Beaugendre, 1. III, 36 ; — Emault, p. a3o
6. S. Ropartz, Poèmes, pp. Sô-Sy; — L. Ernault, pp. 5i et S47, note 1 ; — Beaugendre, col. 1579.
7. Pavillon, Preuves de la Vie de Rob. d'Arbris., p. 84 et pp. 544 à 556, et ci-devant note 3 de la page 55 ; ^ Eniault, pp. 175-176.
66 BIBLIOTHàQUE d'aNJOU
assurer sans crainte» que M. Pavillon a fait des fautes très-grossières en cet endroit, et qu'il a eu grand tort de dire, que c'est en haine de cette déposition, que Marbodus écrivit conue Robert la lettre que nous avons. Mais je vois à présent que c^est cet auteur qui a jette dans Terreur Dom Antoine Beaugendre qui Fa suivi sans examen*, et le P. Soris, Religieux de Fontevrauld, qui n'a pas examiné la lettre de Geoffroy avec assez de soin, s'est aussi beaucoup trompé en suivant M. Pavillon».
GAUTIER, PoBTE
Outre Gautier, qui fut fait abbé de S. Serge, l'an 1 102, Marbodus avoit un ami du mesme nom, à qui il a écrit deux lettres en vers ', où il l'appelle un très grand Poëte, un Poëte redoutable. Ce Gautier demeuroit à la campagne, mais il ne s'arrestoit pas aux choses rustiques. Il passoit la plus grande partie de la journée à la lecture, et le soir il composoit des Poésies pour la postérité, qui ' ne sont pourtant pas ventles jusqu'à nous. C'estoit un juge sévère, capable de discerner le bon et le mauvais, le fort et le foible, et de faire par conséquent des retranchements dans les ouvrages de Marbodus, qui craignoit mesme sa censure. Mais Gautier jugea très-avantageusement de ce que Marbodus luy avoit envoyé; car dans sa réponse en vers, il donna de grandes louanges à son ami et le pria mesme de luy écrire plus simplement, sans rechercher avec trop de soin les beautés de la poésie.
Je ne trouve rien autre chose de Gautier. Mais comme il est manifeste que les deux Lettres que Marbodus luy a écrites, ont précédé son épiscopat, je suis aussi persuadé qu'il estoit Angevin.
Il y a dans la Bibliothèque de l'Église Métropolitaine de Tours, un volume manuscrit, qui contient les Poésies de Marbodus^ et de diverses personnes qui luy ont écrit. Ce livre est ancien de plus de 5oo ans. Peut-estre y a t'il quelque chose de ce Gautier \
GEOFFROY, Abbé dr Vendôme
Ann. 11S2. — Geoffroy, célèbre dans le douzième siècle par son mérite et ses talents, naquit en Anjou, et selon quelques-uns au Lion d'Angers '. Sa famille estoit très-noble et très-considérable dans le monde. Ménage* prétend qu*il estoit fils de Henri, Seigneur du Lion d'Angers, quatrième fils de Robert le Bourguignon, dont les trois autres estoient : Geffroy, Rainauld, Seigneur de Craon, et Robert Seigneur de Sablé. Mais cette opinion n'est pas certaine. Car l'abbé Geoffroy appelle Rainauld de Craon, son cousin, consanguineum ', aussi bien que son fils Maurice de Craon ', au
1. Non pas sans examen (V. Emault, p. 176), mais par suite d*un examen insuffisant. a. Le P. Soris, Dissertation apologét,, pp. 53-79.
3. S. Ropartz, poèmes de Marb., p. 41 ; — Beaugendre, c. 1634 ; — L. Emault, p. 46 et pp. a3i-s33.
4. Il n'existe rien dans le ms. n* 890 anc. et n« 117 nouv. de la Bibl. de Tours; mais on trouve dans celui des poèmes de Baudri (copie Salmon, cat. n*89i anc. et n* ix3i, nouv., du ms. de la Bibl. du Vatican), une poésie de ce dernier adressée, cuidamGauterio (XLll f* la) ; ^Romania, janvier 187a, n* i art. de L. I>eli8le,pp. aa-5o et 6 du tirage à part; — C. Ballu, Revue des provinces de l'Ouest, Marbode et la poésie Utinê en AnjCÊ^ novembre 189a, p. 187 et p. 19 du tirage à part.