‹ Bibliothéque du Paris médical enseignement et bibliographie de la médecine avec un plan de Paris indiquant les hospitaux, orné de seize vues des principaux hospicesChapitre 13 sur 36 · ENSEIGNEMENT DES SCIENCES ACCESSOIRES · texte numérisé non relu

ENSEIGNEMENT DES SCIENCES ACCESSOIRES

Ecole de pharmacie.

Rue de l’Arbaèlte, 21.

L’École de pharmacie fut fondée, rue de l’Arbalète, en 1576, par un membre de la corporation des apothicaires , nommé Nicolas Ilouel , « pour nourrir et instituer des enfants orphelins à la piété, aux bonnes lettres et en l’art d'apolhicairerie, de plus pour préparer et fournir aux pauvres de Paris tous médicaments convenables pour leurs maladies. »

Plu? tard, la corporation des apothicaires, la plus ancienne de toutes, acheta plusieurs maisons et jardins de la rue de l’arbalète, aboutissant au terrain acheté par Houe], et y établit un nouveau bâtiment et un nouveau jardin de pharmacie. Dès 1627 cette maison devint l’unique chef-lieu de l’École de pharmacie, ayant son administration, ses cours publics et gratuits, que la Faculté de médecine ne parvint pas à entraver, malgré son opposition , manifestée plusieurs fois, tant que les corporations subsistèrent avec leurs privilèges et leurs jalousies.

L’histoire des développements successifs de cette corporation est racontée très au long dans P excellent ouvrage de M. le docteur et professeur Philippe (de Rlieims), qui porte pour titre : Histoire des apothicaires.

Ainsi, nous v vovons d’abord la création du collége de pharmacie , en date du 15 avril 1777, qui vient trancher les droits des apothicaires vis-à-vis des épiciers.

11 mentionne en outre les lois , décrets et règlements qui se rattachent à l’organisation de cette institution.

Au§ xi d’un décret du 21 germinal an xi, il est question du laboratoire et jardin , sis rue de V Arbalète.

Vauquelin fut le premier directeur de cette école. Le décret qui l’a constituée définitivement, le 15 vendémiaire an xii, est contresigné par Chaptal, ministre de l’intérieur. Une médaille a consacré le souvenir de cette réorganisation. La porte d’entrée de la construction actuelle porte l’armée 1836.

Les chaires de l’École de pharmacie ont toujours été dignement occupées. On y a vu jadis MM. Bron-

gniart , Laugier, Robiquet, Pelletier, auxquels ont succédé MM. Caventou, Soubeiran, Chevallier, etc.

Le but de l’école actuelle est d’enseigner toutes les sciences qui se rattachent à la pharmacie, de recevoir pharmaciens ceux qui, dans quatre épreuves, ont justifié des connaissances nécessaires à l’exercice de cette profession. Tout candidat doit déposer des certificats constatant huit années d'études dans des pharmacies légalementétablies, ou trois ans de stage en pharmacie et trois ans de cours ; son diplôme de bachelier ès— lettres, un acte de naissance, attestant qu’il a atteint sa vingt-cinquième année, ou bien une dispense d’âge, accordée par le ministre de l’instruction publique ; et il doit verser une somme de l,200fr. entre les mains du secrétaire-agent-comptablc, pour être porté sur la liste d’admission aux examens. En 1850, il a été créé une école pratique, où les élèves, à la suite d’un concours, sont exercés aux manipulations chimiques et pharmaceutiques.

Personnel de V Ecole de pharmacie.

Directeur : M. Bussy, A. Sc.

Secrétaire-agent-comptable : M. Guibourt.

Chimie appliquée à la pharmacie . — Professeur, M. Bussy, A. Sc., mardi, jeudi et samedi à 10 h. 1/2 (en hiver). Prof, adjoint : M. Gaultier de Claubry, mardi et samedi à midi (en été).

Pharmacie pratique. — Professeur, M. Lecanu , mardi et samedi à 8 h. (en été). Prof, adjoint: M. Chevallier, mercredi et vendredi à midi (en hiver).

Histoire naturelle des drogues simples. — Professeur, M. Guilx urt, mardi, jeudi et samedi à 9 h. (en hiver). Prof, adjoint: M. Guilbert mercredi et vendredi à 2 h. en hiver).

Botanique . — Professeur, M. Chatin, Dr M., lundi, mardi et vendredi à 5 h. lfi (en été). ( lier borisation tous les jeudis.

Physique. — Professeur, M. Soubeiran, lundi et jeudi à 3 h. ifi (en hiver).

Toxicologie . — Professeur, M. Caventou, mardi et samedi à 9 h. 1 fl (en été).

Cours de manipulations. — M. Gaultier deClaubry, lundi, mardi et vendredi à midi lfô (en été).

Préparaterus : MM. Personne et Baudrimont.

Secrétaire : M. Chapelle.

Agrégés : MM. Ducom , Grassi , Lhermite, Robiquet , Reveil et Figuier, pour la pharmacie, la physique, la toxicologie et chimie.

Agrégés honoraires : MM. Boudet, Gobley, Buignet, Henry.

Commissaires de la Faculté de médecine: MM.Duméril et N...

Le registre des inscriptions est ouvert depuis le 1er jusqu’au lô novembre. Une inscription annuelle à 36 fr. équivaut à deux années de stage dans les officines. Les concours pour les prix ont lieu à la fin de l’année scolaire. Herborisation le jeudi dans le jardin de l’école. Il est subi quatre examens : deux de théorie, dont l’un sur les principes de l’art, l’autre sur la botanique et l’histoire naturelle des drogues simples ; le troisième et quatrième, de pratique, durent quatre jours , et consistent au moins dans neuf opérations chimiques et pharmaceutiques que l’aspirant fait lui -même en décrivant les matériaux, les procédés, les résultats.

Les examinateurs sont : deux professeurs de l’École de médecine, le directeur de l’École, au moins

deux professeurs et un agréée». Si , à l'un des examens, le candidat n’est pas jugé capable, on l’ajourne à trois mois. La réception n’a pas lieu, si elle n’est prononcée aux deux tiers des voix. Les examens sont publics. Un candidat ajourné ne peut se présenter devant une autre école sans une autorisation ministérielle.

On reçoit par an 50 à 80 pharmaciens , mais le nombre des individus reçus a décru considérablement.

M. Gaultier de Claubry et M. Soubciran donnent encore dans l’amphithéâtre de l’École de pharmacie deux cours publics de haut intérêt pour l’enseignement populaire ; le premier, sur la chimie expérimentale (inorg.), les jeudis, à 7 heures 1/2 du soir; le second, sur la physique céleste et la cosmographie (année 1855 : De la lumière), les vendredis à 7 heures I /2 du soir.

M. Grassi : Cours public de physique expérimentale (Magnétisme et électricité), les mardis à 7 h. 1/2.

École vétérinaire d’Alfort.

(Près de Charenton.)

Les établissements destinés à former des vétérinaires sont, en France, au nombre de trois : Alfort, Lyon et Toulouse.

Le plus important, celui d’Alfort, le seul dont nous nous occuperons, a été fondé en 1767, d’après le plan de Bourgelot.

Cet établissement, qui tire son nom d’un ancien château où il fut établi dès l’origine, est situé dans le département de la Seine, à deux lieue1? de Paris, presque au confluent de la Seine et de la Marne,

entre la route de Champagne et celle de Bourgogne. Il a compté parmi ses professeurs des noms célèbres : Vicq-d’Azir, Daubenton, Fourcroy, Flandrin, Giraud. Il s’est considérablement agrandi depuis quelques années , et il possède aujourd’hui un jardin botanique, très bien tenu, une collection d’histoire naturelle, un théâtre zoologique, un cabinet d’anatoomie et de zoologie comparées. Une machine hydraulique de Perrier fournit à l’École toute l’eau dont elle a besoin.

N’oublions pas de mentionner le superbe troupeau de moutons mérinos et de chèvres de Kachmire qu’on y admire.

On ne prend rang parmi les élèves que lorsqu’il est prouvé devant un jury d’examen qu’on sait lire et écrire d’une façon correcte, et qu’on est en état de forger en deux chaudes un fer de cheval ou un fer de bœuf.

Le ministre de la guerre entretient à l’école d’Ab fort 40 élèves militaires pour le service des troupes à cheval. Les élèves qui, après quatre ans d’études, sont reconnus en état d’exercer l’art vétérinaire, reçoivent un diplôme, dont le prix est fixé à 100 fr.

A cette école est annexé un hôpital où sont reçus et traités les animaux malades, moyennant une modique rétribution payée par les propriétaires.

Directeur-professeur : M. Renault.

Régisseur : M. Lavoeat.

Professeurs : MM. H. Boulay (clinique et chirurgie) ; Delafond (pathologie); Goubaux (anatomie et physiologie) ; Lassaigne (chimie et physique) ; Magne (agriculture et hygiène).

Chefs de service : MM. (dément (chimie et phy-

sique); ïleynal (clinique et chirurgie); Collin (anatomie).

Collège de Francd.

C’est sur la demande du cardinal Du Bellay, et conseillé par Guillaume Budé, que François 1er fonda, en 1530, le Collège de France, qui s’appela d’abord le Collège Royal.

Il remplaçait le Collège Cambrai ou Collège des trois évêques. Il y fut d’abord institué deux chaires, une de grec et une de langue hébraïque. Érasme refusa d’y être professeur; mais il arriva successivement douze savants qui, portant la qualification de lecteurs royaux , devaient recevoir chacun deux cents écus d’or par an. La médecine était enseignée au Collège de France; Charles IX créa dans la suite une chaire de chirurgie; Henri III une chaire d’arabe, et Henri IV une seconde chaire de botanique et d’anatomie.

Les cours se tenaient autrefois dans les batiments de l’ancien Collège de Cambrai et de celui de Tréguier. Ce n’est que depuis 18... qu’ils ont lieu dans les constructions ad hoc de la rue Saint-Jacques.

Les chaires de cette institution, qui ont un intérêt spécial pour le médecin, sont celles de :

M. Magendie ( physiologie ; application des sciences physiques à la pratique de la médecine ); suppléant : M. Claude Bernard (mercredi et vendredi à midi).

M. Coste (embryogénie comparée), mardi et samedi à \ h.

M. Duvernoy ( histoire naturelle des corps organisés ; alimentation des animaux ), mercredi et vendredi à 3 h.

M. Élie de Beaumont (histoire des corps inor ga-* niques) ; suppléant : M. de Sainte-Claire Deville; mardi et samedi à î h.

M. Balard (chimie), mercredi et samedi à midi et demi.

M. Régnault (physique générale et expérimentale ; de la chaleur), mardi et mercredi à 10 h.

C®urs de la ^orbonue.

Les cours de la Sorbonne qui peuvent intéresser particulièrement les médecins sont les suivants :

Faculté des sciences.

Semestre d’hiver ,

Minéralogie : M. Delafosse, lundi et jeudi à deux heures trois quarts.

Zoologie , anatomie et physiologie : M. Milne- Edwards, mardi et vendredi à midi et demi.

Physique : M. Despretz, mardi et samedi à deux heures \

Chimie: M. Balard, lundi et jeudi à ! h. et demie.

Mécanique physique et expérimentale : M. Deîaunay, mardi et vendredi.

Semestre d'été.

Géologie : M. Constant-Prévost, à deux heures et demie.

Botanique , anatomie et physiologie végétales : M. de Jussieu, mercredi et vendredi à dix heures et demie.

Organographie végétale : M. Aug. Saint-Hilaire ou M. Payer, mardi et samedi à dix heures et demie.

Anatomie , physiologie comparée et zoologie ;

mêmes jours, M. Isidore Geoffroy-Saint- Hilaire mardi et samedi à midi et demi.

Chimie : MM. Dumas ou Wurtz, lundi et jeudi à midi et demi.

Physique : M. Pouillet, mardi et samedi à deux bernes et demie.

Mécanique physique et expérimentale : M. Delaunay, lundi et jeudi à deux heures et demie.

En hiver, ilya encore le Conservatoire des Artset-Métiers, et l’École des mines, qui attirent bon nombre d’auditeurs de la famille hippocratique. Voici leu is cours en tant qu’ils nous intéressent spécialement.

Conservatoire des Arts-et-Hétlers,

Rue Saint-Martin, 208.

Physique appliquée aux arts et démonstration de machines : M. Pouillet, dimanche à deux heures et demie , et mercredi à sept heures et demie du soir.

Chimie appliquée aux arts : M. Péligot, dimanche à dix heures et demie du matin, jeudi à huit heures et demie du soir.

Chimie appliquée aux arts : M. Payen, lundi et samedi à sept heures et demie du soir.

Kcole des mines,

Rue d’Enfer, 30.

Géologie : M. Élie de Beaumont, lundi et jeudi à midi.

Minéralogie : M. de Senarmont, mardi et samedi à midi.

Paléontologie : M. Bayle, vendredi à midi.

M. Chevreul , directeur de la manufacture des Gobelins, y professe tous les ans un cours très intéressant Je chimie appliquée à la teinture (mercredi, jeudi, vendredi, à neuf heures et demie).

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