A rtï, copte iiTe, n'f
6. — a’e (?). Ce groupe est fautif par l’emploi du signe n, au lieu du déterminatif ordinaire de toutes les espèces de pierre mnn. Le signe <=> sert de disjonctif entre la partie phonétique <>-=> et la partie idéographique nnni du groupe. Si le signe phonétique <-=> se prononce ici, comme d’ordinaire, ae, le copte n’a pas conservé de dérivés de ce mot, qui répond incontestablement au terme X!6o; du texte grec.
7. — Ce signe est le seul de la dernière ligne du texte hiéroglyphique de l’inscription de Rosette qui puisse donner
1. Brugsch, Die Géographie des altcii Æggplcns, nach den aliœggptischcn Denkmœlcrn, etc. t. I, pl. III, n° 156.
SPÉCIMEN DE L’INTERPRÉTATION
lien à plusieurs interprétations. La prononciation ordinaire de ce caractère rt ou rout est surabondamment prouvée; la difficulté porte seulement sur le sens qu’il lui faut attribuer ici. M. Birch, d’après le docteur Hincks, traduit « gravé (engraved) » en le comparant au copte pH^ « modus, forma », et lui donne, pour correspondant, le mot âvaYP*|*t, dans le texte grec. La seule raison qui puisse rendre cette interprétation admissible, c’est que le radical rt, ou plutôt rdj, parait exister dans le mot |1 sculpteur » 1 2 et que le signe répond dans les inscriptions de basse époque, aussi bien à rdj qu’à rt’; le dj primitif a d’ailleurs pu s’adoucir en t simple. D’un autre côté, les raisons qui peuvent s’opposer à cette explication sont les suivantes : 1° la pierre serait désignée dans le texte hiéroglyphique, sans qualification analogue au mot a-repeôç du texte grec; 2° les premiers signes de la dernière ligne du texte hiéroglyphique ayant disparu, nous ne pouvons avoir la certitude que la phrase ne débutait pas, comme dans le deuxième décret de Philæ par le verbe ,4/ /t « graver », copte ujioT « incisio » (Cf. ujwTujeT « sculpere) », mot déterminé par un bras d’homme tenant l’instrument propre à tracer les caractères; 3° la construction grammaticale serait plus conforme aux habitudes égyptiennes, en plaçant le verbe au commencement de la phrase; 4° l’absence de déterminatif laisse une incertitude complète sur la signification du signe rt; 5° sa position après le substantif qui désigne la pierre est précisément celle que doit occuper un qualificatif. Or, le mot rt peut être analogue au copte pwoirT qui veut dire « vigoureux, sain, de bonne qualité », ou bien au propre « viridis, vert », et la pierre sur laquelle le décret est gravé est une espèce de basalte noirâtre, qui peut être facilement confondu avec le basalte vert des Égyptiens. Notre signe peut être