‹ Bibliothèque égyptologique (volume 2)Chapitre 224 sur 247 · Euphémisme pour exprimer la mort · texte numérisé non relu

Euphémisme pour exprimer la mort

uq?

kà-t

sb-u-s

eu voie

de construction,

ses portes (étaient)

pièces (?) pour

I U AftAAAA I

s-heâ-sn être montées;

sbt-u-s nb tous ses murs

de

anr

pierre

tb n ârq-tà

(et de) brique; n’était achevé

kât-u-nb-t aucuu des travaux

am-s ni sx'-ti xH r-pu (71) hlân

en eux, eu peinture et sculpture également; alors

A AAAAAA

ut-n

si-io

ordonna

son fils,

(foo^

nb tà-ti (?)

le seigneur des deux mondes,

Rd-usr-mâ-stp-n-râ

Râ-user-mà-sotep-en-Râ

xcus kâ-t-u m hai-t-w n...

(RamsèsII), d’exécuter (ces) travaux dans sa demeure d’un million d’années

m xc wt n Apte. .

en face des Apu

On voit, par ce commencement de dédicace, que le temple fut laissé inachevé par Séti Ier, et terminé seulement par son fils et successeur Ramsès II, comme celui dont notre inscription fait mention. Vient ensuite une lacune de trois groupes hiéroglyphiques ; puis le texte fait mention de barques sacrées, de celles probablement que Bakenkhonsou plaça sur le lac du temple :

m uaà-w hHp m hai-t-w nub ni n«6(?)

dans sa barque, en paix dans sa demeure modelée d’or,

z'à ntr ni ua-œ le dieu navigue dans sa barque,

Y Im

n h’-à-u m eu substance, dans

/S b- te n sa fête de

AA/WVv

an r h'tp

la montagne pour être en paix

dans

[l’intérieur]

iiâî-t-vo m

de sa demeure, comme

ap n sutnîu

le premier des rois (Osiris).

ar-n-n-w si-w (C’est ce que) lui a fait son fils,

GMMEI

SKf[/i]-a/cf/(?) Râ-usr-mâ-stp-n-Rà si-rcl Amn-mr-Râ-ms-s

le roi Râ-user-mà-sotep-en-Rà, le fils du soleil, RamsèsII.aiméd’Ammon

Ai à

là ânx1 zl-t vivant toujours.

Je ne citerai que des fragments d’une autre inscription du même monument, qui sont en quelque sorte le complément de celle-ci. On y trouve encore la mention d’une barque sacrée. Ce sont les nomes de la Basse Égypte personnifiés, qui parlent à Ramsès II : Nous sommes venus vers toi , lui disent-ils, pour t'apporter les biens, etc. . .

r s-k'b hüï-t n tic-fr nia ar-k si mr-ie

pour fêter la demeure de ton père comme tu fais (toi- même), fils qu'ilaime;

tu-k ma //'/• /13e tic-io . xcus-n-k

tu es comme Horus, qui rend hommage à sou père, etc. . . tu as exécuté

AAAAAA

hài-t n-tw-k ürq-ta m kà-t-u-s ms-k

la demeure de ton pcre, terminée dans (tous) ses travaux ; tu as inauguré!?)

sm uaa-to

la cérémonie de sa barque de . en or

Éi§§ o o ommmmm

n . m nub .

. . . etc .

Ainsi nous trouvons dans ces inscriptions, outre la preuve que le temple de Qournah fut construit par les deux souverains sous le règne desquels Bakenkhonsou avait les fonctions de grand architecte de Thèbes, l’indication que les barques sacrées avaient une grande importance dans ce temple, et ce fait est en rapport avec notre texte, qui en donne une mention particulière.

Le lieu où cet édifice est encore debout est désigné comme la région occidentale du quartier où nous avons à chercher : jj^ l’ouest clc Zlâm'\ de plus, la partie antérieure de cet édifice qui était formée par les pylônes étant aujourd’hui détruite, il est possible que les obélisques dont elle devait être ornée aient été renversés et enfouis sous les décombres. C’est là ce qui me paraît le plus probable; car il n’est pas possible d’arriver à une certitude absolue, à cause du peu d’étendue des renseignements que donne notre inscription.

Revenons maintenant à Bakenkhonsou. Le nom de ce personnage est connu depuis longtemps déjà par des figurines funéraires de bois de sycomore sculpté et peint, portant, avec les formules ordinaires, la légende du défunt : 1 f f V

1. Voir Champollion, Notices, t. 1, p. 303, 306, etc. Lepsius, Dcnkm., III, 153; Brugsch, Gcogr., t. I, taf. 36, n° 800 et p. 181. Ces textes nous apprennent positivement aussi que le lieu où ce monument est construit

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s’appelait — -2^=f 1 VX ^ v n □ [ Y Am-oucr ou la grande

demeure de Zcâm , en face des Apuou de la partie de Thèbes qui répond aujourd’hui à Louqsor et Karnak.

, . ■, ® 1 ^ fj ! VOsiris, premier prophète d'Am-

I AAAA/VN JA A/WsAA AAA/WA I ri \ V

mon, Bakenkhonsou Justifié, et par un fragment de statuette de pierre, sur la chenti de laquelle on lit les mêmes mots : Ces objets, publiés dans la Description de l’Égypte', font partie des antiquités découvertes dans les tombeaux isolés de l’Ouest de Thèbes, et Champollion a en effet reconnu la sépulture de notre personnage dans l’un des plus grands hypogées d’El-Assassif. Cette belle tombe, malheureusement très dégradée maintenant, est ornée de six statues colossales taillées dans le roc, et on y lit encore la légende complète du défunt : □

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« Le noble

îef chargé des prophètes d’Âmmon-Râ, seigneur des » Z'àm-u, le prophète d’Ainmon, Bakenkhonsou, justifié » (Champollion, Notices, t. I, p. 538).

Je crois reconnaître aussi son nom dans la précieuse liste généalogique que le prêtre Rà-num-het, qui était grand architecte de la Haute et de la Basse Égypte en l’an 44 du règne d’Amasis *, fit graver sur les rochers d’Hamamat. Cette curieuse inscription, reproduite par la Commission prussienne1 2 3 4, a été analysée par M. Brugsch et je vais, à mon tour, en donner une traduction aussi complète que possible;

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