‹ Bibliothèque d'AnjouChapitre 63 sur 89 · Epist. lib. IV, n · texte numérisé non relu

Epist. lib. IV, n

10. V. Ch. II, VI, et Conclusion de Compain ; — Epist. Gauf. Vind., ep. lib. n*4.

II. V. Compain, ch. XVIII, XIX, XX, XXI ; — Pétigny, Hist. archéol. du Vendomois, a« éd., pp. aa5 et 396 ; — D. Bouquet, Histor. de France, t. XII, p. laa; — le Continuateur d*Aimoin, liv. V,col. 5o; — Launoii, ii|9>p. III, p. 39a note 3 ; Simon, Hist. de Vendôme, t. II, pp. ioa-i63.

Geoffroy avait Pesprit vif et ferme. Ses ouvrages font voir une grande piété, une science qui n'estoit pas commune en ce temps-là et un jugement solide. Son stiie est simple et sans ornements, il est mesme rempli d'expressions Françoises. Mais il savoit bien l'Ecriture et les Canons *, et son bon sens paroist partout. Ce qui plaist particulièrement dans ses Lettres est la noble liberté de son ftme. Car il reprenoit le vice, et disoit la vérité sans avoir égard à la qualité des personnes, sans néanmoins blesser les bienséances. Sa force paroist dans la. Lettre qu'il écrivit au Pape Pascal II lorsqu'il eut abandonné les investitures à l'Empereur Henri V. Car il luy parla avec plus de liberté que son Evesque, Ive de Chartres. L'an 1 132, le Prieuré de l'Evière ayant esté brûlé, Geoffroy se rendit à Angers, pour consoler et soulager les moines dans cette calamité ' ; mais estant tombé malade, il y mourut le 26 de mars ^, après avoir gouverné l'Abbaye de Vendôme durant Sg ans.

Nous avons: 184 Lettres de Tabbé Geoffroy, dont la plus part sont écrites aux plus grands hommes de son temps * ; dix-huit Opuscules sur différents sujets • ; un Traité de l'Ordination des Evesques et de l'Investiture des Laïques^ et onze Sermons^, Le Père Sirmond a publié, l'an 16 10, tous ces Ouvrages de Geoffroy*^ qu'il avoit tirez des Manuscrits de Vendôme et de S. Pierre de la Couture dans la ville du Mans, et les a enrichis et éclaircis par de sçavantes Notes *. On peut voir ce que M. du Pin a dit des Ouvrages de Geoffroy; car il a marqué ce qu'il y a de plus considérable, et il seroit inutile de le répéter*^.

Je diray seulement que ia Lettre 4j du Livre IV k Roben d'Arbrisselles, est certainement de Geoffroy 'S et que ceux qui l'attribuent à Roscelin de Compiègne se trompent grossièrement *' ; tar la dernière partie se trouve encore dans le Manuscrit de l'Abbaye de Vendôme, dont on n'a coupé autrefois que le premier feuillet de cette Lettre^ comme je l'ay vu moi-mesme *'. Elle est aussi

I. Rangeard, t. I, pp. 49 et 63; — Hist, littér.y t. XI, pp. 137-308 et XII, p. 3o3, (itouv. édit.) 3. Gauf. Vind. epist lib. I, n* 7 ; — Compain, pp. 93-95.

3. Chroniq, des Egl. d'Anj,^ {VEsvièrCj ann. 11 33, p. 173 et 5^ Aubin^ ann. ii3i, p. 33).

4. — Ibid. — ; — Labbe, nova bibl V. I, p. 389; — Ménage, Hist. de Sablé, p. 106; —Congrès archéolog. de Vendôme, pp. 171-197 ;— V. D. Ceillier, Bibl. desEcriv, Ecclés.^ t. XXI, p. 180, etc. ; — Compain, p. 380.

5. Sa correspondance a été divisée en 5 livres par l'éditeur; V. partie apud D. Bouquet, t. XV, pp. 370-311.

6. Suivant un numérotage différent, (V. note i de la page 84), M. Compain en compte dix-sept seulement, (p. 78) et M. C. Port, (Dict. t. III, p. 678)» seize, mais on lui en attribue d'autres; —le Muséum italicum de Mabillon, (t. 11^ p. 9), pense qu'un ms. de son abbaye éuit de lui ; d'autre part, le Commentaire des Psaumes^ {Bibl. Nat. ms., 13,959, f» 79), n'est pas reproduit par Sirmond.

7. Sirmond, Oper. Gauf., pp. 369 et seqq. à la suite des Sermons; — Migne, Patrologie latine, t. 157. p. 381 ; il est adressé à Pierre de Léon.

8. Migne, t. 171, pp. 1-380 ; ^ Cf. Compain, pp. XI et 78; — Rangeard, 1. 1, p. 49.

9. Sirmond, (Sébastien Cramoisy, 16 10), Opp. Gaufred.^ réimprimés dans la Patrologie latine de Migne, t. 157, pp. 1-393.

10. Cf. Compain, p. XI (notice bibliographique) ; le Ms. de Vendôme porte le n* 793, mais ne contient que les opuscules ; celui du Mans, n* i3o, est bien plus complet.

II. Bibl. des auteurs Ecclés., t. Il, XII« s.;— V. l'appréciation de VHist. littér., t. XI, pp. 177-308 et celle détaillée de M. Compain, pp. 78-84, ch. IX.

13. Mabillon, Ann. Bened.^ t. V, p. 434; — Cf. Hist. littér., XI, pp. 190 et seqq. ; — Petigny, Robert d*Arbr. et Geof. de Vendôme^ (Bibl. de l'Ecole des Ch., III« sér., t. V, pp. i-3o) ; — Compain, pp. 39, 3o et note i.

i3. Duchesne, Bollandus, Cosnier, le C«<Bona; le P. Théoph. Renaud, dans son Trias fortium David; le P. J. de la Mainferme dans ses Dissertationes in epistol...^ brevis confutatio..., etClypeus nascentis Fontebraldensis.

14. Cf. P. Soris, Dissertation apologét., p. 34, sur l'autorité des PP. Chevillard et Passavant des Ardilliers, qui en avaient vu aussi les 3 dernières pp. ; — Ménage, Hist. de Sablé, livre III, pp. 106-107; — Le P. Marsole, de Doué, prieur de l'abbaye de Vendôme et Général des Bénéd. de S. Maur a pu, lorsqu'il compulsa le Ms. et délivra l'attestation du 3 février i653, être trompé, comme le remarquait Ménage (p. 107), et le P. Soris (p. 38), par l'absence du titre et des premières pp.

dans deux Manuscrits qui sont à Rome et à Florence*, sans parler de celuy du Mans. Geoffroy est digne de louange d'avoir donné des avis salutaires à un homme de qui on parlait beaucoup en bonne et en mauvaise part, mais qui avoit assez de vertu pour en profiter. En effet, Geoffroy n'assure rien et il fit depuis société avec les Religieuses de Fontevrauld.

La Lettre 12 du J« Livre a donné lieu à des disputes considérables. Mais cela ne regarde pas notre dessein ' et on peut voir ce que M, Balu\e en a dit dans ses Notes sur Gratien, p. 4yp ", où il accuse Geoffroy de témérité, d'avoir confondu deux choses fort différentes et d'avoir inséré deux ou trois mots dans un Canon du Concile de Clermont tenu par Urbain II, l'an logS ; mais ce dernier point paroist fort difficile à accorder avec l'équité et la candeur dont Geoffroy faisoit hautement profession et qu'on sent hautement darfs foutes ses Lettres, Ajoutez à cela que cet abbé envoya à l'Evesque Ulger une copie du Décret du Concile de Clermont. Comment donc y auroitil ajouté deux ou trois mots ? Ce mesme Ulger, Evesque d'Angers, écrivant au Pape Innocent II contre les Religieux de Vandôme, après la mort de Geoffroy, dit que cet Abbé estoit : « fort prudent, fort sçavant et éloquent * ».

On voit dans ses Opuscules que l'onction des malades précédoît le S* Viatique et qu'on ne la réitéroit pas, parce que c'est un Sacrement.

Ives de Chartres et Geoffroy II son successeur, luy ont écrit plusieurs Lettres *. Quoique Geoffroy fut en différent avec ces deux grands Prélats, il agit toujours avec eux d'une manière très-honneste et très-religieuse, et leur rendit mesme tous les bons offices qu'il pût dans les occasions qui se présentèrent*. Il prévenoit tous ses amis dans le besoin avec autant d'affection que de générosité.

Le sçavant Cardinal £onâ appelle Geoffroy «un homme d'une piété et d'une doctrine très éclatante'. »

Geoffroy parle dans une de ses Lettres d'une inondation du Loir qui fit beaucoup de mal à son Abbaye ; car il perdit une partie de ses livres et il fut obligé de transporter à Angers, dans son Prieuré de l'Evière, les Privilèges et les autres originaux, qui y demeurèrent plus de trois ans".

RAINAULD II*, Evesque d'Angers, Archevesqub de Reims Ann. 1187. — Rainauld de Martigné, fils de Brient, Seigneur de Martigné, qui a donné appa-

1. Chez les Cordeiiers de S** Croix de Florence; — Cf. le P. Soris, pp. 42-43 ; — V. Ménage, p. 107, qui signale le premier ce ms.; — Sirmond déclare avoir suivi le ms. du Mans parce que celui de Vendôme n*en contenait qu*un fragment (Prœf, ad Goffred, Vindoc.)

2. Question du Rachat des autels; D. Liron Tarait déjà traitée dans ses Singularités histor, et littér.y 1738, t. I, p. 392 ; — Hist. littér, de France, t. XI, p. 204 et XII, p. 3o2. — Collect. Fontaneau, t. XXVII, Ms, lat BibL Nat., 18,^02, fo 81 r»«; — D. Bouquet, Histor, de France, t. XV, p. 19; — Acta pontif, roman, inedita, Pflugk, t. I, pp. i32, 140; — Compain, pp. 184-187.

3. V. aussi le t. XLVIl^ f* 235, v«, où il accuse Yves de Chartres de vouloir modifier le Concile de Clermont à son profit.

4. Balluze, Miscell,t. III, i5;— Migne, Patrologie lat,, X, 180, col. 1649; — Trcsvaux, Hist, de V Eglise d'Ang.y 1. 1, n« 36, AppenJ., p. 5 1 1 .

5. V. Iv. Carnot, apud Migne, t. 161, col. 204, {Epist. 195); — Launoii Opp, III, p. 376; — la correspond. d*Yves de Chartres, notamment la !•• lettre du Ms. de la Biblioth. de Chartres, i* sér, n* 19 ; — Lucien Merlet, Lettres d'Yves de Chartres, p. 4 ; — Compain, ch. XVIII, pp. i53-i83.

6. Il représenta sans doute Yves, à Rome, en iio5, (Ep. 5, lib. II), et il s'employa à le réconcilier avec le Primat des Gaules, Tarchevôque de Lyon, {Ep, Gauf, Vind, lib, II, n« 18); — Foucault, Essai sur Yves de Chartres^ d'après sa correspond,^ p. 67; — Ep. lib. II, n« 3o ; — Compain, pp. 178, 182 et note 3.

7. V. cette appréciation dans la Brevis confutatio du P. de la Mainferme, p. 7.

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