‹ Bibliothèque égyptologique (volume 2)Chapitre 246 sur 247 · Voyez Reçue archéologique, juin 1863, p · texte numérisé non relu

Voyez Reçue archéologique, juin 1863, p

3. Cet important travail a été lu dans les dernières séances de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, et sera prochainement publié dans la Reçue.

4. Quand même on voudrait traduire ce mot par « chanteuse » comme je l’avais fait d’abord, on arriverait aux mêmes conclusions, car les chanteuses, les musiciennes et les danseuses ont figuré de tout temps dans les harems.

QUELQUES PERSONNAGES

ment nous amener à la considérer comme une de ces naXXax-Se; ou concubines des rois égyptiens dont Manéthon fait mention1, et qu’on peut comparer aux esclaves des harems de l’Orient moderne.

On ne connaîtrait, il est vrai, aucune mention hiéroglyphique des pallacides royales, si elles avaient été désignées par le même groupe que les femmes qu’on appelle généralement les pallacides d’Ammon ; mais le grand papyrus judiciaire du musée de Turin, dont je publierai prochainement la traduction entière, m’a conduit à croire que le terme îË x'nt-u (recluses?) leur était plutôt appliqué, et la pré-

cieuse stèle du mont Barkal, que j’ai déjà citée, ne laisse subsister aucun doute à cet égard, ainsi que le prouve l’interprétation de M. E. de Rougé.

L’existence des harems pharaoniques, au moins à partir de la XIXe dynastie, est mise hors de doute par les listes connues des princes et princesses du sang, qui, pour certains rois, mentionnent plus de cent enfants, ce qui suppose naturellement un grand nombre de femmes, bien que les inscriptions ne donnent que deux ou trois épouses au plus aux souverains de l’ancienne Égypte. Ce fait a été remarqué depuis longtemps, et c’est pour cela que M. de Rougé, en traduisant les nouveaux fragments de la grande inscription numérique de Toutmès III, n’a pas hésité à rendre les expres¬

sions un peu crues du texte :

sà-t ur

n ar m mr, par les mots : « La fille du chef pour mettre en » son harem. » Cela donnerait un exemple encore antérieur de cette polygamie qui, d’ailleurs, n’était pas le privilège exclusif des rois.

1. Jos6phe contre Apion, cap. XV : Oixo; xov ptv àosXtpôv ’Appatv ÈiuTpo,7rov xîjç xaxïaxrjaev, xaî — âaav ptîv auxtu xr,v àXXïjv paa1.-

Xi xr,v — eodOrjxev è£o'j<rîav, pôvov or, èvîxeîX axo et a or, a a pr, oope'.v, pr,Oî Xïjv paaiXJoa prjxipa xe xSiv xlxvwv àotxeïv, àuî^ecrGai 8ï xat xiov àXXwv paatXtxwv iraXXaxîocov. x. x. X.

d’une famille pharaonique

Diodore de Sicile nous l’apprend en effet : « Chez les » Égyptiens, dit cet historien, les prêtres n’épousent qu’une » seule femme, mais les autres citoyens peuvent en choisir » autant qu'ils veulent. Les parents sont obligés de nourrir » tous leurs enfants, afin d’augmenter la population qui est » regardée comme contribuant le plus à la prospérité de » l’État. Aucun enfant n’est réputé illégitime, lors même » qu’il est né d’une mère esclave, car, selon la croyance » commune, le père est l’auteur unique de la naissance de » l’enfant, auquel la mère n’a fourni que la nourriture et la » demeure1. »

Ce texte nous explique aussi comment la tille de la grande favorite du roi porte le titre des princesses du sang et comment dans les listes dont je viens de parler tous les enfants nommés reçoivent également la qualification des princes royaux, car aucune raison ne pouvait faire considérer leur naissance comme illégitime.

En terminant ces lignes, je signalerai seulement les particularités suivantes, qu’on observe dans les peintures des boites de momie dont nous nous sommes occupés : 1° Le sarcophage quadrangulaire porte aux quatre angles, sur le couvercle, l’image d’un épervier momifié, orné du symbole

Menât et accompagné des signes J| ^ zi J ^ su*v*s d’un des groupes qui désignent les quatre points cardinaux, c’est-à-dire du côté de la tête, à droite, l’occident, à gauche, le nord, et du côté des pieds, à droite, l’orient, à gauche, lesud. Cette légende se lit : Jir qb n qb, etc., et veut dire : Celui qui est au-dessus de l'angle, à l’angle occidental, méridional, etc. Ces quatre oiseaux symboliques semblent être assimilés par l’orientation, aux quatre fils d’Osiris ou génies funèbres, sous la protection desquels étaient placés les quatre vases funéraires dits canopes. Ils sont appelés de même « ceux qui sont au-dessus des angles » dans la légende-

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