‹ Bibliothèque égyptologique (volume 2)Chapitre 16 sur 247 · Idem., A, vol. V, pl · texte numérisé non relu

Idem., A, vol. V, pl

Bibl. égypt., t. IV.

NOUB LA DÉESSE D’OR DES ÉGYPTIENS

de substances précieuses et particulières à chacune d’elles, comme on le voit dans les chapitres clv et suivants. Le texte du chapitre clxii ajoute qu’on peignait l’image de la vache divine sur un hypocéphale pour la placer sous la tête du défunt, et, à la colonne 9, le dieu soleil est appelé son fils, ce qui semble, au premier abord, difficile à expliquer; cependant, l’identité des déesses Noub et Hathor étant admise, si l’on se rappelle qu’Hathor est souvent représentée la tête surmontée des symboles de la contrée infernale ou jjq qu’elle personnifie même cette contrée

sous le nom de eÉ de plus, que le ciel est

quelquefois représenté par une vache (Champollion, Monuments, pl. CCXLI), on pourra admettre sans difficulté que la déesse d’Or, sous la forme d’une vache qui est, pour ainsi dire, constellée, et que nous avons vue plus haut (pl. 3), avec le titre de reine de la montagne dans laquelle se couche Yirnage des dieux ou les astres , ait pu représenter aussi la contrée infernale, ou le ciel inférieur, et l’on comprendra bien alors pourquoi elle est appelée la mère du soleil, car la région inférieure du ciel donne chaque jour naissance au soleil, qui sort de son sein en s’élevant au-dessus de l’horizon.

Les notions que nous donnent les monuments que nous venons d’étudier, sur Noub la déesse d’Or, peuvent donc se résumer de la manière suivante : 1° elle était identiquement la même qu’Hathor, considérée dans ses attributions funèbres; 2° elle était représentée, comme cette déesse, sous deux formes, l’une de femme, l’autre de vache; 3° son culte, que nous observons à Tlièbes dès la XIXe dynastie, se retrouve à Memphis sous la XX VL, était en vigueur à Dendérah sous les Lagides et subsistait encore en Égypte à l’époque de la domination romaine.

NOTICE SUPPLÉMENTAIRE

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