Lepsius, Kœnigsbuch , taf. XLVI, n
2. M. Brugsch remarque que le chat, ou plutôt la chatte, était l’animal sacré de la forme de Pacht adorée à Bubastis, et que cela explique
QUELQUES PERSONNAGES
Mais j’éprouve une certaine difficulté à me rendre compte de l’arrangement généalogique de la légende du dernier cercueil dont j’ai parlé; le doute porte sur le personnage
ms « enfanté de ». — Est-ce
auquel est relatif le mot
au premier Pâ-ma nommé, ou au deuxième, qui est le grandpère du premier ? — La question est délicate, puisque c’est ce mot qui exprime le lien de parenté existant entre la famille royale et celle des prophètes ou hiérodules d’Ammon. S’il se rapporte au premier, la princesse Ar-Bast-uz'a-niwu est sa mère et l’épouse du prophète ou hiérodule P-khal. C’est ce qui me semble le plus probable. Cela me parait même prouvé par la généalogie d’une autre momie, dont le sarcophage, provenant de la même collection, appartient aussi à M. H. de Montant. Cette momie était peut-être celle d’une autre personne de la même famille; elle présente une généalogie disposée de même et on a employé les signes mu-t-s «sa mère» (la mère d’elle, de la défunte), au lieu du mot mes « enfantée de », pour éviter toute confusion, après l’énumération des trois générations paternelles. Voici ce qu’on y lit : La dame noble, assistante d’Ammon-Rà, Tà-s'ep-en-x'onsu' , surnommée Duâ-u-s'à, justifiée, fille du purificateur d’Ammon, Ameï, justifié, fils d’Har-si-as (Arsiésis), justifié, fils du prophète d’Ammon, toparque et fonctionnaire, Autcï, justifié, sa mère (la mère d’elle) As (Isis), justifiée, fille de . . .Har-en-lieq, justifié.
Un fragment de sarcophage découvert à Abd-el-Qurnah,
l’emploi de ce nom dans la dynastie et les familles originaires de cette ville. ( Histoire d’Égypte , t. I, p. 235.)
1 . Un fragment de stèle de bois peint conservé au musée de Turin et
publié par Champollion donne la légende suivante: . tl, justifié,
royal fils (du roi) T'àkrt* (Takelothis) ; sa mère Tu-slcp. Ce dernier nom peut être une abréviation de celui de Tà-s'ep-en-Khonsu, mais rien ne l'établit d’une manière certaine. C’est dans tous les cas, d’après M. Lepsius, celui d’une épouse de Takelothis II, bien que ce nom ne soit précédé d’aucun titre royal.
d'une famille pharaonique
et attribué à la XXVIIIe dynastie1 2, porte aussi dans ses légendes hiéroglyphiques le nom d’une princesse nommée Ar-Bast-ouz'a-niwu, laquelle est en rapport de parenté avec les rois Amen-rud et Pewâàbast (Amyrtée et Pausiris de Manéthon, suivant M. Lepsius). Les premiers signes étant détruits, on déchiffre seulement ce qui suit, sur ce fragment dans l’état actuel :
«... [Pet-Amen]-neb-nes-tà-tï, justifié, enfant de ...b » . . .h'ûâ, royale fille du seigneur des deux mondes Pew- » ââ-bast, justifié; sa mère (la mère d’elle), la dame noble, » royale fille du seigneur des deux mondes Amen-rud, jus- » tifié, Ar-Bast-uz'à-niwu, justifiée. »
Si cette légende est correcte, il est certain que cette princesse Ar-Bast-uz'a-niwu, fille du roi Amen-rud, ne peut pas être la même que celle qui est désignée sur les sarcophages du Louvre comme fille du roi Takelothis; mais il résulte de la savante étude que M. le vicomte de Rougé vient de faire de la stèle historique découverte au mont Barkal par M. Mariette que le roi Pewâàbast doit être contemporain des derniers souverains de la XXIIe dynastie3. Ces deux princesses du même nom et portant le même titre de « dame noble » auraient donc vécu vers la même époque.
Revenons maintenant à Ivà-t-kà-t, fille du prêtre Amcnli'otep, qui sans être reine est mère de la princesse Ar-Bastuz'à-niwu, fille du roi Takelothis; la qualification de « grande favorite4 du pharaon» qui lui est appliquée doit certaine-
1. Lepsius, Denkmœlcr , Abth. III, bl. 284 a; Kcenigsbuch, taf . XLIX, n” 662-666.