‹ Bibliothèque égyptologique (volume 2)Chapitre 173 sur 247 · En nuances rouge, jaune, verte et noire · texte numérisé non relu

En nuances rouge, jaune, verte et noire

DES MONUMENTS ÉGYPTIENS DU MUSÉE d’aIX 229

sa femme qu’il aime Aâh, ses filles Hentou-n-f et et Amoun. Au-dessous de ces quatre personnages, viennent également

trois hommes, le . Antew, Herkha (?) et Har-nekht,

puis trois femmes, Tete-t, Ta-ànkh et Heni.

En haut de la pierre, une ligne horizontale d’hiéroglyphes contient l’allocution suivante: O vivants, premiers de la terre , qui [approchez] de ce tombeau, qui aimez la vie et qui détestez la mort . aimez votre roi (et) répétez la prière (?)

à celui qui est dans l’Amenti (pour) l’intendant de l’intérieur Har-nekht, enfanté (?) de Mera. Cette prière est en effet inscrite à droite : Proscynème ci Osiris qui est dans

l’Amenti . seigneur d’ Aby dos ; qu’il donne aliments et

boissons ci l’intendant de l’intérieur Har-nekht, et les légendes dispersées dans les champs nous apprennent que tous les personnages représentés sont censés répéter cette prière.

Ce monument et plusieurs autres que j’ai eu occasion d’étudier donnent à penser que le défunt, assimilé à Osiris, le dieu des morts, représentait ce dieu dans les sculptures funéraires de son tombeau et pouvait, à ce titre, se rendre hommage à lui-même1. On voit, en effet, sur celui-ci que la place du dieu est occupée par le défunt, et la fin de l'allocution inscrite dans le haut peut se traduire littéralement par ces mots : Répétez la prière (?) à celui qui est dans l’Amenti (c’est-à-dire Osiris ou le défunt), intendant de l’intérieur Har-nekht, enfanté (?) de Mèra. Si l’on admet cette interprétation, les mots : celui qui est dans l’Amenti, répondent exactement au titre d’Osiris ou osirien, qui, dans les époques postérieures? s’appliquait à tous les morts.

11 est à remarquer aussi que la qualification de justifié qui ne s’applique peut-être pas exclusivement aux défunts ne se trouve qu’une fois sur notre pierre, c’est dans la légende horizontale, placée au-dessus de l’autel; cette épithète est en effet plus rare sur les monuments antérieurs à la XVIIIe dynastie que sur ceux des époques postérieures.

(Fonds Sallier, 1832).

1 Comparez la pierre 11

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