DU MUSÉE DU LOUVRE
L’excellent mémoire de M. Samuel Birch, dont la Société a dernièrement décidé l’impression2, donne lieu à quelques rapprochements qui, je crois, méritent cTêtre signalés, car ils ne peuvent qu’ajouter de l’importance à cet intéressant travail, par la mention de documents qui s’y rattachent. Ainsi l’on retrouve sur plusieurs monuments le nom du personnage dont l’époque historique est déterminée dans la légende hiéroglyphique étudiée par le savant anglais sur la patère d’or du Louvre 3.
1. Lu à la Société des Antiquaires de France , le 9 avril 1857 ; extrait des Mémoires de la Société', t. XXIV (3° série, t. IV), p. 75-100.
2. C’est le Mémoire sur une patère èçji/ptienne du Musée du Loucrc traduit par Chabas, et publié dans le t. XXIV des Mémoires de la Société impériale des Antiquaires de France. — G. M.
3. Cette pièce porte les nus 260 de la collection Drovetti, 1755 de l’inventaire Louis-Philippe et 713 de l’inventaire actuel; elle est marquée L. 123, dans la notice du musée Charles X de Champollion.
LE BASILICOGRAMMATE THOUTH OU TETI
Le musée des Pays-Bas, à Leyde, possède en effet quatre pièces provenant d’une ancienne collection de M. Anastasi, et qui portent le nom du basilicogrammate Thouth ou Teti. La première et la plus remarquable de ces pièces est un beau scarabée funéraire de jaspe vert monté en or et suspendu à une chaîne tressée à plusieurs brins du même métal1. La partie plate ou le dessous de la base du scarabée est occupée par la formule habituelle à ce genre d’amulette, et qu’on lit au chapitre lxiv du Rituel funéraire' . Elle se compose de onze lignes horizontales d’hiéroglyphes, et la légende du défunt est gravée sur le corselet de droite à gauche :