I. G<* chron. de 7V>tir., éd. Salmon, p. X
3. Il dit 38 ans dans le Fragmentum Histor.Andeg., qui lui est attribué. {Chron, des Comtes d'Anjou, p. 38o).
3. Chron, des EgU d*Anj,; (chron, de Rainauld, p. i3), (S* Aubin, p. 38); ^ Chron, des Comtes d'Anjou, p. zSg.
4. Chron. des Comtes d'Anjou (pp. iSg, 176, 334) ;— Historiens de France, t. XII, p, 463 ; — G* Chron. de Tour. édit. Salmon, p. i35; — G*» chron, de S^ Denis, (p. i35, et p. 797, Ex îib, Hug. Flor,),
5. Chroniq. des Comtes d'Anjou^ pp. 140 et 334 et Gesta Ambœ(. Domin, p. 191.
6. ^ Ibid. ; ^ G^ Chron. de Tour., éd. Salmon, p. 136;— D*Âchéry, Spicilige, Gesta consul Andegav., t. X,p. 495.
7. — Ibid.; — — Ibid. — p. 138;— Ibid. — , Gesta — Ibid. — et Ménage, Hist. de Sablé, p. 85.
8. — Ibid., pp. 143, 193, 193; — Ibid., p. 139;^ Ibid. — , Gesta, — Ibid,— t. X,p. 498.
9. J. Maan, Eccles. Turon., part. I ; — Gaîïia christ, nov.y t. XIV, p. 63.
10. Spicileg., Elench., t. II; — Rangeard, Hist. de VUniv, d'Ang.y t. I^ pp. 31, ch. x, et 37, ch. xiii.
II. Brial, apud Rtrum gallic. script, t. XIV, p. 673 et p. 654 ; -^ Gall christ, nov.j t. XIV, col. 68.
au Pape Grégoire VII ; et cependant, il excommunia le Ck^mte, les Cluuioines de S. Martin et les Moines de Marmoutier et suspendit de ses fonctions l'EVesque d'Angers. Foulque fut cité à Lyon, et les Evesques de la Métropole voyant que personne ne comparoissoit, interdirent les fonctions Episcopales et sacerdotales à Geoffroy» Evesque d^Angerâ» et excommunièrent lei Comte et les Moines de Marmoutier, avec leurs fauteurs et ceux qui communiqueroient avec eux ^ Le Pape ordonna aux Chanoines de S. Martin de procurer le rétablissement de leur Archevesque, de luy obéir et de fuir le Comte et tous les excommuniez sous peine d'anathème *. L'Archevesque se servit d'un prestre nommé Geoffroy, qui eut un eqtretien avec Foulque, qui consentit de parler au Prélat, en sorte qu'il déclareroit d'abord qu'il avoit esté excommunié injustement et qu'il ne vouloit plus plaider avec l'Archevesque. Cette fâcheuse affaire fut terminée ainsi au mois d'octobre et Raoul rentra dans son Eglise *.
L'an 1087, Foulque, à son retour du Lion d'Angers qui avoit esté brûlé, tomba dans une grande maladie, et la famine fut grande dans tout le payls. Il fit quelques gratifications A l'Abbaye de S. Aubin *•
L'an 1090, estant A S. Maur avec son fils Geoffroy et plusieurs personnes nobles, il rendit à ce Monastère une Isle sur la Loire'. Cinq ans après il donna une partie de sa forest de Verrière, qu'on a appelée depuis le Bois l'Abbé, au monastère de S. Serge, parce que plusieurs de ses proches et des Seigneurs, ses vassaux, y estoient enterrez. Sa Lettre porte que la France estoit alors souillée par l'adultère de l'indigne Roy Philippe*. Il se plaignit en ce temps-D au Concile de Clermont^ que ce prince luy avoit enlevé sa femme et qu'il la retenoit illégitimement; mais l'an 1099, ^^^ trade adoucit si bien le Comte par ses fiateries, qu'il la reçut à Angers comme sa Reine et sa Souveraine '. Ce qui s'estoit passé, l'année 1094, avoit pu servir à adoucir l'esprit de Foulque. Car Hugue de Die, Légat du Pape Urbain II, estant venu à Saumur pour examiner juridiquement l'affaire de Geoffroy le Barbu, il reconnut par le témoignage de diverses personnes, que Geoffroy^ dans le temps qu'il fut pris, avoit esté excommunié par le Cardinal Estienne^ Légat du Pape, pour les torts qu'il avoit faits à l'Eglise de Tours et à l'Abbaye de Marmoutier ; et que pour cela ce Légat avoit donné, de la part de S. Pierre, le Comté d'Anjou à Foulque, à qui d'ailleurs il avoit esté donné par son oncle Geoffroy Martel. Ce que nous laissons examiner à d'autres. Hugue ajoute qu'il avoit appelle l'Archevesque de Bourges, avec qui il estoit allé trouver Geoffroy ; qu'ils l'avoient vu tellement insensé, qu'il eût esté absolument inutile et ridicule de luy confier le gouvernement du payls, estant devenu tellement hébété, qu'il n'avoit pas mesme voulu qu'ils le délivrassent ; qu'estant donc venus dans l'abbaye de S. Florent avec des Evesques et des Abbez, et ayant trouvé le Comte Foulque prest A satisfaire et A rendre raison de tout, ib l'avQient absous du consentement et avec l'approbation de tous ceux qui estoient présents, ayant pris des sûretez de luy ; que si son frère revenoit en son bon sens» il s'accorderoit avec luy, et qu'il seroit toujours disposé à estre jugé;
1. Baluze, Mélanges^ t. VI, p. 431 ; — Brial, apud Rerumgallic, script, t. XIV, p. 655 i^Gallia christ, nov.^ t. XIV, col. 69.
3. E. Mabille, Pancarte noire de S. Martin, p. igS ; — Mabillon, Ann. Bened., t. V, p. 176 ;— D. Liron, Singularités histor.f t. II, p. 35; — J. Maan, Eccïes. Turon, p. 249;— Blondel, de formula régnante Ckristo, p. 34.
3. V. sur ces démâlés. Notice n* CXXVIII, f^ 1 37-1 38 de la Pancarte noire de S.Martin, édit. d*Em. MabiUe, pp. i35 et 195 ; — Recueil sur S. Martin, p. i36; ^ Lesueur, n* i36, coU. Dupuy, vol. 818, f loa. — D. Hous* seau, n* 818; — GalL christ, vet. t. I. p. 76a.