‹ Bibliothèque égyptologique (volume 2)Chapitre 182 sur 247 · Stèle funéraire · texte numérisé non relu

Stèle funéraire

Calcaire compacte. II. 0,500. L. 0,325.

Arrondie par dessus.

En haut, le disque ailé, au-dessus d’un anneau, du signe des eaux et de l’éther et d’un vase symbole de l'espace, entre deux chacals couchés, ornés d’un flagellum et du sceptre pat. Plus bas, un prêtre et deux femmes debout, en adoration, demandent à Osiris, seigneur du Te-ser, également debout, une bonne sépulture pour le premier de ces personnages, Nsa-Har, Jils de Psamêlik, qui porte un titre sacerdotal particulier, et celui de parent royal. Les deux femmes sont : son épouse, la dame Te-se-n-meh-t, fille du libateur Nsap-râ, et sa mère Ara ou Arru.

On lit dans le bas un proscynèmeà Osiris-C lient- Am enti , dieu grand, seigneur d’Abydos, pour qu’il accorde les provisions alimentaires , bestiaux, volailles et toute chose bonne, pure et agréable dont vit un dieu, au dévot ci Osiris, le prêtre, parent royal Nsa-Har, qui s’adresse ensuite aux hommes; il dit : O prophètes, divins pères, purificateurs (prêtres des cérémonies?) grammates et dignitaires, tous qui vivez, qui restez (sur la terre), et qui établissez vos fils à votre place après votre vieillesse, invoquez ainsi le nom du (prêtre) Nsa-Har, fils du (prêtre du même ordre), second prophète d’Osiris, hiérogrammate, prophète cl’ Har-net'tew-w, chargé des purifications de la déesse Pakht, Petii si, justifié, et enfanté de la dame assistante (?) de Chent-

Ament (Osiris), Ar-ru; . Nsa-Har , justifié auprès clu

dieu grand.

Le nom de Psamétik, père du défunt, indique que ce monument ne peut être antérieur à la XXVIe dynastie, et le style de la gravure semble appartenir à une époque postérieure.

(Fonds Sallier, 1832).

CATALOGUE

13. — Stèle sculptée en bas-relief, avec recherche d’archaïsme, mais d’assez mauvais style.

Calcaire compacte. H. 0,460. L. 0,300.

Arrondie au-dessus. Traces de peinture parmi lesquelles domine la couleur bleue assombrie du fond.

En haut, le disqué ailé, flanqué de deux urœus. Au-dessous, une déesse de face verse de chaque main une libation; de chaque côté, une figure agenouillée et l’image d'une âme sous la forme d'un oiseau androcéphale, baissant la tète pour boire le liquide qui s’échappe des vases que tient la déesse.

Cette représentation est excessivement rare; on peut la comparer à celle de la déesse Katech, Kadech ou Koun, sur quelques stèles conservées dans les musées de Paris, de Londres et de Turin; mais il n’est pas impossible que la divinité représentée ici soit Hathor. Les figures de face sont, dans tous les cas, de la plus grande rareté dans l’art égyptien.

Plus bas, deux hommes et une femme debout, en adoration, adressent un acte de dévotion à Osiris et à Isis-Termoutis, pour que le dieu leur accorde les biens funéraires;

ces trois personnages sont : le défunt . Isi-mâ-nekht,

son père Petosiris, et sa mère Poun-Chaw.

On distingue dans le bas les restes d’un proscynème hiéroglyphique.

Postérieur à la XXVIe dynastie.

(Legs Sallier, 1832).

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