SUR LES CHRONIQUES ARABES
Les croisades forment , sans contredit, la plus brillante époque du moyen âge : c'est là qu'on trouve les plus beaux exemples de îa bravoure et de la grandeur d'ame de nos pères ; et comme fl n'est pas de peuple qui n'ait successivement pris part à ces saintes expéditions, un ouvrage qui renferme des renseignemens nouveaux, ne peut manquer d'exciter l'intérêt général.
Grâces aux travaux de l'érudition moderne, il était devenu facile de consulter le témoignage des écrivain^ d'Occident au moyen âge. Les chroniques orientales de la mcW époque étaient beaucoup moins accessibles; La langue dans laquelle ces chroniques sont écrites est familière à un très-petit nombre de personnes : les livres qui Tes renferment sont extrêmement rares; quelquesuns milme ne nous sont parvenus que mal écrits ou incomplets. '' ' \ ' * ' "
Iï était cependant de ïa pïus grande importance qu on se rendît enfin compte <hi témoignage des chroniqueurs de fOrient. Les chroniqueurs de f Occident, intéressés à montrer les croisàttés sous iiri^our avantageux, pouvaient s être trompés sur certains faits; ils pouvaient, dans un moment où l'esprit religieux était encore dans