‹ Bibliothèque égyptologique (volume 2)Chapitre 114 sur 247 · AN-N-A N · texte numérisé non relu

AN-N-A N

drachme d’or (? ) , m’ont apportée les (pêcheurs?).

11 est facile de voir que cette pièce est, comme je viens de le dire, une quittance de redevance donnée à des pêcheurs par un personnage nommé Newerhotepou, qui sans doute était préposé à la perception et à l’enregistrement du droit

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de pêche. Nous reviendrons tout à l’heure sur la mention de cet impôt qu’on y rencontre sous le nom de dîme.

Mon interprétation du sens et de l’époque de ce curieux morceau demande à être corroborée par quelques observations.

A la première ligne, le mot ueh, ou uehe, déterminé par l’image d’un poisson reportée faute de place à la ligne suivante, est jusqu’ici resté inconnu dans la langue antique, mais le démotique et le copte l’ont conservé sous les formes ueh a 1 , oTioge, piscator, oirooe, piscato/'es. C’est ici le sujet de la proposition; il se trouve, suivant la syntaxe égyptienne, placé après le verbe, qui est lui-même précédé de son complément.

La locution Ai- ar, faire venue, venir, arriver, se retrouve en tête d’une pièce analogue à celle dont nous nous occupons, également écrite en hiératique, et conservée au musée du Louvre; elle se rencontre fréquemment aussi sur d’autres monuments; c’est l’expression dont se sert Out'ahorsoun, dans l’inscription de la statuette naophore du Vatican, pour indiquer l’arrivée de Cambyse en Égypte !.

Le nom propre Newerhotepou ou Newerhotep n’est pas rare sur les monuments de la XIXe dynastie; pour n’en citer qu’un exemple, il se lit dans un manuscrit daté de l’an II du règne de Séti Ier, et conservé à la Bibliothèque Impériale.

Le mot suivant • • • (,u se rapporte incontes¬

tablement à la pèche; le caractère initial dont la prononciation n’est pas connue paraît représenter dans les hiéroglyphes une barque de pêcheur chargée de filets ou h On lit ce mot dans la légende d’un personnage qui

1. Brugsch, Grammaire dèmotiquc, p. 24 et 72. Ce mot est également déterminé par le signe démotique des poissons, et répond au grec âÀie'Jî dans l’antigraphe de Paris.

2. E. de Rongé, Reçue archéologique, 8' année; cf. Chabas, même recueil, 1859, p. 702.

3. Le chap. lxv du Rituel, comparé au chap. h, donne s'ÂÂ, comme

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* - < vj • 'y | J o — — . J

préside à la pêche, ) mr . ..-u mntu-htp,

I V I I I AA/WV\ CT

le chargé des pèches Mentouhotep' , et on trouve plusieurs

fois dans le chapitre CLI1I du Rituel 2 le même radical sous

les formes a et //]

employé dans le sens de

pêcher ou de pêcheurs. Ce terme s'appliquait aussi bien à la chasse des marais qu’à la pêche proprement dite; ainsi, nous voyons dans le Papyrus Sallier, n° 2, p. 8, 1.8, au Musée

britannique, les mots ^

. . .Àu R rm-u, les pêcheurs de poissons, et à la ligne G de la même ligne ^ ^ ^ ^ n . .Au ept-u,

les chasseurs d'oiseaux (• aquatiques ) 3, littéralement, les pêcheurs d’oiseaux; car l’expression primitive du mot était certainement la pêche.

Le nom de Séti qu’on lit ensuite a été porté par des rois de la XIXe dynastie. C’est un des noms les plus caractéristiques de cette époque et je n’en connais pas d’exemples postérieurs à la XXe dynastie.

Le nom suivant, bk-ur-ne, Bekouernè, ne m’est connu que sons des formes analogues, qui toutes appartiennent au

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