Revue archéologique, t. III, 1861, p
MONUMENTS RELATIFS AUX HYQ-S'OS
légende royale, car un grand nombre d’autres statues portent à cet endroit un ornement symbolique, ordinairement le sam ^ combiné avec les plantes des deux régions et J^, et je ne suis pas sur qu’on connaisse un seul exemple de légendes royales inscrites ainsi à la partie inférieure du trône d’une statue, si ce n’est quand elle est combinée avec les signes dont je viens de parler. Quoi qu’il en soit, la question n’est pas là : il suffisait de constater un martelage sous les légendes actuelles pour acquérir la certitude que ces légendes sont postérieures à la sculpture, et être en droit de restituer le monument à l’époque qu’accuse son style, c’est-à-dire à la douzième dynastie.
Le fragment de statue que vous avez découvert à Tel 1- Moklidam, sur lequel un roi pasteur a fait inscrire son nom de chaque côté des pieds, nous prouve du reste que les Hyqs'os n’étaient pas si difficiles que les pharaons pour le choix de la place où ils gravaient leurs cartouches; il serait donc possible à la rigueur que notre monolithe, comme tant d’autres, n’ait jamais été décoré de la légende du roi qu’il représentait, et que l’un de ces usurpateurs se soit contenté de mettre son nom dans le carré laissé sans décoration de chaque côté du trône. Ceci n’est qu’une conjecture à laquelle je n’attache aucune importance, mais qui ne change rien au fait établi : celui de l’existence d’un martelage sous les inscriptions actuelles.
Quant aux légendes inscrites par derrière, elles sont disposées en quatre colonnes verticales, comme celles qui décorent le dossier du trône de la statue de Râ-s-men/.-ka \ et ne contiennent de même que des répétitions des noms et des titres de Ramsès II.
On y remarque, dans la partie inférieure des deux colonnes latérales, une différence de plan qu’on n’a pas cherché à dissimuler et qui les met en retrait d’un centimètre. S’il n’y a pas eu là d’autres inscriptions, ce fait prouve au moins que