‹ Bibliothèque de feu m. A. RochebilièreChapitre 4 sur 150 · PRE! \ < I · texte numérisé non relu

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De ce côte, s'ouvre pour la bibliophilieun vaste champ, fertile en découvertes , terrain nouveau ou nous avons fait ample moisson et où d'autres moissonneront encore après nous.

Puissamment aidé par les notes de M. Rochebilière, auxquelles nous avons ajouté nos observations personnelles, nous avons pu donner autre chose qu'un simple catalogue banal, et nous avons rédigé un livre de renseignements bibliographiques avec les éclaircissements indispensables en pareil cas, accompagnés d'indications aussi exactes que possible.

Ces développements paraîtront parfois un peu longs ; mais nous ne pouvions ccourter certaines descriptions sous peine d'être taxés d'inexactitude ; nos notes sont purement bibliographiques, et au point de vue de l'histoire littéraire, il n'a pas dépendu de nous que nous fussions plus brefs que nous ne l'avons été. Nous n'avons fait que le nécessaire, mettant de côté la question commerciale, que nous avons laissée dans l'ombre, la spéculation étant complètement étrangère à la vente de cette bibliothèque.

Une faudra donc point juger de la valeur

vénale d'un article «.le ce catalogue d'après rétendue de la note qui lui aurait été consacrée. Certaines descriptions de livres

ne payeront pas leur part proportionnelle de trais d'impression, tandis que d'autres

plus simples produiront des prix largemem rémunérateurs. Qu'on ne se tasse pas d'illusions sur ce point, nous savons tré

que tel auteur est plus a la mode que tel autre, qui a tOUt autant de valeur littéraire. Le publie sera juge; nous n'avons

E préférences a lui imposer. Tout ce que nous pouvons dire, c est que 1

ut sauront profiter des bonnes fortunes que leur offrira une vente faite franchement et sans réserve . et tout le monde pourra, selon ses ressources, prendre part a ce festin littéraire.

Nous ne signalons donc pas tel article plutôt que tel autre, suivant l'usage. On saura bien trouver des curiosités de premier ordre, telles que les ('.mites Fontaine de r665, les Fables dt I - Fontasn tous les cartons . le Re

merctmeni au Roi de Molière . l'édition de Molière de 1682, avec la Scène du Pauvre sans aucun retranchement, le La Oraison funèbn

l'KKl

Je De Cornet, l'un des premiers essais de Bossuet, etc., et bien d'autres encore. Le catalogue est assez détaille pour dispenser de toute recommandation, et la manière dont il est disposé chronologiquement par auteur, permet d'embrasser d'un coup dH.il les raretés de telle ou telle série, sans qu'il soit besoin d'en faire la nomenclature qui, du reste, serait trop longue.

Les livres sont dans leur état naturel, et s'ils ne brillent pas par l'éclat de l'or et du maroquin, ils ont au moins le mérite d'être purs de toute fraude et de toute sophistication. Certains, malgré leur humble apparence, trouveront grâce devant les bibliophiles les plus difficiles et seront appelés à de hautes conditions.

Charles Nodier, académicien et bibliophile, écrivait, dans ses Mélanges tires d'une petite bibliothèque, ces lignes qui sont encore de circonstance : « La réunion des éditions originales de nos classiques est un genre de collection encore peu à la mode et qui fixera tôt ou tard l'attention des amateurs les plus délicats. Qui pourrait dédaigner ces titres de notre gloire littéraire, dont les moindres variantes, inesti-

ma blés aux yeux du goût, févèlem les secrets les plus intéressants de la composi- • les développements du génie éclairé par L'expérience et mûri parle temps

Comprenant l'importance de ce genre de recherches, M. Rodiehilière, quoique sans fortune, s'était déjà mis a l'.euvre. Il serait a désirer qu'il trouvât aujourd'hui des continuateurs dans la voie qu'il s'était tracée.

Et maintenant que les richesses littéraires qu'il avait accumulées sont être dis- SS aux enchères, qu'elles soient recueillies avec tout l'intérêt et le respect qu'elles méritent !

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