‹ Bibliothèque des croisades (volume 4)Chapitre 2 sur 88 · VJ OBSERVATIONS PRELIMINAIRES · texte numérisé non relu

VJ OBSERVATIONS PRELIMINAIRES

toute sa force , et où ïes communications entre les deux

nations étaient fort rares, avoir ignoré plusieurs événemens importans et avoir laissé de nombreuses lacunes dans leurs récits.

Cette partie de la Bibliothèque est destinée à satisfaire à ces divers besoins. On y trouve non-seulement ranalyse des chroniques orientales, mais la traduction de tout ce que ces chroniques offrent d'intéressant par rapport aux croisades.

Pour une pareille entreprise , aucune ville d'Europe n'offrait autant de ressources que Paris. Depuis plusieurs siècles, nos rois n'ont pas cessé de faire rechercher en Orient les manuscrits arabes, persans, turcs, qui paraissaient susceptibles d'intérêt. A leur exemple, certaines communautés religieuses, telles que l'abbaye Saint-Germain-des-Prés, ia Sorbonne, l'Oratoire, avaient anciennement fait l'acquisition d'un grand nombre d'ouvrages du même genre. Depuis la révolution, tous ces manuscrits se trouvent réunis dans la Bibliothèque du Roi ; aussi n'existc*t-il peut-être nulle part, pas même en Orient, une collection qui méritât d'être mise au-dessus de cçlle de la capitale de la France.

La première idée de cette entreprise appartient à une société dont le souvenir vivra aussi long-temps que l'Europe conservera le goût des lettres et des études savantes. Les religieux bénédictins de la congrégation de Saint-I4aur, ayant conçu le projet d'une collection particulière des historiens des guerres des croisades, sentirent que leur travail serait incomplet , s'ils, n'y faisaient entrer les chroniques orientales : ils jetèrent les yeux sur Dom Berthereau, un de leurs confrères ? qui déjà s'était livré, à l'étude de l'hébreu. p. Perthêreau se mit aussitôt en devoir d'apprendre l'arabe ? et parcourut les divers manuscrits historiques où il pouyait espérer de trouver des

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