‹ Bibliothèque d'AnjouChapitre 74 sur 89 · Ibid. — n* 27 et n · texte numérisé non relu

Ibid. — n* 27 et n

8. V. Lettre 340 de S* Bernard à Innocent II, n* XII ; - Tresraux. Hist. de VEgl. d'Ang.^ 1. 1, iPièces justiflcat. Append.f p. 439).

9. Jransaction de 1 136, (Sirmond, t. III, n* 212) ; — ImenU des ch. de la Trinité^ (• VIII, t«, n* II.

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nature *. Mais il s'y passa de grandes violences ; on abadt et renversa les maisons, on ravit et enleva les biens de ceux qui soutenoient le droit des Religieuses. La fameuse PetronlUe de Chemillé, qui estoit abbesse de Fontevrauld * ne demeura pas les bras croisez à ces nouvelles. Le Pape» le Légat, S. Bernard, Pabbé Suger, y furent intéressez. L'abbé de Clairvaux écrivit à Ulger sa lettre 200j où il le reprend fortement de ce qui s'estoit passé'. Il dit que le grand nom du Maisue ou Docteur» Ulger, ne l'arrestera point. A la vérité il ne voulut point juger du fond de l'affaire ; mais il croyoit que l'Evesque devoit faire cesser le scandale qui en naissoit, et vouloit mesme qu'il n'eût point de procès : ce qui est un peu extraordinaire eii ce siècle là. Cette Lettre fut écrite, l'an 1137, selon M. Pavillon ^ ou trois ans plus tard, si on en croit le P. Mabillon *• Ulger disoit qu'il n'estoit pas cause du scandale qui estoit arrivé. Mais S. Bernard prétendoit que cela ne l'excusoit pas. Ce procez obligea Ulger de faire plus d'une fois le voyage de Rome. Car Innocent II et Lucius II s'estoient assez déclarez en faveur des Religieuses ; c'est pourquoy on doit bien remarquer que S. Bernard lotie la constance de l'Evesque d'Angers qui n'avoit point voulu céder ce qu'il croyoit estre de son droit, mais aussi ce S^ Abbé pensoit qu'il y avoit plus d'opiniâtreté que de véritable fermeté.

Comme nous n'avons point les réponses d'UIger, nous ne scavons pas ce qu'il ailéguoit en sa faveur, et nous ne pouvons pas par conséquent en juger avec assurance*. Nous scavons qu'Ulger estoit à Rome, l'an i iS/» pour cette affaire ' et qu'Innocent > le menaçoit, s'il demeuroit endurci dans son opiniâtreté, de luy faire sentir la puissance de S. Pierre et la sienne. Il exécuta sa menace, car il suspendit le bon Evesque d'Angers des fonctions épiscopales '. L'année suivante, Ulger envoya des personnes à Rome avec une Lettre, par laquelle il faisoit scavoir au Pape, qu'il avoit voulu restituer, selon sa conscience, ce qui avoit esté enlevé aux religieuses de Fontevrauld mais qu'elles avoient refusé de l'accepter. S. Bernard, qui avoit apparemment esté instruit du fond des affaires, écrivit aussi à Innocent*, que si Ulger exécutoit ce qu'il avoit promis, on devoit le rétablir dans la plénitude de la grâce et de son Ministère, ajoutant que sa vie sainte et sa doctrine rendoient sa vieillesse respectable. Le Pape le rétablit en effet dans ses fonctions, et renvoya le

1. Mignc, Patrologie UOinêy t. CLXXIX, col. jS; — D. Chamard, Vie des 5*» de VAnj.j t. II, p. 55 «note 2; — MabiUon, Ms. Bib. d'Ang., n» 792; — Rangeard, 1. 1, p. 97 ; — D. Bouquet, t. XV, p. 419, note c ; — Rép.archéol. d'Anj.^ juin x86i, p. 164; — G. Malifaud, Vabbaye de Fontevraud, 1868, p. 25 et note i ; — Tabbé Edouard, Hist. de Fontevrauît, t. I, p. 186 et note 2.

2. Abbesse de 1 1 09-1 149, Cartul. du P. Lardier ; — V. D. Chamard, t. II, pp. 47-^^ î — Ménage, Hist. de Sablé, pp. ii3 et 126; — A. Parrot, Mémorial des abbesses, pp. 88 et 100; — C. Port. DicL t. I, p. 673; — PaviUon, Preuves de la Vie de R. d'Arbrissel^ P« 78; — Revue d*Anj., p. 187 (1854).

3. D. Bernard, Epist n« 200 ; — V. cette lettre dans Mabillon et Tresvaux, Hist de VEgl d'Ang., t. I, Append. n« XI, p. 437 ; — D. Chamard, loc. cit., p. 56 et Tabbé Edouard, 1. 1, p. 187 ; — D. Bouquet, t. XV, p. 408.

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