V. sur cette origine L. Emault, pp
9. Cf. Balée, Scriptor, illustr, maj. Britanniof cataU, p. 154, éd. iSSg; * Polycarpe Leyser, Hist: des poètes du moyen-âge ; — Pitsée, de illustrib. Angl. script, 1. 1, pp. i85 et scqq. ; — d'Argentré, Hist, de Bret.^ t. IV ; — Ernault, p. 116.
10. Table critique des auteurs et des actes pour les SS. au x6 octobre^ col. 18. —Ernault, p. 104.
II. Il y a deux éditions : 1695 et 1707 contenant les scholies de Gronovius.
13. C'est la traduction du ms.de S. Victor (Bibl. nat. n* 14,470), reproduite par Beaugendre et Migne, qui est du XII« siècle.
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Evesque du Mans, dans un manuscrit de S* Amand: Hîldeberti Cinomanensis Episcopi, denaturis Lapidum, insigni Poêmate compasitus. (Voyez Sanderus dans sa Bibliothèque des Manuscrits des PayiS'Bas^ p. 33)^ et dans un autre qui est à Tournay (*) *.
Enfin, on trouve à la fin de la dernière édition de Marbodus, le Cantique des Cantiques^ en vers latins, sous le nom de cet Evesque, sur quoy nous pourrions dire beaucoup de choses ; mais il suffit d'observer ici que cet ouvrage est de Villerame, Abbé de Mersebourg, selon Trithème ', ou d^Eberespergue, selon d*autres« qui dédia cet ouvrage à Pempereur Henri III. Ainsi, si Marbodus a fait un ouvrage semblable, comme l'assure Sigebert', il n'a pas encore paru. Celny-ci fut imprimé à Hanau, l'an iSiS, puis à Leyde, en 1598, et enfin en i655. M. Ménage, dans ses Obser^^ rations sur Diogène Laérce * rapporte un fait de Marbodus fort singulier et qui mérite d'avoir ici sa place ; cet auteur dit : que Marbodus pour faire honneur à sa patrie, inséra dans le premier Livre de la Pharsale de Lucain, ces deux vers :
In nehulis Meduana tuis^ marcere perosus (V. 488).
AnduSfjam plaeido Ligeris reereatur ab amne.
Ce qui a porté plusieurs sçavants à croire ce fait, est qu'on ne trouve point ces deux vers dans tous les anciens Manuscrits. Mais comme Ménage ne cite aucune autorité, f/anui est)^ pour les attribuer à Marbodus, et quMl avoUe que Grotius les a fait imprimer dans son édition, ce que Schrevelius a fait aussi dans celle qu'il publia. Tan 1669, à Amsterdam, je ne vois pas pourquoy on les donne à Marbodus. Je remarqueray de plus que dans les éditions de Paris fidtes par Ascensius et Jean Petit, en i5o6 et i5f4, non-seulement on ne lit point les deux vers que. je viens de rapporter, mais mesme les deux qui précèdent, ni le suivant ; et que les anciens commentateurs d'Italie et de France de ce temps-là et du quinzième siècle n'en font aucune mention. De sorte que si les deux vers en question sont de Marbodus, on aura lieU de luy attribuer aussi les deux autres. Mais je laisse ce fait à l'examen de ceux qui voudront l'entreprendre.
Le P. Mabillon nous a donné VEloge de Milon, Moine de l'Abbaye de S. Aubin, puis Cardinal, Evesque de Palestrino et Légat en France, sous Urbain II, fait par Marbodus '. 11 ne se trouve pas dans la dernière édition. On ne peut douter que Marbodus n'ait écrit beaucoup de Lettres ; mais il ne nous en reste que six dans l'ancienne édition de Rennes*.
J'ay parié fort au long de celle qu'il écrivit à Rainauld, Evesque d'Angers, Pan 1102; il me semble que M. Dupin n'a pas bien pris son sens'.
La seconde est adressée à Robert d'Arbrlsseiles. Elle est aussi certainement de Marbodus que
(a). Le Sçavant Jésuite, Gaspar Sanctios, Espagnol, dit dans son Commentaire sur Joby qu'il y a dans ce Lhre un grand nombre de contes de vieilles et de fables ridicules.
I. V. L. Pannier sur ces ms. qui existent encore et L. Ernault, p. 104, note i,
a. De EecUsiast. scriptor., pars. I, p. 266(1497), qui ratrribue au contraire à Marbode, ainsi que la Passion de la légion Thébaine ; ^Ernault, p. S41 > — Rangeard» t. Il, p. 66.