T. II. lib. I» segm. 48» p
5. Âmudes, App., t. V, p. 670 ; (Ms. de S. Aubin, lib. 70, n* 58, non publié par Beaugendrs). — L. Eraault, p. 334. — Rangeard» t. I, p. 47.
6. S. Ropartz, poèmes, tradnctioo, pp. so-41 ; — L. Emanlt, p. 229.
7. Biblioth. des auteurs Ecclesiast.j {Hist. des eontroy., t. II. p. 539). ~ D- Bouq. Histor. de France, t. XIV, p. 860.
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la précédente *, M. du Pin en a fait un assez long extrait ; et c'est sans raison que quelques sca- ▼ants ' l'ont attribuée à Roscelin (*)•
La troisième et la quatriètne sont écrites à un solitaire^ Supérieur de quelques hermites, nommé Ingelger ou Ingunger, touchant les Prestres qui vivent mal'.
La cinquième à Vital de Mortain, homme très-célèbre par sa grande piété. Fondateur de Savigny. Marbodus ayant appris qu'il avait fondé un monastère pour des filles, le prie d'y recevoir une pauvre orpheline, parce que quoiqu'elle sceut suffisamment la langue Latine et qu'elle désirast fort se consacrer à Dieu, elle ne pouvoit pas espérer d'être receué dans les anciens monastères ou par une mauvaise coutume on préféroit l'argent à la science et à la piété ^.
La sixième est adressée à une religieuse, nommée (^) Agénoride. Il luy donne divers conseils pour s'avancer dans la vie Chrestienne et Religieuse, sunout de conserver toujours une grande humilité ■.
Toutes ces Lettres de Marbodus sont très-bien écrites et font voir un esprit sage et modéré. Les passages de l'Ecriture et des Pères, qu'il cite, sont très bien appliquez. Pour ses Poésies, Giraldi les met au-dessous de celles de Hildebert. M. du Pin dit qu'elles ne sont pas en fort beaux vers^ ni d'un stile bien poétique, mais qu'elles sont pleines de pensées justes et solides. Il faut pourtant avouer qu'il y en a de fon belles, et que Marbodus faisoit des vers fon facilement. Vossius a fait bien des fautes en parlant de Marbodus, mais je ne m'arresteray pas à le réfuter*.
Marbodus estoit inconnu dans le monde, lorsque Ives Mahieuc, Evesque de Rennes, entreprit de le faire connoistre aux hommes dans un temps que les sciences commençoient à fleurir. Ce fut l'an i524 qu'il fit imprimera Rennes tous les ouvrages de Marbodus qu'il pût trouver dans son Eglise, chez Jean Macé, in-4« '. Cette édition a toujours esté fort rare, puisqu'elle a esté inconntie à Gesner, Simler, Possevin et aux autres Bibliothécaires *. Guillaume Cave ne l'avoit pas vue non plus» puisqu'il n'a point parlé de Marbodus» ni Paul Colomiêzi, en sorte que M. du Pin est peutestre le premier qui en a eu connoissance. Aussi a*t-il parlé assez au long de Marbodus
1. V. édition de 1534 ; Ms. de S. Victor, Bibl. nat. n* 14,470, f^ 1 17, note '•••*•, à la suite des lettres d'Hildebert et sans nom d'auteur ; — D. Beaugendre, col. 141a; — Hist. littér., t. X, p. 36i ; — Cf. L. Ernault, p. 160; — Rangeard, Hi$t. de VUntp. d'Ang., t. I, p. 54; — D. Chamard, t. II, p. i5o, note 2 ; — Ménage, Notes sur la vie de Mathieu Ménage et Hist, de Sablé^ p. 107.
3. V. notamment le P. de la Mainferme, Dissertationes in epistolam contra Robertum, 1683 ; Brevis conjutatio epistoUe a Rosceîinoy etc., tt ClypeusnasceutisFontebraldensis, etc., 1684, 1. 1, p. 67 ; — le P. Alexandre, ad XI"« et XIÏ"«, sœcuîum ; —le P. Soris, dissertation apologét. pour Robert d'Arbris., section 3, p. 53 ;— Baluse l'attribue à Hildebert.
(a) Je trouve qu'on l'a aussi prêtée à Hildebert. Ce que le P. Soris oppose à l'autorité de Marbodus ne mérite pas de réponse.
3. D. Chamard, Vie des S^ d'AnJ,, t. II, p. i5o; — L. Emault, p. i65.
4. Vital, abbé de Sarigny, mort le 16 septembre 11 33, dont Etienne de Fougères a écrit la yne^{GaUiA christ, no», t. XIV, p. 751); — L. Delisle Rouleaux des morts^ p. 393 ; — Rangeard, t. II, p. 66 ; — V. L. Emault, p. 166; ^ Onibert de Nogent, cap. i5.
(b) Cette lettre se trouve manuscrite dans la BibUothèque du ChevaUier Cotton.