DÉCOUVERTE EN ALGÉRIE
M. Devenu communique à la Société un passage d’une lettre dans laquelle M. Henri Sauvajol, attaché au commissariat civil de Soukharras, lui annonçait, le 15 juin 1859, la découverte d’une antiquité égyptienne en Algérie. « J’ai trouvé, écrivait M. Sauvajol, un fragment égyptien : on me l’a donné à mon passage à Guelma. C’est le piédestal de la statuette d’un Pharaon assis. Malheureusement il est très mutilé. Il ne reste que les deux cuisses du Pharaon, enveloppées, d’une schenti rayée. Sur chacune des deux faces du socle est sculpté un sphinx, dont la tête est coiffée des plumes. Le derrière de ce socle est creusé en forme de naos. Il n’y a dessus aucune trace d’hiéroglyphes. Le tout mesure 15 centimètres de hauteur sur 9 de large et 7 de profondeur. C’est à ma connaissance le troisième fragment égyptien trouvé en Algérie. Les deux autres sont la statue de Toutmès Ier, qui est à Cherchell, et un petit scarabée dont M. F. Lenormant a donné une description dans Y Athénceum français il y a quelques années s. »
1. Lu à la Société des Antiquaires de France , le 1 janvier 1860; inséré au Bulletin de la Société, 1860, p. 40.
2. Bulletin archéologique de l’ Athénceum français , 2e année, n“ 6, p. 46. Le scarabée dont il est ici question n’est pas égyptien en réalité, bien qu’il soit orné de quelques signes hiéroglyphiques; c’est une imi-