Av-ti àva ouôaswî, jüàtpa^ov
3. Chabas, Etudes ègi/pticnnes , 2' mém. [Une inscription historique du règne de Séti /"], p. 10, et Lepsius, Dcnkm., III, 130 b.
NOTATION
Le signe ^ a pour équivalent \>\>, qu’on lit ordinairement
hh1 2 3 4, dans une formule qui termine plusieurs chapitres du
Rituel 5 ; les plus anciens textes donnent , l ^7 ^ll=:fH^’
et les autres / - X i
Cette formule n’ayant pas encore été expliquée d’une manière satisfaisante, je n’en traduirai que les derniers mots : hh(?) n sp, un million clef ois; on trouve aussi le pluriel hh(?)-u n sp, des millions de fois, comme variante de rédaction.
Enfin la prononciation de Vanneau , Q, n’est malheureusement pas mieux connue; dans certains cas elle semble être s'n; dans d’autres, rn ou rnp; et pour ces deux derniers signes numériques, le copte, au moins d’après la grammaire de Peyron, ne peut nous être d’aucun secours, car il n’a conservé aucun nom particulier pour les unités d’un ordre supérieur aux dizaines de mille.
Voici maintenant réunis quelques exemples de l’emploi dans les textes de ces derniers signes numériques :
Sur le monolithe d’Abou-Seyfeh ’, le dieu Horus dit en s’adressant à Ramsès Ier, dans un style hyperbolique ;
ZWWVX AAAAAA
Je te donne un million
de panégyries,
des centaines de milliers
fff
d’an nces
^ □ lli
de paix,
toutes les terres et tous les pays sous tes pieds.
Tliôt dit également à Ramsès ÎI * :
/WVAAA
Je te donne des millions d'années, des centaines de milliers de panégyries, etc.
1 . Cette lecture me parait très douteuse, quoique le signe en question semble avoir été employé phonétiquement pour h aux basses époques, d’après la grammaire de Champollion (p. 45).