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kâmu , mot ordinairement déterminé par le signe n,
demeure, parcs, vergers, lieux plantés d'arbres. (Cbabas, [le Papyrus magique Harris], Glossaire, n° 233; cf. s'coAi.e, liortus, ager, prœdium, etc.)
(Cl) (1
s-rd, planté; le déterminatif Q est particulier à la racine rd quand elle est prise dans le sens de planter. (Cf. le copte piiT.
tair-u, des màts(‘?). Je ne connais malheureusement
ce mot que dans un nom propre (Lepsius, Denkm., II I, 219 e, 13), Q A W
i”jj<===> Ç) ^ Scâ-m-tâïr, celui qui s'élève comme un mât; ici c est un arbre qui sert de déterminatif, tandis que, dans l’inscription de notre statue, c’est, je crois, l’attache particulière qui, d’après les bas-reliefs où sont représentés les mâts décoratifs, servait à les fixer à la muraille, dont ils étaient peu éloignés; on les érigeait ordinairement dans une longue et large rainure réservée à cet effet dans le plan incliné de la construction. Ces attaches ont laissé des traces sur la façade de la plupart des grands monuments de l’Egypte. Notre architecte se vante d’avoir fait ces mâts en or; c’est, je crois, beaucoup dire; mais nous pouvons admettre qu’ils étaient simplement dorés, car il dit aussi que leur sommet joignait le ciel, comme celui des obélisques, signe évident d’un langage
figuré. Je trouve aussi le n. pr. fém. |\\ ^ ^ plusieurs fois
répété sur la stèle C. 50, au Musée du Louvre. Cf. l’hébreu ,,rn gladius, telum. et elccare.
(G3) 1 1 mh\ Le signe initial doit se rapprocher du type
ou m/t‘, couronne, dont la première forme est parfois employée dans le mot x N\ mliu , couronne, à la place du carac-
tère mli, auquel il doit par conséquent être identique; on pourrait donc traduire couronner, ou peut-être parer, orner, décorer, en comparant le verbe qui nous occupe à mh'u, couronne. Mais je préfère l’assimiler au copte ^xxe^i, tenir,
posséder, prendre, s'emparer (de quelque chose), acquérir (?). Voyez la note 28.
(64) sn-u. Ce mot au pluriel, que nous trouvons qualifié très très grands, désignait, suivant M. de Rougé, des objets que l’on dédiait dans les temples (cours au Collège de France, 1861); ils
étaient, suivant notre inscription, érigés dans la cour sainte, en face du temple ou du sanctuaire, et le Rituel funéraire, chapitre xvin, g, à la 7U invocation, contient un texlc ainsi conçu : « O Thôt, justifie Osi ris contre ses ennemis, justifie l'Osiris N. » (le défunt). contre ses ennemis comme tu justifies- Osi ris contre » ses ennemis, par devant les grands chefs divins qui sont dans » Pa et Tep, cette nuit de l’érection des sn-u d’Horus. et de l'éta-
» blissement des (substances?) d’IIorus après (var. , Louvre,
» pap. 3082) son père Osiris. Les grands chefs divins qui sont » Pa et Tep, c’est Ilorus, c’est Isis, Amsta et Ihipi. L’érection )) des sn-u : il fut dit par Set à ceux qui étaient auprès de lui : )> Établissez (s-mn) les sn-u en ce lieu. » Les variantes que donne ce texte, dans les exemplaires que possède le Musée du Louvre, sont
les suivantes
i (pap. 3094),
n (3100 et 3089),
(3094, 3086 et 3090), (3082, 3087 et 3091), enfin, la forme Cer¬
tainement fautive © dans un mauvais manuscrit.de basse époque (3081); cf. Sharpe, Eg. Inscr., I, x, 7-10. Il n’est guère possible de comparer ce .mot à.ceuii, area, capsa, pour le traduire arches, châsses sacrées, car on ne devait pas en placer dans la cour d’un temple. Serait-ce plutôt des piliers au nombre de deux, comme ceux qu’on voit encore devant le sanctuaire d’Ammon à Karnak, et auxquels le nom de sn-u, frères, conviendrait parfaitement en style oriental, ou bien encore les piliers ou colonnes, tous semblables, d’une galerie couverte? — C’est ce que j’ai été assez heureux pour découvrir à Thèbes. En face du sanctuaire d’Ammon, à Karnak, devant la liste des conquêtes de Toutmès III, mise au
El
Biul. ÈGYrr., T. iv.
jour par notre savant confrère M. Mariette-Bey, et, dans la salle voisine, on voit une rangée de colonnes à facettes ou pans coupés, placées à une petite distance de la muraille, devant des cariatides osirienncs, et qui ont été en partie engagées dans les constructions postérieures. Elles sont malheureusement toutes tronquées; mais ce qui reste du fût des mieux conservées répond parfaitement au
profil du signe (j qui les désigne dans l’inscription suivante, gravée sur l’une d'elles, après la légende royale de Toutmès Ier : WW'A
^muni^ A/VWvA r\ jinumuj /rs
« lia fait dans ses memnonia, à son père Ammon-Râ, protecteur )) des deux mondes qu’il a faits, l’édifice de colonnes £), magni- » fiques, etc. » — Or le signe ^ affecte souvent les formes Ù’ A’ fil ct d’autres se confondent avec le caractère j^; ainsi, sur la stèle C. 15, au Musée du Louvre, la sœur du défunt a pour légende sn-t mr-t-ic Ttu-t, sa sœur qui l'aime,
Telu-t; tandis que le mot sn, sentir, est écrit f is‘c) dans une autre partie du même monument. De là résulte l’identité de valeur pour les signes ^ ct et par conséquent l’identité de signification
pour les mots
sn-u, et nous savons que cette
dernière expression s’applique, à Karnak, à une rangée de colonnes (sans chapiteaux?) qui pouvait servir à soutenir la couverture d’une galerie. C’est donc bien d’un ensemble de colonnes, ou d’une colonnade, qu’il est question dans notre texte, ainsi qu’au chapitre xviii du Rituel funéraire.
(65) ^ ubà, esplanade , cour; si mon interprétation est
exacte, il devient évident que c’est la cour principale d'un monument, celle qui se trouvait à l’entrée du temple ou du p ilais.
(66) Voir la note 63.
(67) “t) I . (?) coiffure, parure, ornement (?). Cette dernière
signification me parait indiquée par le contexte; mais j’ignore la lecture de ce groupe, ct je n’ai aucune preuve de l'interprétation que je propose.
MONUMENT BIOGRAPHIQUE DE BAIvENKHONSOU
S aru, pour (j <n> alur, fleuve, rivière; et lac(‘l). On sait que dans le voisinage de tous les temples était un lac sacré destiné à des usages religieux; celui-ci portait le nom de la triade de Thèbes. (Cf. Aur, le nom du Nil, et d’un Jleuce en général. Chabas, [le Papyrus magique Harris], Glossaire, n° 13.)
(69) [15^ s-mâu, achèvement, fin. Le sens de ce mot a été parfaitement déterminé par M. de Ilorrack (Revue Archéologique ,
septembre 1862, p. 137, note 2); sa forme radicale complète est
mau se prend dans le
mâïu, et le radical X sens de fin (de l’existence); c’est par erreur que j’ai traduit mort (?) (Revue Archéologique, octobre 1862, p. 258; [cfr. p. 263 du présent volume]), ce qui du reste ne change rien au sens.
(70) /dj qb, verbe déterminé par le signe montagne Q£Z).
C’est le copte •xiowfee T. que Peyron explique ainsi dans son excellent dictionnaire : « •xcocoke T. Transccnderc Z. 465. Sol q'xcocofie » ïrrne transcendit cœlum Z. 451, not. 1. Lux ctc juepe » •s.oofieq quam nemo, r cl nihil superat. Ming. 288. ^q^ookoT » transcendit, su peravit ea. T uni Elevare, Extollere, sic doctrinæ » ns co co fie extollentes animum supra aërem, ut contempletur. » Z. 529. » Ce mot se retrouve sur une stèle du Sérapéum de Memphis datée du 21 Epiphi de l’an 30 de Ramsès II :
AAAAAA
JL AAAAAA D
H ru pu
us'-à
A'n n hcâp
r qbi r
h'-tp
Ce jour,
partit 1;
c majesté d'Apis
pour s’élever (au ciel) pour
joindre
tT | /www W
f I A/VWAA
r\ A/VWNA
ab
xlr
anp
cim-ut, etc.
le lieu saint près d’Anubis qui est dans les funérailles, etc.
Le texte ajoute qu’il passa ensuite les soixante et dix jours de l’embaumement dans le lieu saint d’Anubis.
(71) Voyez Chabas, Mélanges éggptologiques , lre série, p. 9i et suiv. Le véritable sens de cette particule composée doit être également, aussi, dans l’exemple que fournit notre texte;
ADDENDA ET EMENDANDA ’
P. 6, 1. 6, qui fait honneur à son maître — lise; : digne de son maître. P. 7, 1. 19, [s-«ct (22) — lise; : [/t'/i] x*u ( supprime ; les hiéro¬
glyphes correspondants et ajoute ; en note) : Une nouvelle copie que m’a communiquée M. Yaldemar Schmidt, jeune égyptologue danois, porte un seul groupe effacé et des traces reconnaissables de la grue couronnée, xlu, dont le x ' subsistant est le complément; — 1. 20, [développe la doctrine] — lise;: [l’esclave] digne.
P. 11, 1. 10. Supprime; le mot maintenant; — 1. 12, ajoute; en note: Voyez le n" 4 de la planche, à la fin du Mémoire; — 1. 18, qui fait honneur à — lise; : qui est digne de; — 1. 21, du culte — lise;: de (ses) fonctions.
P. 13, 1. 21 et 24, pauvretés. Faisant des embellissements dans son temple, je — lise ; : pauvretés, en exerçant des fonctions dans son temple. Je.
P. 14, 1. 12, J’ai fait des embellissements — lise; : J’exerçai des fonctions.
P. 21, 1. 2, si-w — ajoute; en note : Ou sd-u\ Les variantes de quelques noms étrangers prouvent que le mot sa, fils, se prononçait si, dés l’époque des Ramessidcs.
P. 35. Ajoute; à la fin de la note 16 : Mais je dois une précieuse indication à M. Yaldemar Schmidt, c’est que ce mot se prend souvent dans le sens de Jonction , comme dans celui de dignité, et c’est précisément celte signification qui parait convenir le mieux à deux passages de notre texte (p. 13 et 14). Le dérivé copte est ujot, dignus.
P. 52, 1. 17, mondes qu’il a faits — lise; : mondes, il lui a fait.
P. 53, note 69, 1. 4. Supprime; le signe X et ajoute; à la fui : Voyez l’exemple dans la note 31.
1. J’ai fondu dans le texte les corrodions typographiques ou les changements de mots qui ne changent rien au sens; j’ai réservé tout ce qui, modifiant la traduction de manière sensible, marque un progrès dans la pensée de l’auteur entre le moment où l’impression du mémoire fut commencée et celui où elle s’acheva. G. Mi
NOTES QUOTIDIENNES
do janvier à lin d'avril 1 Sliî