PROCÉDÉ POUR DÉROULER LES PAPYRUS ÉGYPTIENS
papyrus n’a pas été entièrement débarrassé de la matière bitumineuse, il répand une odeur délicieuse après l’évaporation de l’éther; cette odeur, qui se conserve pendant quelques heures, provient sans doute des aromates qui entraient dans la composition de la substance conservatrice rendue presque inodore par le temps, et elle doit être analogue à l’excellent parfum qui, au dire des voyageurs, s’échappe des tombeaux égyptiens lorsqu’on les ouvre pour la première fois.
M. Th. Dévéria met ensuite sous les yeux des membres présents à la séance des spécimens de rouleaux de papyrus imprégnés de bitume, et une partie de celui qui a été déroulé par son procédé. [A la séance du 12 mai suivant], M. Dévéria communique un papyrus égyptien récemment déployé au moyen de "son procédé. Ce papyrus était replié un grand nombre de fois sur lui-même, et dur comme un morceau de bois. Il était imprégné d’une matière qui n 'était pas du bitume, et dans laquelle M. Dévéria a reconnu, à l’odeur, le vernis jaune égyptien. Cette matière, poissante et presque insoluble dans l’éther, rendait l’opération extrêmement difficile, et ce n’est qu’en immergeant ce papyrus dans de l’alcool pur, que M. Dévéria est parvenu à l’étendre. Le manuscrit avait été plié six fois sur lui-même, ou en soixante-quatre parties, chaque pli étant fait à angle droit sur le précédent. Au centre du dernier pli, se trouvait un petit paquet de cheveux.
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