Fils de l’architecte de la Haute
et de la Basse Égypte, enfanté>K de la dame Sâ-t-newer-tum \
ICes derniers personnages ne doivent pas appartenir à la même branche, ainsi que ic pense M. Brugsch; il semble, d’après les noms propres, et particulièrement d’après celui de la femme, qu’ils sont à peu près contemporains de Rànum-liet, qui vivait sous Amasis.
Reste à toujours (cette inscription) !
Quoi qu’il en soit de l’identité de notre personnage avec le Bakenkhonsou de la liste d’Hamamat, nous devons reconnaître que ce noble chef tut grand prêtre d’Ammon, architecte principal de Thèbes et constructeur d’un des principaux édifices religieux de cette ville, probablement du temple de Qournah, sous les règnes de Séti lor et de Ramsès II. L’étude des trois inscriptions qui décorent sa statue nous a révélé plusieurs faits intéressants; il y parle en effet à l’humanité, qu’il envisage sous trois aspects différents, c’est-à-dire que, dans le premier texte, après une courte prière, par laquelle il demande aux dieux de Thèbes que la mémoire de son nom se perpétue dans son pays à toujours, il s’adresse seulement à la caste sacerdotale ou la classe instruite de son temps, et réclame d’elle des soins religieux ou funéraires. Dans la
t. Ce nom est le seul de la liste qui soit suivi d’un déterminatif, et c’est un signe d’honneur, qui est employé.
2. Ce nom royal est malheureusement inconnu jusqu'ici; il porte le numéro 387 dans le Kœnigsbuch de Lepsius.
seconde inscription, il invite l’homme, quels que soient son âge et sa condition, à se reporter vers lui dans le passé pour apprécier le bonheur qu’il eut de consacrer sa vie au service de son dieu, auquel il demande ensuite de prolonger son existence jusqu’à la limite extrême du possible. Ce dernier fait nous montre certainement que tout ceci fut écrit de son vivant et sans doute rédigé par lui-même. Enfin, dans la dernière épigraphe, qui est la plus importante, c’est spécialement la postérité qu’il invoque, et cela pour nous transmettre, à nous qui sommes séparés de lui par un espace de trente-deux siècles, toute l’histoire de son existence avec les détails les plus intéressants sur la pratique d’une charité que, de nos jours, on appelle chrétienne, sur la hiérarchie sacerdotale et l’architecture religieuse de son temps.
Nous devons, en vérité, un hommage de gratitude à ce vieil Égyptien, qui fut si bien inspiré, aujourd’hui que, grâce aux précieuses indications de M. Alphonse Mallet, son intention est réalisée, et que, grâce à l’immortel génie de Champollion, nous sommes en état de la comprendre et d’en tirer profit.