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G. Wilkinson, Manners and Customs, vol. III. p

DES OREILLES ET DES YEUX

toute autre maladie des oreilles par l'intercession supposée d’une divinité. Il s’exprime ainsi : « Lorsque la guérison était accomplie, ils (les Égyptiens) suspendaient souvent une image de la partie de leur corps rétablie, dans le temple du dieu dont ils avaient invoqué l’intercession, précisément de la même manière que dans les tombeaux des Scheikhs de l’Égypte moderne, et dans les chapelles catholiques de l’Italie et d’autres pays, dédiées à la Vierge ou à un saint; de même des oreilles, des yeux, des bras et d’autres membres étaient consacrés en mémoire de leur gratitude et de leur superstition. » Examinons les représentations elles-mêmes avant de nous prononcer sur la valeur de cette hypothèse.

Le premier des deux monuments de la collection Belmore est une stèle consacrée à lJtah. Au registre supérieur, le dieu est assis dans un naos et tient ses insignes habituels ; sa légende hiéroglyphique \J , Pldh,

seigneur de justice, roi des deux mondes, le plus beau de sa résidence de Sar, est inscrite à côté de lui, et de riches olïrandes sont représentées dans le champ de la stèle. Tout en haut, sous le cintre, le signe LJ avec quatre oreilles 9999 d’un côté et deux yeux humains 1 de l’autre. Au registre inférieur, un personnage est agenouillé dans l’attitude de l’adoration, et une légende hiéroglyphique en colonnes verticales, que je transcris horizontalement, est gravée devant lui :

Glorification à I’tah, seigneur de justice, roi des deux mondes,

le plus beau

•le

il n.5g

sa demeure grande,

•lieu, l’un (de ceux qui sont)

1. 11 faut bien distinguer les yeux humains des yeux symbobques appelés o-v'xüv, dont la signification est

en tiferomen t d i fîéren te.

DANS LE SYMBOLISME DE L ANCIENNE EGYPTE

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dans le sanctuaire des êtres divins, aimé (doublement?) comme roi

des deux mondes; qu'il (m')accorde la vie, la santé et la force

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AMAM

. . mes yeux - pour voir Ammon en la fête de chaque jour, de même que

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les actes de la double justice; qu’il accorde qu’Ammon soit en

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son (mou3) cœur ! 1 Dit par l’auditeur 3 au tribunal de Justice, Nefer-Abou,

légitime.

1. Pour le mot , n*.irr, voir E. de Rougé, dans Lajard, Recherches

sur le ^Cyprès pyramidal , dans les Mémoires de /’ Académie des Inscriptions, t. XX, 28 partie, 1854.

2. Les monuments du comte de Belmore ont malheureusement été reproduits par des mains inexpérimentées, en sorte qu’on est obligé parfois de deviner le texte plutôt que de le déchiffrer. Le parallélisme semble demander ici des oreilles; on verra plus loin d’autres textes qui viennent à l’appui de ma supposition.

3. La permutation du pronom de la troisième personne pour celui de la seconde est bien connue dans le style poétique des Égyptiens; il paraît évident qu’il est employé ici pour la première personne.

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