, pp
II. Ms. de la Bibl. de Tours, des poésies de Baudri, (copie Salmon, XC-XCII, f» 29 V*) ; — Ms. Bibl. du Vatican, (fonds Christine, n» i35i ;— Duchesne, t. IV, pp. 355-260; —Rangeard, Hist, de VUniv. d'Angers, t. II, pp. 162-163 ; B. Roger, /fist. d'Anjou^ p. 207. — L. Delisle, notes sur les poésies de Baudri, (Romania, 1872, p. 10) ; — A. Parrot, notice sur l'Ecole épiscopale^ (comptes-rendus du Congrès des sociétés savantes, p. 902).
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Vers le mesme temps Gérard de Laon, homme scavant, enseigna aussi durant quelque temps à Angers *.
Baudriy abbé de Bourgueuil, fait mention d'un Angevin, nommé Lambert, qui lui avoit fait un stile pour écrire sur des Tablettes *.
RAINAULD, AncHsyBSQUB db Rbims
Ann. 1096. — Rainauld de Montreuil-Bellay, estoit fils de Berlay, Seigneur de Montreuil en Anjou, et de Grécia', qui, après la mort de Berlay épousa Geoffroy Martel, Comte d'Anjou. Cette Dame est célèbre dans PHistoire d'Anjou. Gerauld I«r, son aîné, succéda à son père et fut seigneur de Montretiil *.
Rainauld embrassa l'Etat Ecclésiastique, et fut Trésorier de l'Eglise de S. Martin de Tours*; son mérite connu de toute la France l'éleva sur le siège de l'Eglise de Reims, l'an io83, après la déposition de Manassès W, successeur de Gervais*. Il gouverna cette Eglise avec beaucoup de gloire jusqu'au commencement de l'an 1096 ^.
Le pape Urbain II qui estoit né à Chastillon-sur*Marne, et qui avoit esté Archidiacre de Reims avant que d'estre Moine à Cluni •, le considéra beaucoup à cause de sa science et de sa noblesse. Ives (^), Evesque de Chartres, le consulta sur le mariage du Roy Philippe l^ avec Bertrade de Montfort, femme de Foulque Rechin, Comte d'Anjou.
L'an 1084, il assembla un Concile i Soissons, où se trouvèrent sept Evesques de sa Province : Thibauld, Comte de Champagne, Manassès, Prévost, et les autres Chanoines de l'Eglise de Reims. L'archevesque et le Comte donnèrent l'Eglise de Ventelay i Marmoutier *. L'année suivante, Raynauld convoqua le Concile de sa Métropole à Compiègne. Il s'y trouva huit Evesques de cette Province, et deux de celle de Sens» et vingt abbez. On y confirma la liberté de l'Eglise et des Chanoines de Compiègne, que Hilgot, Evesque de Soissons, avait attaquée dès le commencement de son Episcopat **. L'année suivante, il fit une Donation à l'abbaye de S. Basle, et luy confirma les privilèges qui luy avoient esté accordez par le roy Lothaire et par les Archevesques, ses prédécesseurs. En 1086, Rainauld rétablit, par sa prudence et son autorité, la concorde dans l'Abbaye d'Afflinghen «^
L'an 1088, Urbain II ayant esté élu Pape de Rome, fit scavoir son élection i plusieurs Evesques
I. Dochesne, ibid., IV, 269; ~ Salmon (Mt. de Baudri, CXXXVII et CXXXVIII) ; ^ Hist. littéraire^ XI, p. 98 ; y. L. Delisle, ubi suprà, p. la, qui dit : de Loudunet non de Laon et notice de Valois, p. a65 ; — Rangeard, Hist, de VUniv. d'Angers, t, II, p. 164.
a. Salmon, îMd., f» a 5, XLVII ; — L. Delisle, ubi suprft, pp. 7y 8 et 9 ; — MabUlon, îihwrum de re dipïam. suppU p. 5 1 .