L’hémisphère inférieur
attributs qui lui sont particuliers, le sceptre t’am combiné avec le tat, qu’on voit ordinairement dans les mains du dieu Ptah; derrière lui se tiennent debout Isis et Nephthys, ses deux sœurs, Horus, son fils, l’une des formes d’Hathor, et Anubis. En avant, un autel avec diverses offrandes, puis un espace aujourd’hui brisé où était représentée l’image du défunt avec sa légende. Au-dessus de cette scène, il reste dix-neuf colonnes de beaux hiéroglyphes qui se rapportent à chacun des personnages qui la composaient; c’est-à-dire les cinq premières lignes à droite, qui doivent se lire en commençant par la gauche, se rapportaient à l’attitude adorative du défunt dont l’image a été détruite et contiennent ces mots : Acte cl’adoration à Osiris qui habite l’Amenti (l’enfer égyptien), à Ptah-Sokari qui est dans te Chêteï (S’teï, lieu de mystère, demeure funèbre?), prosternation à Isis et Nephthys, glorification à Horus, fils d’Isis, salut à Anubis,
seigneur de Teser [parj . (suivait la légende du défunt).
Les autres colonnes, qui se lisaient de droite à gauche, contiennent. les noms et les titres des mêmes divinités; en voici le sens : Proscynème à Osiris qui est à Abydos. Etre bon ( Un-newer ) seigneur du Teser, souverain vénérable qui est dans Aker, seigneur du temps, souverain des vivants.
Discours d’Isis et de Nephthys : nous t’assistons (? ss’) Etre bon ( Un-newer ) éternellement toutes deux.
Horus, Jils d' Osiris, dieu grand qui est dans Abydos, seigneur du ciel.
Hathor, dame des champs (?) sous son nom de Khaw[t]~ neb-s.
Anubis qui habite le pylône sacré, préposé aux mystères de l’Etre bon ( Un-newer ) et qui étend ses bras vers la sépulture.
Dans le bas, on lit encore une fois la légende des mêmes divinités, il est facile de restituer le commencement qui a disparu : [Proscynème à Osiris qui est dans l’Amenti , à] P[ta\h-Sokciri qui est dans le lieu mystérieux, ci Anubis
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qui habite le pylône sacré, à Hathor qui est dans l’Aouker,
à Ament Khaw[t]-neb[-s] . (La fin n’existe plus; elle
contenait la légende d’Anubis).
Le type légèrement aquilin donné aux divinités et qui rappelle celui de Ramsès, nous engage à attribuer à ce beau monument l’époque de la XIXU dynastie, bien que la délicatesse et les détails de son exécution rappellent aussi les sculptures saïtes.
(Fonds Sallier, 1832).