‹ Bibliothèque d'AnjouChapitre 71 sur 89 · Chron. des Comtes d'Anj., pp · texte numérisé non relu

Chron. des Comtes d'Anj., pp

9. Gall, christ, no»., t. XIV, col. 614, cap. XXIII; — D. Morice, Preuves de V Hist. de Bret., t. I, col. 540.

I o. Le 1 5, d'après la chronolog. de S* Aubin ; --Chron. des Egl d'An)., p. 33, (ann. 1 1 27) ;— Gall christ, nov,, Ioc. cit., col. 748; cap. XXI, et vet. p. 927 ; — P. Rangeard, Hist. de VUniv. d*Ang. t. L p. 96. IX. Gauf. Vindoc. Epist. lib. IV, n» 12; — V. Compain, Geojfroi de Vendome,pp. 48, 71, 72. 12. V. cette lettre, Annal bened. Append. V. 675 ;et Epist. Gauf. Vindoc., lib. I, n»« 5 et 6.

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faut lire partout Payen d'Alberic, et que le nom d'Aleric est une faute de copiste. Car outre la preuve que je viens d'apporter, fondée sur la différence des temps et des caractères de ces deux PayeUy nous lisons encore dans la lettre de Pascal II : « Payen d'Aleric » ; de sorte que le nom d'Aleric se lit constamment partout lorsqu'il s'agit de ce Payen qui fut élu abbé de S. Aubin par une partie de la communauté» l'an i io6 *.

Hamelin gouverna l'église de Rennes environ quatorze ans, estant mort au mois de Février l'an 1141*. Il fonda le Prieuré de S. Michel dans le chasteau de Rennes. L'an iiSo, il permit un duel entre Mainguenoc, fils d'Even^ et Ive, fils d'Hamelin, petit-fils de Gautier Croisnard. L'Evesque Hamelin l'a décrit luy-mesme et l'accord qui fut fait ensuite dans une Relation ou Lettre qui a esté donnée au public par le P. Sirmond dans ses Notes sur le 3* Livre des Lettres de Geoffroxy Abbé de Vendôme, {JEfist, 40) •.

L'an II 32, Hamelin restitua aux Religieux de l'Abbaye de S. Melaine de Rennes, TEgllse de Vitré, dont les Chanoines qui en avoient esté chassez par Marbodus, s'estolent emparez et ce Prélat en fit un Ecrit public qui se trouve *.

ULGER, EvESQUB d'Angers

Ann. 1148* M. Du Pin n'ayant donné que dix ou douze lignes à ce grand Evesque et ne l'ayant pas fait connoistre autant qu'il le mérite, je veux tâcher d'éclaircir ses actions en recherchant ce qui nous reste de luy '.

Il se présente d'abordfune difficulté ; scavoir : si pendant qu'Ulger a esté Evesque d'Angers, il y a eu un autre Ulger, Maistre de l'Ecole de cette Eglise, et successeur de l'Evesque Ulger, qui a eu cet emploi avant son épiscopat. II semble qu'il y a preuve pour faire cette distinction, s'il n'y a point faute dans une Lettre qui porte le nom d'Ulger, laquelle Jean Picard, Chanoine Régulier de S. Victor de Paris, a publiée dans ses Notes sur la Lettre 200 de S. Bernard^, Il est nécessaire de la rapporter :

c Ulgerius, Dei Gratid Magister Scholarum Andegavensis Ecclesiœ, Hilario dilectissimo... me • siquidem diutinœ paupertate laborantem^ et onus penuriœ meœ utcumque sustinentem^ tandem c divinœ misericordiœ respexit, quœ magisterium Scholarum B. Mauriciiper Z>. Ulgerium Epis^ « copum mihi bénigne contulit. Vos autem scitis quanta sit dignitas illius honoris, et quantus sit a redituSj minime ignoratis '. »

Picard a inféré de là que le premier Ulger ayant esté fait Evesque, donna la dignité de Maistre de l'Ecole d'Angers, qu'il avoir possédée, à un autre Ulger qui a écrit cette Lettre. Mais du Boullay * prétend qu'il y a faute dans cette Lettre^ et qu'il faut lire non per D. Ulgerium mais per D. Rainaldum Episcopum. De sorte que selon cet auteur, Ulger qui n'estoit qu'un pauvre écolier, devint par son esprit et par son application à l'étude un Docteur très-célèbre de l'Université de Paris, d'où Rainauld, Evesque d'Angers, le fit venir et l'établit Maistre de l'Ecole de son Eglise.

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