‹ Bibliothèque égyptologique (volume 2)Chapitre 18 sur 247 · A , 1 M/WA · texte numérisé non relu

A , 1 M/WA

vallée (cf. plus haut, aux pages 8-9, Noub clans la vallée , A Toub âme de la vallée). Je ne m’occuperai pas de la fin de cette légende, ni de quelques autres signes dispersés dans le champ du tableau, dont l’ordre est incertain et la signification sans importance. Dans les autres exemples que je connais, et

1. A l’exception du disque qui surmonte sa tête, dont le milieu est rouge; cela peut faire penser que sur la momie d’Amen-hôtep, le disque est resté jaune par oubli du peintre égyptien.

2. J’ai trouvé autre part (Louvre, Momie du prêtre Psar), cet uræus

ailé remplacé, dans la même scène, par l’œil symbolique armé

d’une aile seulement, avec la légende

, l’immensité dans la

demeure étoilée, ou le ciel nocturne. Cf. El. de Rougé, Catalogue, 2' édit., p. 58.

3. Les signes déterminatifs des noms de déesses sont omis, c’est une variante de plus à ajouter à celles que j’ai données plus haut, p. 1.

4. Le signe déterminatif des désignations de terrain est égale¬

ment omis.

SUR LA DÉESSE ü’OR DES ÉGYPTIENS

qui clifEèrent peu de cette composition, la légende placée auprès de la vache divine est celle d’ATUOR, rectrice de la co/i-

ti

avec de

rc occidentale, (ou infernale) [g Q jÇ ^ légères variantes. L’identité des deux déesses devient par là encore évidente, et j’ajouterai, pour corroborer cette nouvelle preuve, qu’à côté de la scène où la vache divine dit elle-même : ■Je suie, (la déesse) Noub, deux colonnes d’hiéroglyphes qui 11e peuvent se rapporter qu’à cette divinité, la seule représentée dans la peinture, commencent par les mots : Paroles Atiior, l’œil du dieu-soleil, la rectrice des régions infer-

nales . îti — 0n ne i>eut

donc conserver aucun doute sur le rang et sur la nature de cette divinité.

J’ai indiqué (voir plus haut, p. 8-9, 12) un papyrus de la XIXe dynastie comme étant le plus ancien monument de ceux sur lesquels j’ai trouvé le nom de Noub; le culte d’Athor, son type primitif, remonte beaucoup plus haut dans l’antiquité égyptienne, car on rencontre son nom,

, dans les tombeaux des prêtres des rois de la IVe dynastie, contemporains de la construction des Pyramides ou de peu postérieurs. Plutarque nous a conservé la traduction du nom d’Athor, dans un intéressant passage où il assimile cette divinité,

j- , à M outli

, à Isis

^ ^ Méthuer : h 8’ It'.ç sort v ôte

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■/.. — . X. [De Iside et Osiride, c. 56, p. 374). Ainsi, le nom d’Athor , qu’il transcrit ”A0upi, répond, dans la langue grecque, aux mots oixo? "Qpou xoorpuoç, demeure mondaine d’Horus. Cette signification, vérifiée par Champollion (Panthéon égyptien), peut s’expliquer comme la maternité du Soleil attribuée, dans le rituel funéraire, à la même divinité représentée sous la forme d’une vache; c’est-à-dire, en admettant qu’elle a été considérée, dans certains cas, comme

NOTICE SUPPLEMENTAIRE

la personnification des régions infernales 1 ; car. on sait que le soleil levant était complètement assimilé à Horus (op, sortie, apparition, manifestation?), tandis qu’il s’appelait Toum (ta*., fermeture, disparition, néant?) dans son coucher. En d’autres termes, la région inférieure, personnifiée par Atlior, pouvait être désignée par demeure mondaine d’Horus, puisque ce dieu, Horus, sortait chaque jour de cette même région, pour se montrer au-dessus de l’horizon, sous la forme du soleil levant, et qu’il y rentrait sous celle de Toum, le soleil couchant, pour devenir encore Horus, après avoir accompli sa course nocturne, dans l’hémisphère inférieur, et, ainsi de suite, jusqu’à la fin des temps.

Je terminerai cette note en indiquant quelques omissions ou erreurs de mon premier travail.

P. 6, pour l’explication du symbole de la vie approchée des narines des morts, ci. Ch. Lenormant, Trésor de numismatique et de glyptique.

P. 6, note 1. Pour deux raisons, je n’ai établi aucun rapprochement entre le veau de couleur d’or que caresse la vache Noub, et le Veau d’or adoré par les Israélites dans le désert. La première, c’est que je ne connais rien de particulier chez les Égyptiens au culte du veau, qui ne paraît se trouver dans la peinture de notre planche III que comme l’emblème accessoire des attributions naturelles de la divinité, puisqu’il n’en est nullement question dans la légende hiéroglyphique. La seconde, c’est que le mot Sju désigne le Veau d’or dans la Bible [Exode, 32, 4, etc.). Or ce mot b.J», traduit dans la Vulgate par oitu/us, exprime, au propre, un jeune taureau plutôt qu’un veau qui tette encore (cf. Barbie nu Bocage, La Sainte Bible, t. XIII, p. 520), et, au figuré, il se prend dans le sens de chef : ans» 'tyy, tauri populorum,

1. J’ai rappelé plus haut, p. 18, qu’elle est souvent représentée avec le symbole de la région infernale ^ ou jjq sur la tête, comme Amenti- Nofré qui n’est encore qu'une autre désignation de la même divinité.

SUR LA DÉESSE ü’oR DES ÉGYPTIENS

i. o. duces populurum. 11 n’est donc pas même certain que l’idole d’or, faite par Aaron pour représenter aux Hébreux un dieu tutélaire, en l’absence de Moïse dont ils se croyaient abandonnés, ait eu la forme d’un veau, ni même celle d’un taureau; car le mot bat? pouvait désigner un chef, et c’était pour remplacer leur chef qu’ils avaient demandé des dieux qui pussent les conduire.

P. 11, par ressemblance ou image des dieux, il faut entendre les constellations, les figures du zodiaque, plus particulièrement que la généralité des astres.

P. 13, dans les légendes du bas-relief de Dendérah (|ue reproduit la pl. 25 de Y Egypte et Nubie de M. Teynard, Noub parait identifiée à lsis, comme dans la phrase citée p. 417 de la Grammaire de Champollion, et, de même qu’Isis est assimilée à Athor (Athor = Noub), dans le passage de Plutarque rapporté plus haut. Le sens de ces légendes n’étant pas déterminé avec assez de certitude, soit par l’action des personnages, soit par des textes analogues sur d'autres monuments, je n’ai pas cherché à en donner l’interprétation; mais je crois devoir reproduire ici celle de ces légendes qui se rapporte à notre divinité, pour compléter la collection de documents que j’ai réunis sur elle :

Je ferai remarquer seulement qu’après les mots : Paroles d’Isis, ta grande mère divine (Me0!eo ou esp^oA^), Dame de Philœ (?) {qui est) au milieu de Poun, Noub {/a déesse d’or), il est question à' enfantement dans la demeure de la déesse Noub, et, enfin, de son divin frère (probablement Osiris).

J’ajouterai aussi les noms suivants

TA

et

, Mere-Noub et Mere-Noub-artès (Louvre,

stèles AM 4025 et 4030) à ceux que j’ai déjà indiqués comme étant composés de celui de Noub; et j’en rappellerai

NOTICE SUPPLÉMENTAIRE

deux autres qui sont enregistrés dans le Dictionnaire de

ü Noub-em-... hW 19

Champollion, p. 411,

ten

et

Noub-nofré; mais, dans ces deux derniers, c’est plutôt l’or métal qui paraît être exprimé.

P. 20. J’ai cru reconnaître sur le manuscrit, très négligé

en cet endroit, le titre sacerdotal au lieu de cet autre

^ , que j’avais lu d’abord, sa valeur parait être à peu près ^ A la meme.

P. 21, 1. 1. Le groupe vÿ~, qui désigne le dieu générateur, est lu Min par M. Brugsch, d’après des transcriptions grecques de noms propres écrits en démotique.

P. 21, 1. 7-8. f „ ™ (IC’f Ta

vie est la vie de ton cime; la vie de ton âme est ta vie. J ai considéré Yurœus comme ayant, dans cette phrase, la valeur purement phonétique d’un k ou d’un à (cf. (j(j Ki.ic[*.]p, = César) et exprimant le pronom possessif de la seconde personne au singulier masculin, dont l’affixe à était la prononciation (Champollion, Grammaire, p. 200; Dictionnaire, p. 171). Mais, on peut le prendre aussi, à l’époque de ce monument, pour l’équivalent du signe déesse ou (cf. les variantes du nom de Noub, où ces caractères se remplacent l’un l’autre) et, par conséquent, pour l’expression du pronom possessif féminin singulier, se rapportant à la déesse qui parle. On traduira alors les paroles de la déesse par les mots : Ma vie est la vie de ton âme; la vie de ton âme est ma vie. Ce qui donne un sens beaucoup plus satisfaisant que la première lecture (pie j’ai proposée.

P. 21, 1. 11. Je me suis trompé en transcrivant le caractère © dans le groupe (qui s’écrit en hiératique); es signes R R sont seuls phonétiques; le disque du soleil G,

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