V. Ménage, Hist. de Sablé, pp
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qu'il n'épouseroit plus de femme rans son conseil, parce qu^onle blftmoh d'en avoir plusieurs, etc. Cette Lettre de Hugue fut envoyée aux Evesques, aux Abbez, et à tous ies Fidèles de la Sainte Eglise •.
Uan 1096, Urbain II tint un Concile à Tours, qu^il finit par une procession solennelle qui partit de la Cathédrale de S. Maurice et se rendit à l'Eglise de S. Martin. Le Pape estoit couronné, et portoit une fleur d'or qu'il donna au Comte Foulque. Voilà un des premiers commencements de la rose d'or *.
En I io5, Geofifroy, Abbé de Vandôme, se plaignit à Rainauld, Evesque d'Angers, des exactions que Maurice de Craon imposait sur le Prieuré de S. Clément de cette ville. L'Evesque interdit l'office divin sur la ville de Craon. L'affaire fut plaidée devant Foulque et son fils, Geoffroy Martel, et Maurice fut obligé par le Comte de faire satisfaction '.
L'an II o3, Foulque voulut déshériter son fils, Geoffroy Martel, afin de laisser ses Comtez A son dernier fils, Foulque, qu'il avoit eu de Bertrade. Mais Geoffroy, pour empocher cette injustice, prit les armes et fit de très-grands progrès, de sorte que Foulque ne pouvant venir A bout de ses desseins, fut obligé. Tannée suivante, de faire la paix avec Martel <.
L'an iio5, ils attaquèrent ensemble le Chasteau de la Chartre, et estant passez à Touars, ils brûlèrent cette ville *.
On a accusé Foulque d'avoir consenti à la mort de Geoffroy, qui fut assassiné à Candé, qu'il assiégeoit alors , et que cela se fit par les intrigues de Bertrade. Le dernier peut estre vrai, mais VHistorien des Comtes d'Anjou n'a pu croire que Foulque, qui estoit vieux, ait donné son consentement à un si grand crime envers un fils si accompli ; car il avoue qu'on le disoit publiquement •.
Le Comte Foulque mourut, le 14 d'avril l'an 1109, et fut enterré dans l'Eglise de l'Esvière^ comme il paroist évidemment par la lettre 24 du Livre V de Geoffroy de Vandôme^ qui est adressée à Ermengarde, Duchesse de Bretagne, fille de Foulque, de sorte qu'il est étonnant que le scavant Père Sirmond ne s'en soit pas apperçu '. Il ne donna pourtant rien à cette Eglise, luy qui avoit fait beaucoup de bien A l'Abbaye de S. Nicolas, parce que son oncle Geoffroy Martel y estoit enterré, et qu'elle avoit esté fondée par son ayeul, Nerra. Il pria mesme le Pape Urbain II d'en dédier derechef l'Eglise, l'an 1096, et de transférer les os de Geoffroy Martel du Chapitre dans la nef de TEglise. On trouve plusieurs Chartes de Foulque Rechin dans Y Histoire de cette Abbaye^ publiée par D. Laurent Le Pelletier *.
t. V. GalU chr., t. IV. lHStrum.y coll. 10- 11.
a. Chroniq. des Comtes d'Anj, (Fragmentom), p. 38i et 134-141 ; — Salmon, Chroniq, de 7\>Mr.j grande chrouv pp. 129, 319, 319, 338.
3. De Launoy, Opp. III, p. 382 ; — V. Chroniq. Craonnaises^ par Bodard ; — L. Compain, Geoffroy de Vendéme, pp. 134 et 197.
4. Chroniq. des EgL d'Anj. (S. Aubin, p. 3o) ; — Duchesne, Mélanges Colbert, XLVI, pp. 43-45.
3. D. Bouquet, t. XII, col. 404 (chron. de Maillezais) ; — Besly, Hist. des Comtes du Poitou^ p. 433 ; — CartuU du Bas PoitoUfpw Marchegay, f** 34-35 ; — Labbe, Bibl. M**, chr. d'Anjou, VI, f» 282 ; — H. Imbert^ Histoire de Thouars, p. 66, ch. XII, et notice sur les vicomtes de Thouars, p. 37.
6. Chron. des EgL d'Anj. (pp. i5, 3o, 143, 171); — Chr, des Comtes d'Anj,, pp. 193 et 143, 335, 36o.
7. Chron. des Comtes d*Anj.,pp. 140, 195;— Chron. des EgL d'Anj.^ (rEsvière), pp. 3x, 173, où il est dit enterré, tur son ordre, et pp. 190,434; — Gauf. Vindoc. épis., lib. V, 34 ; — V. L. Compain; Geoffroy de Vendôme, p. 120.
8. Brepiculum fundationis et Epitome, (ann. 1096, X097, 23 août), etc., pp. x à 7; — Bibl. d*Ang. Ms. n* 756; Cartul. de Saint'Nicolas,i^ 25-2^ i-- Thorode, Notice de la ville d*Ang.y 2»:p9irt. ch. HI^fReyue d'Anj. 1892,7. XXIV, pp. 48-51, édit. Longin.)
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Foulque avoit esté fort bien élevé et on luy avott fiiit apprendre la langue latine ; Renauld de Chasteau-Gontier, qui estoit aussi seigneur de Chasteau-Renauld, s^estant avisé de vexer les Religieux de TAbbaye de Vandôme, qui estoient sous la protection des Comtes d'Anjou, Foulque lui écrivit une Lettre où il luy défendit d'inquiéter désormais les Moines, parce que ce seroit l'attaquer luy-mesme. La Lettre est courte, mais bien écrite, et il y parle en maistre *. Estant âgé de 53 ou 54 ans, il entreprit d'écrire l'Histoire de ses actions qui s'est perdue, car nous n'en avons que le commencement, qui nous a esté donné par Dam Luc à*Acherjr dans le dixième tome de son Spicilège sous ce titre : Historiœ Andegavensis Fragmentum, per Fulconem Comitum Andegaifensium *.
Cette pièce luy avoit esté communiquée par Micliel de Marolles, Abbé de Villeloin, qui Tavoit etle du fameux André du Chesne ; et ce dernier l'avoit tirée de la Bibliothèque de M. Petau*. Mais ce morceau suffit pour donner place à Foulque parmi les Historiens de France. On juge que son stile est net et agréable ; ce qui doit faire regretter la perte du reste, qui est le principal, car il faisoit sa propre Histoire. Il y a néanmoins beaucoup de choses remarquables dans ce fragment qui est venu jusqu'à nous. Il dit que Geoffroy Grise-Gonelle fut père de Foulque Nerra ; ce qui s'accorde parfaitement avec les monuments de l'Abbaye de S. Aubin, qui assurent absolument la mesme chose. Ainsi, il faut rejetter l'auteur des Gestes des Comtes d'Anjou et les autres qui disent que Nerra fut fils de Maurice et Maurice fils de Grise-Gonelle.
C'est Rechin qui nous apprend que l'an 1096, Urbain estant à Tours, luy donna la fleur d'or qu'il portoit dans une procession solennelle ^.
Il dit encore du mal de Philippe W, car il fit cette Histoire l'an 1096 ou 1097, quatre ou cinq ans après que sa femme Bertrade l'eut quitté, après avoir possédé pendant 28 ans les Comtez d'Angers, de Tours, de Nantes et du Mans.
Il dit que ses principales villes estoient : Angers, Tours, Loches et Loudun. Le dernier éditeur des ouvrages de Hildebert dit : que la Lettre iS du i^ Livre ' de ce Prélat est écrite à Foulque Rechin, et néanmoins il la place vers l'an 1 1 23, ce qui est étrange, car Rechin mourut l'an 1 109 ; mais ce qui est plus inconcevable est que ce vieillard (•) n'a pas pris garde que Hildebert dit que le dessein qu'avoit le Comte d'aller à Jérusalem faisoit beaucoup de peine au Roy d'Angleterre et à son oncle. Or Rechin n'avoit point d'oncle maternel. 11 est évident que cette Lettre a esté écrite à Foulque, fils de Rechin, qui estoit neveu d'Amauri de Montfort *•
PIERRE DE SAUMUR, db l'obdrb db S. Bbnoist Ann. 1110. — Pierre de Saumur estoit né apparemment dans cette ville. Il prit l'habit de
I. V. la kttre et les pièces du procèe terminé vers 1107, (Bibl de l'Ecole des Chartes, axm. 1875, p. 419 et seqq. Chartes Ange», des xi« et xii« s.^ n* a 3, par Marchegay).
a. — p. 39a (I" éd.) et t. III, p. a3a (a« éd.); — D. Bouquet, Histwr. de France, t. X, col. ao3, XI, col. 137 et XÏI, col. 491.— Af«.<|]/ Vatican, fonds de Christine, n* 173,^ i à 8; — Chr,des Comtes <i'ilif/..introd., IV, pp. 46 et 365.
3. Cf. E. Mabille, Introd. aux Chr. aes Comtes d'Anj., p. XLIV ; — Mich. de Marolles la publie dans sa Traduction des Gesta, p. 88, sans en rien dire, note p. 87, non plus que dans ses Remarques,