‹ Bibliothèque d'AnjouChapitre 70 sur 89 · GalL christ, vet., t. IX, col. 83 d · texte numérisé non relu

GalL christ, vet., t. IX, col. 83 d

3. V. Charte XL, ad Instrument.^, Gallia christ, vef., col, 43.

4. Gall. christ, vet., col. 83* (ann. 1127) et ch. XXXV et XXXVIII, ad Instrumenta; (S** Marthe, col. 40); >- Marlot, t. II, pp. 867 et 11 36.

5. — Ibid. — t. II, p. 390 ; — Rangeard, Hist. de VUniv. d*Ang., t. I, p. 56.

6. Cf. Necrologium Remens; — Gallia chr. vet. {ann. 11 38), coll. 83 et 84; — Baronius, ad ann. ii3i.

7. C'est le nom qu'il prend lui-même dans l'épitaphe qu'on lui attribue, (Gall. chr. vet., col. 83).

8. Chroniq. des Comtes d*Anj., pp. 143 et 335 ; — d'Achéry, in-4% X, 498 ; — in-f», 262.

9. Chroniq. des Egl. d'Anj. (S^ Florent), p. 190, et Gesta Amba:(. domin., p. 195; — Chron. des Eglises d*Anj. p. 424; — Salmon, Chron. de Touraine, p. 190.

10. Cf. Gesta Consulum, {Chron. des Comtes d'Anj., p. 143 et p. 36 1).

11. Cf. Gesta Consul. {Chron. des Comtes d'Anj., pp. 144- 1 5 1) ; » le moine Jean parait avoir emprunté à quelqu'autre ouvrage tout le récit de cette victoire dont ne parle pas Thomas de Loches {Chron. des Comtes d'Anj., pp. 335-336). — Les Chroniq. des Egl. d'Anj. mentionnent seulement le siège d'Alençon,en iii8;(St Aubin, p. 32).^ La Chron.

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moire ; car Henri estoit très-puissant, très-Iiabile et avoit une forte armée quMl commandoit luymesme.

Foulque, dès Tan 1 109, épousa Aremburge, fille d'Helie de la Flèche, Comte du Maine * ; celuyci estant mort l'année suivante, Foulque joignit cette Province à TAnjou et à la Touraine '. Il eut deux fils de sa femme : Geoffroy le Bel ou Manel, qu'on surnomme ordinairement Plantegenet, je ne scay pourquoy, et Helie ; et deux filles : Mathilde, qui fut donnée en mariage à Guillaume Adelin, fils de Henri, Roy d'Angleterre, et Sibille, qui épousa Guillaume Cliton, fils de Robert, Duc de Normandie, mais en ayant esté séparée parce qu'ils estoient parents, elle fut mariée au Comte de Flandre '. Mathilde ayant perdu son mari qui se noya en passant en Angleterre, prit le voile dans l'Abbaye de Fontevrauld et en fut depuis Abbesse ^.

Foulque eut un différent avec le Roy Louis le Gros, qui l'avoit privé de la Sénéchaussée de France, ou de la dignité de grand maistre de la maison du Roy, et l'avoit donnée à son préjudice à Anselme, puis à Guillaume de Gaslande ; car le Roy lui ayant demandé le service qu'il luy devoit, dans une guerre contre Henri !«', Roy d'Angleterre» le Comte le refusa, parce que le roy l'avoit déshérité et dépouillé de sa dignité. Louis envoya au Comte, Amauri de Montfort, son oncle, afin d'accommoder cette affaire. Foulque de son costé députa au Roy, Hugue de Qeers, Chevalier. Il alla ensuite luy-mesme trouver le Roy et l'affaire fut terminée. Depuis ce temps Foulque rendit plusieurs services au Roy *.

L'an 1 1 2 1 , Foulque et sa femme Aremburge, voulant imiter la piété de leurs ancestres, fondèrent l'Abbaye du Loroir, de l'Ordre de Cisteaux, dans le Diocèse d'Angers •. Nous avons de ce Comte une Lettre à Geoffroy, Abbé de Vandôme, présent à Tours. Elle fut écrite dans cette ville, l'an

de Tour., édit. Salmon, p. 61, dit: c Ipse pero Fulco sœpe vidt Henricum, regem Angliœ in prœîio, » Les historiens anglais, notamment D. Hume, rapportent qu'un accord s'établit entre Louis le Gros et Foulque et qu'une nouvelle guerre s'alluma en Normandie (ann. 1 1 18), où il ne se passa rien d'éclatant. (V. Orderic Vital, p. 834 et Chron. Moxon.y p. aaa).

1. Chr.des Comtes d'Anj.^ pp. 143-334-335 (ann. 11 10), pp. aoo et 36i;— Salmon, Chron, de Touraine, pp. 63 et i3i.

2. — Ibid. — p. aoo. — Chron. des Egl. d'Anj., (S* Aubin, p. 3i); (S* Serge, p. 143) ; (S* Florent, p. iQo*; ^ y Grandet, Revue d'Anj., i855, p. 36g; — de Montzey, (Hist de la Flèche et de ses seigneurs), t. î, p. 56; — Bernard du Haillan, Hist. som^ des Comtes d'Anj., pp. 90 et 98 ; — Castonnet des Fosses, le Royaume de Jérusalem, p. 7.

3. Chron. des Comtes d'An}., p. i5i et pp. 153,334; — àt Montzey, Ibid. t. l, p. 100; — Rangeard, t. Il, p. 61 ; — Salmon, Chroniq. de Tour. (pp. 61 et i3i}; —Orderic Vital, Histor. Norman, script., p. 838; — de Montzey. Ibid., t. I, pp. II 3-1 14.

4. Chron. des Comtes d'Anj., p. 1 53 ; — A. Parrot, Mémorial des Abbesses de Fontevrault, p. 1 18, note a ; — l'abbé Edouard, Fontevrault, 1. 1, ch. II, p. 301.

5. V. Traité de la mairie et sénéchaussée de France, attribué à Hugues de Clères. (Ms. Bibl. nat. f«« latin, n* 3839 a), et reproduit par J. Sirmond, notae ad cpist. Goff. abbat. Vindocin, lib. V, p. 98 ; — Duchesne, Franciœ scriptor., t. IV, p. 438 ; — Baluze, MiscelU, L IV, p. 479 ; — D. Bouquet, t. XII, p. 493 et Chroniq. des Comtes d*Anjou, p. 385, sous le titre : De majoratu et senescalciâ Franciœ, comitibus Andegav. collatio. On a contesté son authenticité, (E. Mabille, Introduct. aux chron. des Comtes d'Anj., t. V, pp. 49-52, A. Luchaire, Hist. des instit. monarch., t. I, p. 176, et Pinard, Chronolog. militaire, t. I, p. 49), c parce que son auteur eut été trop jeune pour < remplir cette mission, attendu qu'il ne figure pas ici, aux chartes avant 1 143 et qu'aucun chroniqueur, avant c Henri II, ne fait mention de la qualité de sénéchal donnée aux G>mtes d'Anjou et revendiquée. » C'est une double erreur ; il existe une charte antérieure à cette date à laquelle il signe (Cauvin, Géographie du Maine, p. 76) ; en outre, Robert du Mont qui vivait au XII* s., (sa chronique est antérieure à 11 54), y fait plusieurs fois cette constatation, notamment quand il parle de Raoul de Péronne et du traité de Montmirail; — V. les auteurs de V Histoire littér. qui reconnaissent l'authenticité de la 3* partie du récit et de la négociation de Hugues Clées.

6. J. Grandet, N.-D. Angevine, p. 491 ; — Hiret, Des Antiquité^ d*Anj., i" édit. pp. lao-iai ;— P, Rangeard, Hist. de VUniv. d*Ang., t. I, p. 37.

BIBLIOTHEQUE dVnJOU

II 24, en la seconde Indiction, le 25 de Novembre, dans la Tour du Comte. Elle est au nom de Foulque, de sa femme Aremburge et de son fils aîné Geoffroy. C'est une Donation quMl fit au Prieuré de l'Evière, où son père estoit enterré, des eaux et de la poche dans la rivière de Mayenne, depuis les murs de la ville d'Angers jusqu'à la Roche de Chance, et il demande : i<* qu'on fasse son anniversaire, celui de sa femme et de son fils, tant dans T Abbaye de Vandôme que dans l'Eglise de l'Evière, comme ceux des Abbez ; 2^ que l'on fist une tombe sur le tombeau du Comte Foulque Rechin^ qui estoit enterré à TEvière, aux dépens des Religieux, aussi belle pour le moins que celle du Comte Helie qui estoit enterré dans le Monastère de la Couture au Mans ; 3<» que l'on feroit aussi l'anniversaire de leurs pères et de leurs mères ^ Cette Lettre fut signée par les intéressez et plusieurs Seigneurs.

La Comtesse Aremburge mourut, l'an 1 1 36 ^ ; et le suivant, Foulque estant à Baugé, déclara, par un acte authentique, que sa femme estant au lit de la mort, l'avoit prié de donner au Monastère de Fontevrauld, pour faire son anniversaire perpétuel, l'obole quMl s'estoit réservée sur le Pont de Chinon et l'Ecluse que la Reine Bertrade, sa mère, avoit fait faire sur la Vienne. C'est ce qu'il fit avec le consentement de ses fils, Geoffroy et Helie. Cela fut fait en présence de Petronille, Abbesse de Fontevrauld, qui receut l'acte et de Dom Jean, médecin. Abbé de S. Nicolas'.

Orderic Vital rapporte, sur l'an 1 1 20, que Foulque songea à faire pénitence des crimes qu'il avoit commis ; que dans ce dessein, ayant laissé le gouvernement de ses Comtez à sa femme et à ses deux fils en bas âge, il estoit allé à Jérusalem où il estoit resté quelque temps parmi les Chevaliers du Temple, et qu'avec leur permission il estoit retourné en France et qu'il s'estoit fait leur tributaire en leur promettant trente livres Angevines, tous les ans*. Jean, Moine de Marmoutier, qui est certainement l'auteur des Gestes des Comtes d'Anjou ne dit rien de cet (■) événement* non plus que la Chronique de Tours*, Il est mesme difficile de l'accorder avec le portrait que cet Historien fait de Foulque, et avec la fondation de l'Abbaye de l'Oroir, faite par Foulque, Tan 11 21 '. Trois ans après il assiégea Montretiil, place très-forte et la prit*.

I. D. Martène, Thésaurus anecdot t. I, p. 358 ; ~ Compain, Geoff. de Vend,^ ubi suprà, p. laa, (ann. 1124). a. Chroniq. des EgU d'Anj., pp. 33 et 190, {ann. iiaS) ; — J. Grandet, {rev. d'Anj.^ t. I, i855, p. 372). — Castonnet des Fosses, loc, cit, p. 8.

3. Ex. cartulario Fontis-Ebraldensi, n«570, p. 254 ; — J. Grandet, ( — Ibid. , — p. 371). — Cf. Tabbé Edou&r dy Fontevraultf p. 178, t. I; ^ D. Lobineau, /preuves de Vhist. de Bref., p. a8i, ch. de 11 39.

4. Oderic Vital, Histor. norm. script, (coll. Guizot, 1. XII, pp. 363-364); — E. Pavie, V Anjou contre VIslamisme, p. 16. B. Roger, Hist. d'Anjou, p. 232; — Castonnet des Fosses, le Royaume de Jérusalem, p. 7.

(a) Guillaume de Tyr en fait mention, mais un peu diversement (M; la Lettre i3 du !•* Livre d'Hildebert {^conûrme ce que dit Vital. Mais je ne scay si Foulque exécuta sa résolution. J'ay de la peine à le croire.

5. Il ne mentionne que la désignation de son choix, comme mari pour sa fille, après son veuvage, pour répondre à la demande de Beaudouin, encore tout le récit de la vision de Tours est-il emprunté à Gautier de Compiègne. {V, Chron. des O^d'Anj., pp. i3a-i53, et Spicilég. de d'Âchéry, Gesta Cons,^ i** éd. 1. 1. X, pp. 498-505, cap. la.

6. Elle constate seulement rélection de Foulque au trône de Jérusalem après la mort de Beaudouin, {G** chron. de 7oi/r., éd. Salmon, p. i32, ann. 11 38).

7. Cf. — G^ chron. de Touraine p. i3i, où il faut lire: Loratorii, (Louroux); — Hiret, ^^5 antiquité:^ d'Anj., p. 121, dit : a de l'Oratoire ou d*Oulerous » ; — V. Rangeard, Hist, de l'Univers., t I, pp. 86-87, ch. XLV; — B. Roger, Hist. d'Anj., pp. a32 et i5. — J. Grandet. N.-D. Angevine, p. 491

8. (Ann. 11 24), Chr. des Comtes d'Anj,, p. 144; — Chr. des Egl, d*Anj, (S* Serge, p. 144; — S* Florent, p. 190 ; — S' Aubin, p. 32) ; — Salmon G*» chron. de Tour., p. i3a ; — B. Roger, ibid., p. 220.

fi.) Gnill. d« Tyr, Hist, des Croisades, (coll. Guixot, t. XVI, p. 3 19).

(3.) Cette lettre adressée suivant les auteurs de VHist, littir., t. XI, p. 385, i Foulques, serait de Ii3i ou Ii33 et non ii33 ^ elle aurait eu pour deatinatair» soa fils, Geoffroy la Bel (D. Bouquet, t. XV, p. 33?).

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L'an 1127, Baudouin du Bourg, Roy de Jérusalem, lui envoya un Député pour luy offrir sa fille aînée, Mélisende, en mariage, et la couronne après sa mort. Foulque accepta la proposition et il partit, Tannée suivante, et il arriva au Port d^Acre avec une belle et nombreuse compagnie de noblesse et un équipage qui surpassoit les richesses ordinaires des Roys. Il épousa la princesse avant la feste de la Pentecoste, et» le Roy Baudouin leur donna Tyr et Ptolémaide, pour en jouir pendant sa vie *. Baudouin estant mort. Tan 1 13 1, il luy succéda' ; Guillaume de Tyr s'est trompé quand luy a donné plus de 60 ans, lorsqu'il monta sur le trône, car il n'en avoit que 41 '. Il fut sacré et couronné par Guillaume, Patriarche de Jérusalem *. Orderic Vital Taccuse d'avoir manqué de prudence pour prévoir l'avenir, et de s'estre uop hâté de changer l'état des affaires, les gouverneurs et les autres dignitez '. Mais Guillaume de Tyr luy est beaucoup plus favorable et nous apprend qu'il fit plusieurs grandes actions, qu'il avoit des qualitez vraiment royales et qu'il laissa le royaume en bon état, aussi bien que la principauté d*Antioche qu'il défendit courageusement contre les Sarrazins *. Il mourut au mois de novembre l'an 1 142 '. Il laissa deux fils : Baudouin, âgé de i3 ans et Amauri qui n'en avoit que sept *.

HAMELIN, EvESQUE db Rennes

Ann. 1141. — Il est tout-à-fait vrai-semblable que ce Prélat estoit Angevin de naissance. Il estoit moine de l'Abbaye de S. Aubin lorsqu'il fut élu Abbé, l'an 11 19, après la mort d'Archembauld •. Il gouverna ce monastère jusqu'à l'an 1 127, car il fut élu et consacré Evesque de Rennes, en cette année, au mois de May *•. Geoffroy, Abbé de Vendôme, fait mention de l'abbé Hamelin dans le J« Livre de ses Lettres^ {Epist. lo^ii). Il luy écrivit aussi la lettre 12 du 4^ livre^ à l'occasion d'un particulier nommé Alberic et de son fils, Payen **. Le Père Sirmond a cru que ce Payen, fils d'Albéric, est le mesme que Payen d'Aleric, que Tabbé Geoffroy recommanda au Pape Pascal II *'. Mais cette opinion est absolument fausse et insoutenable ; car Payen, fils d'Albéric, estoit un moine du Monastère de Craôn, qui en estant sorti furtivement, s'estoit retiré à S. Aubin, où Hamelin estoit abbé, c'est-à-dire après Tan 1 1 19, au lieu que Payen fils d'Aleric estoit un ancien moine de S. Aubin, qui avoit esté élu, l'an i io6. Abbé de ce Monastère avec Archembauld, dont le parti avoit prévalu ; voilà deux hommes bien différents, et le P. Sirmond a grand tort de prétendre qu'il

ï. Chron, des Comtes d'An},, pp. 162, ao5, 238, 336 ; — i55, 208, 235 ; — Chron. des Egl. d'Anj,, pp. 33, 16401 191, (ann, 1129); — O chron, de Touraine pp. i32-i33; — Guill. de Tyr, Hist, des Croisades, pp. 3o2-3o3 ; 319- 320 ; — E. Pavie, loc. cit. p. 17 ; — Castonnct des Fosses, ubi suprà, p. 9.

2. Ann. 1 1 18, d'après la Chron. de S* Maixcnt, (Chron, des Egl, d*Anj,), et ann, 1 163 d'après celle de S* Aubin (eod. loc.^; — Chr. des Comtes d'Anj,, pp. 1 55-336; — G** chron, de Tour,, p. i32 (ann. 1128).

3. Guill. de Tyr lui donne 60 ans parce qu'il adopte pour sa mort, Tan 1 162, (4 des ides de février}^ 1 163 N. S.

4. Le 14 septembre 1 i3i ; — Cf. Chron. des Egl d'Anj., (S* Florent), p. 191 ; — E. Pavie, îoc, cit. p. 17, note 2 ; — J. Grandet (Revue d'Anjou, i855, 1. 1, pp. 372-373) ; — Hiret, des Antiquitejç d'Anj., p. 121 ; — B. Roger, p. 234.

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