PRÉFACE
Je ne dis rien du profit que l'<>n peut faire en comparant les édition*.
Il est -i erand. lorsque c'ect un habite
homme qui a exact en.
\ collection de M. Rochebilière
est d'une nature trop spéciale pour pouvoir être traitée C§KiS4 comme les bibliothèques que .nd aux enchères à tout moment, et que Ton présente au public dans Tordre :ré des cinq grandes divisions bibliographiques.
Réunir les textes originaux de nos élastiques français, suivre le développement, les modifications les plus diverses de la
pensée des auteurs, éclairer leurs œuvres le
plus possible de la lumière du temps en les accompagnant de documents authentiques, tel avait été le but arrêté, la préoccupation constante de M. Rochebilière.
A ce point de vue, sa bibliothèque, commencée patiemment, choisie avec tact, enrichie de trouvailles inespérées, avait fini par devenir un véritable musée littéraire.
« C'était le dix-septième fait horr^me et bibliothécaire, » a dit spirituellement dans le Livre, un de ses collègues. M. Lorédan Larchey. Tous les auteurs du grand siècle, il les possédait dans leurs éditions du temps. « Il ne s'était pas contenté, ajoute M. Larchey, de les aligner sur les rayons, il les avait lus, relus, épluchés.... de la bonne manière, car c'était un critique implacable. Son recueil & errata est immense.... Il y a là de quoi faire le désespoir des éditeurs passés, mais aussi la joie des éditeurs futurs.... Il n'en est gueres et des meilleurs qui n'aient frappé à sa porte. Walckenaer le consulta pour ses éditions classiques. Basse, pour son Pascal, Gilbert, pour son Vanvenargues , Monmerqué, pour ses Lettres de Af,ne de Sévigné, etc.... Tous ces consulteurs ont disparu et c'est l'arsenal où
it leur consultant qui va se dis]
Disloquer un pareil ensemble, noyer au
milieu d'un océan de livres Je toutes sortes
en éparpillant aux quatre coins d'un cata-
méthodique les œuvres d'un même
auteur avant écrit sur divers sujets, c'était un procédé commode et expéditif. mais qui nous a semble par trop sommaire. Il fallait au moins laisser un souvenir durable d'une collection aussi intéressante pour l'histoire littéraire de la grande époque de la langue française.
C eût été commettre un véritable sacri- 11e de ne pas conserver, réunir et grouper en faisceaux solides les forces vives de
notre littérature, que M. Hochebilière avait le l'ornière, et il ne fallait pas laisser
perdre dans l'indifférence ou l'oubli les M les précieuses observations qu'il
avait recueillies pendant sa longue carrière de bibliophile.
Guidé par ces considérations, qui s'imposaient a notre travail, nous n'avons pas reculé devant une lourde tache. Nous nous sommes attaché a présenter un tableau littéraire des auteurs français, tel que compris M. Hochebilière. en réuni
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leurs diverses éditions par ordre chronologique et en groupant autour de chacun d'eux tout document propre à éclaircir leurs œuvres. Nous avons cru devoir suivre Tordre chronologique, rapporté non à la date de naissance des auteurs, mais a l'époque précise où ils se sont produits dans la vie littéraire, c'est-à-dire à Tannée de publication de leur premier ouvrage.
Dans cette première partie, nous n'avons admis que les éditions originales, c'est-àdire celles publiées du vivant de Tauteur. Passé la mort de Tauteur, nous n'avons fait d'exception que pour des œuvres posthumes publiées pour la première fois ou certaines éditions typiques donnant des textes nouveaux modifiées ou publiés sur les manuscrits de Tauteur.
L'examen attentif de divers exemplaires d'un même livre nous a démontré qu'une simple date ne suffisait plus pour guider les bibliophiles dans le choix d'une édition originale. Plusieurs écrivains, sans attendre une autre édition, ont sans cesse modifié leurs ouvrages et ont fait des changements pendant le cours de la mise en vente au moyen de cartons. La collection Rojhebilière a fourni, pour la première
. les cléments d'un travail comparatif, indiquant dans quelle mesure les textes ont cte ainsi changés ou modifiés. Nous avons pris soin de noter non seulement les particularités qui distinguent les éditions entre elles, mais encore celles qui feront à l'avenir reconnaître les divers états d'une même édition, que précédemment Ton achetait au hasard, sans vérifier. On comprendra quelle variation de prix s'ensuivra, si Ton veut avoir le luxe d'exemplaires spéciaux
BC toutes les variantes, c'est-à-dire avec les feuillets primitifs et changés d'une même édition, ou si l'on s'attache a n'avoir que des exemplaires purs de toute retouche, ayant échappe à la censure volontaire de Fauteur, véritable texte original, expression fidèle d'une premi. Par exemple,
rien de curieux a étudier comme les es par lesquels passe souvent La Rochefoucauld, pour arriver à la concision qui met si bien en relief.
n'insistons pas davantage sur le
gré particulier d'intérêt qui s'attachera désormais aux observations que l'on pourra fail éditions de chaque auteu:
Ion que son texte, pris pour ainsi dire sur 11 veloppe ou en