‹ Bibliothèque d'AnjouChapitre 51 sur 89 · Ibid. — —, (ann. iioo), coll. 61 x · texte numérisé non relu

Ibid. — —, (ann. iioo), coll. 61 x

3. — Ibid, — vet., t. IV, col. 388 ; — L. Ernault, Marbode, sa vie, etc., p. 175 ; — Pavillon, Vie du B. R<^ert d*Arbris,j pp. 84, 545 et 556 {Preuves) ; — Labbe, t. X.

4. Gall christ nov.j t. XIV, col. 746; — Hauréau, Une élection d*évéque au XII* s. (Revue des Deux-Mondes, i« août 1870, p. 548) ; — L. Ernault, Marbode, p. 166; •— D. Chamard, Vie des 5" de VAnj., t. II, p. 141 ; — D. Rivet, Hist. ïitt de France, t. IX, X et XI, p. ago.

5. V. cette lettre: apud D. Bouquet, Histor, de France, t. XIV, p. 806; — L. Ernault, Marbode^ pp. 172-174.

6. Beaug. Hild. et Marbod» Oper., Epist. I ; — Cf. GalL christ, nov, t. XIV col. 564», 589-590, 746; — Sirmond, Oper, Var. t. III col. 748; —Rangeard, t. II p. 62; — L. Ernauld, pp. 168, 17a et note; — D. Chamard, p. 143, t. II ; — Gauf, Vindoc.^ Ep. III, 14; — Compain, Geoff. de Vendante^ p. 191.

7. Cf. Hildebert, Epist. II, 5 ; — Hébert- Duperron, p. 3o ; — L. Ernault, Marbode^ p. 167 et note 2.

8. Cf. — Ibid. — 4 ; — GauJ, Vendocin, Epist II, lib, III ; — Hauréau, Une élection d^Evéque^ pp. 556, 558.

9. V. Hauréau, loc. cit. pp. 549 et 558; — L. Ernault, p. 169.

10. (Ann. 1 102), Beaugendre, Hildeb. et Marbod. op. p. xSgo ; —Rangeard, t. II, p. 62. — Gallia christ, no», t. XTV, col. 565*.

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ce sont ses termes, qu'il s'en chargeoit. Sur quoy il dit : que Rainauld avoit fait en sorte que Marbodus n'eust pas fait en vain cette imprécation contre luy-mesme, puisqu'il s'estoit accommodé, aussitost qu'il luy avoit esté possible, avec Estienne et les autres, en leur promettant la dépouille de Marbodus^ ; puisque par un trait de charité toute nouvelle et inouïe, il avoit efifectivement fait tomber sur la teste de son ami, fauteur et bienfaiteur, la honte et la perte dont il avoit bien voulu se charger pour honorer» élever, et enrichir Rainauld, qui auroit mesme dépouillé Marbodus aussitost après sa consécration, s'il n'avoit jugé plus à propos de différer jusqu'à ce qu'il eust vu la fin du danger qui restoit encore du costé de Rome, où Marbodus alla en effet ^. Là, il n'épargna auprès du Pape ni ses prières; ni ses larmes en faveur de Rainauld. Ayant donc obtenu de Pascal la confirmation, il ne put, estant retourné à Angers, retirer du nouvel Evesque qu*une panie de la défense qu'il avoit faite, et ce fut encore avec beaucoup de difficulté '. Rainauld mesme poussa plus loin la malhonnesteté, car il prit sur cette partie le prix du cheval qu'il avoit prêté à Marbodus, qui n'alloit à Rome que pour soutenir les intérêts de Rainauld^ et qui estoit mort en chemin.

Ce qui est plus étrange, Marbodus estoit à peine revenu, que Rainauld le priva de tous les honneurs et bénéfices qu'il avoit reçus de ses prédécesseurs, c'est-à-dire de son Canonicat et de son Archidiaconé ; et il ne put obtenir ni par prières, ni en considération de ses services passez, six mois de temps, pour faire croire au public qu*il sortoit de luy-mesme, et qu*il n'estoit pas chassé ; ce que Marbodus demandoit seulement pour épargner sa honte. Lorsque ce bon Evesque, fatigué des travaux qu'il avoit soufferts, dans un si pénible voyage, et malade de fièvres, se plaignit qu'il estoit traité indignement, Rainauld le cita devant le Pape, luy, un Evesque qui avoit répandu des larmes pour adoucir ce Pontife en sa faveur, et fit effacer son nom du tableau ou Catalogue des Ecclésiastiques d*Angers, sous prétexte qu'un clerc ne peut pas posséder deux bénéfices dans deux Eglises.

Tout ce détail qui est rapporté par le bon Marbodus, dans la Lettre qu'il a écrite à Rainauld, donne assurément une fort mauvaise idée de la conduite de Rainauld, mais il est certain que cet Evesque fut touché et qu'il profita des avis salutaires que Marbodus luy donna à la fin de sa Lettre ; qu'il se réconcilia avec luy ^, peu de temps après, et qu'ils vescurent parfaitement bien ensemble dans la suite. Car nous trouvons, que l'an i io8 ou 1 109, Rainauld allant à Rome confia à Marbodus toute l'administration de son Diocèse pendant son absence *.

L'an 1104, Marbodus se trouva au Concile de Troyes tenu par Richard, Légat du Pape Pascal II •.

L'année suivante, ou en 1 106, il estoit à Nantes au mois de Janvier, et il souscrivit à une charte de Beaoist Evesque de cette ville ^.

En 1108, Marbodus accorda une grâce à Gautier, abbé de S. Serge, à Angers, à la prière de

I. D. Chamard, Vie des 5** d'Anj.j t. II, p. 144 ; — L. Emault, p. 170; — Hauréau, p. 56o.

3. L. Emault, p. 169; — Lettre de Marbode, (D. Bouquet, t. XIV, col. 806) ; — Hauréaa, p. 56o, eod. loc.

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